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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 06:00

Alors que la grotte Chauvet est à l'honneur avec le succès rencontré par l'ouverture de son fac-similé, il est bon de signaler la réédition du premier roman préhistorique de Jean-François Perret, "La faille du temps", aux éditions des Millénaires.

Ce roman dont l'histoire se passe de nos jours et à l'époque des peintres de Chauvet est préfacé par Jean Clottes.

Vous pouvez lire ici l'entretien que nous avais donné Jean-François Perret lors de la sortie de son ouvrage.

RÉÉDITION DU ROMAN "LA FAILLE DU TEMPS"

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 10:06

En 1957 il espérait trouver une autre entrée à la grotte de Lascaux, il découvrira finalement une sépulture néandertalienne.

Le gisement de Regourdou renferma d'incroyables fragments d'histoire. Roger CONSTANT et des archéologues y découvrirent une tombe de Neandertal construite en pierre sèche et surmontée d'une dalle funéraire pesant 850 kg. Il s'agit de la plus vieille tombe avec coffrage en pierre de l'humanité. Comme celle-ci était instable, la dalle fût détruite et tous ces hommes y découvrirent 2 squelettes :

  • Un squelette de Neandertal, en position fœtale était déposé autour de lui, des outils et des trophées de chasse. Datant de plus de 70 000 ans, c'est l'un des squelettes de Néandertalien les plus anciens d'Europe.
  • Un squelette d'ours brun qui fût sacrifié en l'honneur de Neandertal.

Autour de cette tombe, fut découverte une vingtaine de petits caissons en pierre, qui contenaient de nombreux ossements d'ours (crânes, mâchoires ... ).

De nombreuses de ces trouvailles sont à présent exposées au musée de Regourdou.

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 09:23

Au Rozel, les archéologues jouent la montre face à la mer

Depuis 2012, tous les étés, une équipe d’archéologues s’installe sur la dune de la plage du Pou près de Rozel. Ils découvrent les restes fossilisés d’un camp de chasse et de cueillette vieux de 115.000 ans. Des trésors historiques et des découvertes très importantes que la mer qui grimpe pourrait balayer à tout instant.

Il suffirait d’une grosse tempête pour détruire les restes de ce camp de chasse et de cueillette vieux de 115.000 ans, où les hommes de Neandertal s’installaient six mois de l’année. D’ailleurs c’est arrivé l’an dernier. Entre la nuit du 31 décembre 2013 et celle du 1er janvier 2014, une simple marée a emporté une grosse partie de la dune, et avec elle, des trésors peut-être inestimables. Car sous le sable de la plage du Pou, l’équipe d’archéologues fait de grandes découvertes.

Du coup, les chercheurs mettent le turbo à chaque campagne de fouille. D’abord, ils creusent au pinceau trois mois par an quand un chantier classique dure seulement un mois et demi en général. Et depuis 2012, ils ont déterrés déjà six niveaux de fouilles et pas moins de 20.000 objets ou empreintes de pas. Y compris des pas de bébés. Découverte importante puisque jusqu’ici, les spécialistes pensaient que seuls les adultes s’installaient dans ces camps temporaires de chasse et de cueillette l’hiver, et pas toute la communauté.

Grâce aux ossements d’animaux découverts pendant ces fouilles manchoises, on sait maintenant, aussi, que nos ancêtres chassaient le cerf, le cheval et le bœuf sauvage. La preuve, les archéologues ont retrouvés des os proprement nettoyés. En revanche, on ne sait pas encore quels genres de plantes cueillaient les hommes de Neandertal. Mais les chercheurs du Rozel nous donneront bientôt la réponse. Ils ont découvert récemment des crottes humaines fossilisées. L’analyse des sédiments à l’intérieur, nous dira bientôt ce qu’ils mangeaient.

Fouilles sur la plage du Pou en Normandie

Fouilles sur la plage du Pou en Normandie

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 08:09

L’analyse d’une molaire d’un squelette âgé de 14.000 ans, et conservé à l’université de Ferrare (Italie), prouve en effet que celle-ci a été forée de façon méthodique à l’aide d’un outil en silex. Ce qui constitue la plus ancienne intervention chirurgicale dentaire jamais décrite à ce jour ! Cette étonnante séance chez le dentiste a eu lieu au paléolithique supérieur, dans le nord de l’Italie, selon Stefano Benazzi, paléoanthropologue à l’université de Bologne. C’est en utilisant un microscope électronique à balayage que les chercheurs ont fait cette découverte stupéfiante sur cette mâchoire mise au jour en 1988 dans un des abris sous-roche de Ripari Villabruna, dans le Val du Cismòn, au cœur des Dolomites (Vénétie). "La cavité présente sur la molaire avait jusqu’alors été décrite comme une lésion carieuse, mais il s’agissait en fait de tout autre chose !", explique Stefano Benazzi. Des stries particulières ont en effet été relevées sur la surface interne de la perforation de cette molaire inférieure. Et prouvent l’usage d’un microlithe -un petit outil de pierre taillée- pour le creusement de la dent afin que le "praticien" puisse accéder aux tissus infectés.

Si ce cas de chirurgie dentaire est le plus ancien jamais décrit, il n’est cependant pas le premier découvert chez nos aïeux de la préhistoire. En 2006, d’autres chercheurs italiens avaient pu observer, sur une dent provenant d’une mâchoire néolithique vieille de 6500 ans trouvée en Slovénie au 19e siècle, la présence d’une fissure colmatée à la cire d’abeille. Une substance connue pour ses propriétés antibactériennes.

Source : Sciencesetavenir.fr

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 08:29
NOMINATION DU DIRECTEUR DE LASCAUX 4

Guillaume Colombo vient d'être nommé directeur d'exploitation du centre international d'art pariétal de Lascaux, autrement dit du futur fac similé de la grotte qui ouvrira ses portes en 2016 à Montignac.

Guillaume Colombo a été directeur de l'office de tourisme et des congrès de Mulhouse (Haut-Rhin) et a participé à l'élaboration de l'établissement public du Domaine national de Chambord.

Âgé de 33 ans, il est titulaire du titre d'ingénieur maître après avoir suivi un cursus en Institut universitaire professionnalisé Métiers des arts et de la culture avec une spécialisation "tourisme et patrimoine" et obtenu un BTS Tourisme.

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 11:19
Vue générale des environs du site de Lomekwi, rive occidentale du lac Turkana
Vue générale des environs du site de Lomekwi, rive occidentale du lac Turkana

Après l’annonce rapportant la découverte des plus vieux outils de pierre taillée au monde, lors du colloque annuel de la Société de paléoanthropologie de San Francisco le 14 avril dernier, des chercheurs du CNRS, de l’Inrap et de l’université de Poitiers publient leurs résultats dans Nature, le 21 mai 2015. Ces derniers rapportent la découverte, au Kenya, de ces outils de pierre taillée, vieux de 3,3 millions d’années. Alors que la communauté scientifique a longtemps supposé que les premiers outils de pierre avaient été fabriqués par le genre Homo, cette découverte montre qu’un autre genre d’hominidé, peut-être une forme d’australopithèque beaucoup plus ancienne, avait déjà toutes les capacités nécessaires à la fabrication d’outils.

Voici le communiqué de presse de l'Inrap.

Le lac Turkana, situé au nord du Kenya, regroupe de nombreux sites archéologiques datant de 700 000 ans à plus de trois millions d’années. Ces sites livrent des outils des plus primitifs aux plus perfectionnés. Depuis trente ans, des recherches menées dans le cadre de la Mission préhistorique au Kenya et du « West Turkana Archaeological Project », ont permis de reconstituer l’évolution technique de la taille de la pierre au cours du temps, essentielle pour mieux comprendre les capacités cognitives et motrices des premiers hominidés. Les nouveaux vestiges trouvés par les chercheurs sur la rive occidentale du lac Turkana datent de 3,3 millions d’années et font instantanément reculer de 700 000 ans l’apparition des premiers outils de pierre taillée, les plus anciens retrouvés jusqu’à présent, en Ethiopie, datant de 2,6 millions d’années. Ces nouveaux outils mis au jour sont en majorité des blocs de lave, lourds et volumineux, qui ont servi à produire des éclats tranchants au moyen d’une technique dite sur enclume. Cette technique nécessite trois objets bien distincts : le bloc à tailler, un percuteur et une enclume. Le bloc est maintenu sur l’enclume par une main pendant que l’autre utilise le percuteur pour frapper et obtenir des éclats tranchants à partir du bloc. D’autres outils ont été élaborés grâce à une technique différente, dite « sur percuteur dormant » : le bloc à tailler est directement percuté sur l’enclume. Malgré l’aspect rudimentaire de ces outils, la vaste panoplie d’objets retrouvée sur le site (éclats, enclumes, percuteurs, nucléus), indique clairement que l’intention de ces hominidés était bien de créer des outils.

La région du Turkana étant très volcanique, la datation du site, et indirectement de ces pierres taillées, a été réalisée notamment par téphrostratigraphie, une technique qui revient à dater par des procédés physico-chimiques les couches de cendres intercalés avec les sédiments dans lesquelles sont emprisonnés les outils. Les chercheurs ont doublé leurs mesures avec la méthode du paléomagnétisme qui consiste à prélever des sédiments autour des outils et à mesurer leur polarité (celle-ci dépend de l’orientation du champ magnétique terrestre, variable en fonction des époques).

Cette découverte, qui révolutionne nos connaissances sur l’évolution humaine, apporte la première preuve archéologique de l’existence des capacités cognitives et motrices nécessaires à la fabrication d’outils en pierre dure chez des hominidés, il y a déjà plus de 3 millions d’années. Les conditions de l’émergence de ces outils sont à élucider : les investigations se poursuivent donc sur ce site de la rive occidentale du Turkana, qui n’a pas encore livré tous ses secrets.

Outil mis au jour lors de la fouille

Outil mis au jour lors de la fouille

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 09:39
LES AURIGNACIENS, PREMIERS HOMMES MODERNES À OCCUPER LE MAS D'AZIL

Une équipe d’archéologues et de géo-archéologues de l’Inrap et du laboratoire Traces (CNRS – université de Toulouse Jean Jaurès), intervient depuis 2011, sur prescription de l’État (Drac Midi-Pyrénées), dans la grotte-tunnel du Mas d’Azil en Ariège.

Ces recherches préventives et programmées s’intègrent dans un vaste projet de valorisation et de compréhension du site.

Les chercheurs retracent aujourd’hui une nouvelle histoire de la présence humaine au pied des Pyrénées. La mise en évidence d’une occupation aurignacienne liée à l’implantation des premiers hommes modernes dans cette partie de l’Europe est une découverte majeure. Ainsi, la Préhistoire du Mas d’Azil commence dès l’arrivée, il y a 35 000 ans, des premières populations du Paléolithique supérieur (les Aurignaciens et artistes de la grotte Chauvet). Leur succèdent, bien plus tard, les Magdaléniens qui pénètrent dans la grotte à la faveur d’une amélioration climatique. Ceux-ci laissent dans l’immense cavité de très nombreuses et célèbres œuvres d’art mobilier mais aussi rupestre. La fin du Pléistocène, marquée par un réchauffement climatique, voit l’émergence d’une nouvelle civilisation éponyme de la grotte : l’Azilien.

Largement explorée depuis 1860, la rive droite du Mas d’Azil a énormément souffert de sa découverte précoce. Il y a encore peu, elle était réputée ne contenir que quelques remblais de fouilles anciennes. Mais les récents diagnostics d’archéologie préventive ont révélé une importante stratigraphie de plusieurs mètres de haut. C’est la rivière de l’Arize, lors des différentes périodes glaciaires du Quaternaire, qui a déposé de séquences sédimentaires (galets, sables et limons) qui ont en grande partie colmaté la grotte. Ces phases d’ennoiement de la grotte n’avaient jamais été mises en évidence au Mas d’Azil. Or, elles sont particulièrement importantes pour l’histoire de la formation de la grotte mais aussi pour la connaissance de l’évolution des vallées pyrénéennes.

Les couches les plus anciennes sont scellées par les dépôts fluviatiles, et sont pour la plupart attribuables à l’Aurignacien (35 000-33 000 avant notre ère).

En effet, lorsque le climat s’est adouci, l’Arize a retrouvé son pouvoir d’érosion. C’est donc en recreusant ses propres dépôts qu’elle a rendu la grotte à nouveau accessible aux populations humaines. Les couches récentes datent de 14 700 avant notre ère et reposent directement sur les sédiments fluviatiles : l’occupation magdalénienne succède donc à cette phase d’ennoiement et de colmatage de la grotte. Un autre point d’importance a été mis en évidence au Mas d’Azil. Les Aurignaciens sont réputés ne pas habiter les grottes profondes. Or, de telles occupations ont été révélées ici. Cette découverte est majeure. L’apport des techniques actuelles de l’archéologie préhistorique permet, en outre, la remise en contexte d’une partie des collections conservées dans les musées.

Ainsi, la mise en évidence d’une séquence stratigraphique complexe, à la base de laquelle les Aurignaciens ont laissé de nombreux vestiges, est un apport important à la connaissance de la Préhistoire. L’étude de cette stratigraphie nouvelle, la compréhension des conditions de sa mise en place et l’extension de cette évaluation archéologique et géomorphologique à l’ensemble de la cavité sont très prometteuses. Ces recherches éclairent d’un jour nouveau l’Aurignacien dans les Pyrénées centrales françaises : le contexte est celui d’une vaste cavité de fond de vallée, dont le mode d’occupation pourrait être sensiblement différent ou complémentaire des "petites" grottes, souvent perchées dans le paysage, essentiellement connues jusqu’alors.

Source : Inrap

Crédit images : Denis Gliksman / Inrap

A l'intérieur du Mas d'Azil

A l'intérieur du Mas d'Azil

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 13:26
LASCAUX À PARIS

L'exposition Lascaux internationale est présentée Porte de Versailles à Paris jusqu'au 30 août 2015. En attendant l'ouverture d'un fac simulé de l'intégralité de la grotte en 2016, c'est une bonne occasion pour découvrir une partie des 1963 figures réalisées par nos ancêtres Solutréens il y a 20 000 ans.

La première partie de l'exposition est consacrée à sa découverte en 1940 et aux événements qui ont nécessité sa fermeture en 1963. Des photos de ces époques y sont montrées et vous pourrez commencer à utiliser l'audio guide qui fait partie de cette visite.

La deuxième partie propose un film en 3D qui vous immerge dans la Salle des Taureaux et du Diverticule Axial, de nos jours et à l'époque ou les artistes y ont travaillé. Des maquettes du corpus de la grotte y sont aussi présentées. C'est l'occasion de se rendre compte des dimensions de la grotte et de son étroitesse.

La troisième partie vous immerge complétement dans la cavité avec la présentation de reproductions de cinq panneaux de Lascaux : panneaux de l’Empreinte, des Bisons adossés, de la Vache Noire, des Cerfs et de la scène du Puits. Ces copies ont été réalisées par l’Atelier des Fac-similés du Périgord, à Montignac et de nombreuses techniques comme le relevé 3D et la projection de photos originales de la grotte sur les répliques des parois ont été utilisées pour arriver à ce travail bluffant. Différents éclairages permettent de contempler ces panneaux.

La quatrième et dernière partie de l'exposition présente de nombreuses bornes interactives qui feront le bonheur des enfants, ainsi que des reproductions d'objets retrouvés dans Lascaux. Là encore, des films explicatifs permettent de se rendre compte du travail que devais réaliser nos ancêtres pour fabriquer une aiguille à chat ou une lampe en grès, comme celle qui fut retrouvée dans la grotte.

Comptez environ 2h30 de visite.

Adresse
Du 20 mai au 30 août 2015
Paris Expo, Porte de Versailles, Pavillon 8/B 1 Place de la Porte de Versailles - 75015 Paris
Métro : ligne 12, station Porte de Versailles
Tramway : Ligne T2 et T3 - Bus : Lignes 39 - 80
Horaires
Ouvert tous les jours de 10H à 18H en mai et juin
De 10H à 19H en juillet et août
Fermetures exceptionnelles : les mardis en mai et en juin

A lire sur Lascaux :

Lascaux : le Geste, l'espace et le temps de Norbert Aujoulat aux éditions du Seuil

Dictionnaire de Lascaux par Brigitte et GIlles Delluc aux éditions Ouest France

Les recherches à Lascaux - Abbé Glory. Documentation recueillie par Brigitte et Gilles Delluc. Gallia Préhistoire

LASCAUX À PARIS

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 11:55

27 / 31 juillet 2015 - Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège
PREHISTO'LOFT saison 2, pour vivre le quotidien des hommes préhistoriques

Cueillette, chasse, peinture autant d'activités connues menées par les hommes femmes et enfants d'il y a 14 000 ans… Mais en réalité, quel était leur quotidien ? En organisant le Préhisto'Loft Saison 2 du lundi 27 au vendredi 31 juillet, le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège a pour ambition de faire toucher du doigt la vie courante de nos ancêtres. Le Préhisto'Loft est l'occasion de se plonger dans un passé encore très mystérieux.

Une vingtaine de Cro-Magnons seront face aux visiteurs qui entreront ainsi dans leur intimité et vivront au plus près une expérience inattendue en découvrant leurs gestes, leurs habitudes et leurs savoirs. Cette année, le clan s'agrandit avec l'arrivée d'un nouveau-né au début de l‘été.

Lundi 27 juillet, le pisteur de la tribu arrivera en éclaireur et choisira le meilleur emplacement pour l’installation du campement. Chacun œuvrera ensuite pour faire de ce lieu, un nid douillet et fonctionnel. Les tentes installées et le feu allumé, les activités reprendront : collecte de plantes, fabrication de lampes, sacs et autres paniers, préparation des repas, soins des enfants….

A partir de mardi 28 juillet, la chasse occupera la majeure partie du temps des Cro-Magnons. Ils fabriqueront les propulseurs, s'entraîneront au tir, prépareront le matériel de pêche... Au retour de la chasse, petits et grands découperont l’animal, nettoieront les peaux, les tanneront, conserveront et conditionneront les aliments, répareront les armes cassées… Mais si leur subsistance est au cœur de leur quotidien, les Cro-Magnons, premiers artistes de l’Humanité, n'oublieront pas de graver, sculpter, peindre… Après 5 jours de travail, il sera alors l'heure de reprendre la route !

Le Préhisto'Loft est l’occasion de découvrir ou redécouvrir en famille le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège, magnifique site au milieu des lacs et des cascades, d’admirer les œuvres et les gestes de nos lointains ancêtres, de participer aux nombreuses animations et de retrouver les Géants de l’Âge de Glace.

Informations pratiques
Route de Banat - 09400 Tarascon-sur-Ariège - 05 61 05 10 10 - www.grands-sites-ariege.fr
Tarif : Enfant de 5 à 12 ans 6,90 € - Jeune de 13 à 18 ans 8,30 € - Etudiant 8,50 € - Adulte 10,80 € - Moins de 5 ans gratuit - Pass famille (2 adultes, 2 jeunes) : 3

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 09:38

Une nouvelle étude démontre que la tuberculose ne nous est pas venue du bétail et que selon les analyses elle infectait déjà nos ancêtres bien avant qu'ils découvrent l'élevage.

Au moment de l’apparition des premiers animaux domestiques, la tuberculose était déjà une maladie humaine. Telle est la conclusion des travaux d’une équipe internationale impliquant plusieurs laboratoires de l’École pratique des hautes études (EPHE), du CNRS, de l’IRD et d’universités1. Oussama Baker, doctorant à l’EPHE, et ses collègues ont examiné des squelettes découverts sur deux sites syriens du Croissant fertile. Ils affirment, dans la revue Tuberculosis, qu’au moins quatre d’entre eux, datant d’une époque du Néolithique ancien où les hommes de cette région étaient encore des chasseurs-cueilleurs, présentent des lésions osseuses caractéristiques de cette pathologie infectieuse. Un diagnostic qui, précisent-ils, a été confirmé par la mise en évidence de la signature biochimique et moléculaire du Mycobacterium tuberculosis !

Provoquée par une bactérie se transmettant par voie aérienne, la tuberculose figure parmi les maladies dites ré-émergentes. Avec la propagation de l’épidémie de Sida, cette infection extrêmement contagieuse que l’Organisation mondiale de la santé a cru, à un moment, pouvoir éradiquer a fait sa réapparition sous une forme plus résistante aux traitements. D’où une série de travaux actuels visant à comprendre ce qui détermine la virulence plus ou moins forte de cette bactérie au cours du temps et la manière dont elle a évolué durant les étapes clés de l’histoire humaine. Notamment, celle, cruciale, du Néolithique.

Longtemps, les scientifiques ont été persuadés qu’à l’instar d’autres maladies, comme la rougeole, la tuberculose dérivait d’une anthropozoonose, une maladie transmise du bétail à l’homme durant cette période qui vit apprivoiser puis exploiter au Moyen-Orient, vaches, chèvres, porcs et moutons. Mais, en démontrant que les formes animales du bacille sont moins archaïques que les formes humaines, une équipe coordonnée par l’Institut Pasteur travaillant sur des souches actuelles a, en 2002, complètement réfuté cette thèse.

Qu’en est-il en définitive ? À l’occasion de fouilles réalisées entre 1991 et 2010 sur le site de Dja’de el Mughara (de 10 000 à 11 000 ans) sous la responsabilité d’Éric Coqueugniot, du Laboratoire Archéorient. et sur celui de Tell Aswad (de 9 000 à 10 000 ans), supervisé par Danièle Stordeur, du même laboratoire, Oussama Baker et ses collègues ont analysé les traces de tuberculose sur des squelettes d’humains ayant vécu avant et après la domestication. Situés en Syrie, l’un des berceaux de l’agriculture, ces anciens habitats ont été occupés pour le premier avant l’époque charnière de la domestication et pour le second après. À Dja’de el Mughara, une centaine de corps, certains regroupés dans une « maison des morts » ont ainsi été mis au jour. Quatre d’entre eux ont fait l’objet des investigations paléo-pathologiques des chercheurs.

À l’aide d’une chaîne de traitement d’imagerie numérique développée au sein du Laboratoire Pacea pour les besoins particuliers de l’archéologie, les chercheurs ont pu analyser, après un scan par micro-tomodensitométrie par rayons X, les images en 3D de l’intérieur d’une vertèbre lombaire provenant du plus ancien des deux sites. « L’équipe a mis en évidence des anomalies de l’os trabéculaire révélatrices d’un stade précoce de tuberculose, chez un enfant d’environ cinq ans », explique Hélène Coqueugniot, du laboratoire Pacea.

Reconstruction 3D d'une 3ème vertèbre lombaire d'un enfant âgé d'environ 5 ans présentant des signes d'infection tuberculeuse, trouvée en Syrie et extraction virtuelle agrandie de la microarchitecture de la vertèbre : normale (1); pathologique (2).

Reconstruction 3D d'une 3ème vertèbre lombaire d'un enfant âgé d'environ 5 ans présentant des signes d'infection tuberculeuse, trouvée en Syrie et extraction virtuelle agrandie de la microarchitecture de la vertèbre : normale (1); pathologique (2).

S’agissait-il pour autant de la forme humaine de la maladie et non de sa forme animale (par exemple bovine) qui peut infecter l’homme, le plus souvent par le lait ou la viande ? Les chercheurs ont analysé par des techniques de biologie moléculaire les restes bactériens – lipides et ADN – présents dans les ossements concernés. Ils ont ainsi découvert les traces d’un bacille génétiquement proche de celui qui se propage actuellement chez l’homme.

« Jusqu’à présent, les seuls exemples connus de tuberculose remontant à une époque antérieure au Néolithique étaient celui, controversé, d’un Homo erectus de 500 000 ans et ceux, problématiques, de bisons morts dans le Wyoming (États-Unis), il y a 17 000 ans, explique Olivier Dutour, paléopathologiste à Pacea et directeur d’études à l’EPHE. Notre travail a donc mis en évidence les plus anciens cas démontrés de tuberculose humaine et ce avant l’étape de la domestication. Il s’agit maintenant d’aller plus loin en analysant les ossements d’animaux domestiqués et sauvages découverts, puis en procédant à des comparaisons moléculaires avec les résultats obtenus sur les restes humains. Outre qu’elle nous permettrait de tester l’hypothèse selon laquelle c’est l’homme qui aurait contaminé l’animal et non l’inverse, une telle étude pourrait s’avérer utile pour vérifier si des souches virulentes actuelles du bacille ne pourraient pas dater aussi de cette époque. »

Source: CNRS

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