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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 12:41
LA FEMME DANS LA SOCIÉTÉ SAHARIENNE PRÉHISTORIQUE

Les questions liées à la place qu’occupait la femme dans la société saharienne préhistorique et son rôle sont longtemps restées subsidiaires, voire mises à la marge par le plus grand nombre des travaux archéologiques. Si les fouilles scientifiques livraient peu d’éléments qui permettaient d’attribuer avec une certaine exactitude une tâche à l’un des deux sexes, l’art rupestre, lui, peut fournir aux chercheurs des éléments déterminants pour faire valoir la place de la femme saharienne dans son environnement.

Mais comment les chercheurs peuvent-ils distinguer la femme de l’homme dans des dessins qui datent de plusieurs milliers d’années ? Quelles sont les méthodes employées pour arriver à connaître le rôle de la femme saharienne restée dans l’ombre depuis la période préhistorique ? Hassiba Safrioun, maître assistante à l’Institut d’archéologie de l’université Alger 2, détient les réponses à ces questions. Cette chercheure travaille depuis 6 ans sur un projet de recherche, qui a pour thème : l’image de la femme dans l’art rupestre saharien. «C’était le thème sur lequel j’avais travaillé pour l’obtention de ma licence. Je l’ai également retenu pour mon magister, et maintenant pour ma thèse de doctorat», relate la chercheure. Elle explique par ailleurs que l’art rupestre recèle des messages, souvent difficiles à interpréter.

Et dans certains dessins, il est même compliqué d’identifier les figures dessinées sans les moyens adaptées. Aujourd’hui, l’art rupestre réclame l’intégration de différentes branches de la médecine dans les travaux de recherches archéologiques pour arriver à des conclusions plus claires et des résultats plus fiables et précis. «Mon travail de recherche est axé sur l’image de la femme dans l’art rupestre saharien. Il y a lieu de noter que c’est la première étude académique qui met en lumière la place de la femme dans la société saharienne préhistorique. La particularité de cette recherche consiste à faire associer la médecine, plus particulièrement la gynécologie obstétrique, l’anatomie et la neurologie dans l’interprétation de certaines gravures et certains dessins.

La complexité des peintures et gravures rupestres m’a incitée à solliciter l’aide de ces spécialités afin d’arriver à des résultats plus précis concernant la culture et le rôle sociétal de la femme dans la société saharienne préhistorique à travers l’art rupestre saharien», explique Mme Safrioun. La spécialiste fait savoir qu’il est très difficile pour un chercheur de déceler le message véhiculé dans un dessin rupestre (peinture ou gravure). Le défit est encore plus grand dès qu’il s’agit de distinguer l’image de la femme de celle de l’homme.

Car, dans la majorité des cas, il n’existe aucun signe morphologique et anatomique dans l’art rupestre indiquant qu’il s’agit bien d’une silhouette féminine. «Quelquefois, les formes féminines sont totalement absentes. A l’aide des données que nous fournissent les spécialistes en gynécologie obstétrique et ceux en anatomie et en neurologie, nous avons pu créer une base de données et de références qui va nous permettre de distinguer avec fiabilité et plus de certitude le sexe d’une figure rupestre», enseigne-t-elle.

Des résultats plus fiables

C’est la première fois qu’on met au grand jour la position de la femme dans la société saharienne préhistorique grâce à une étude académique de l’art rupestre fondée essentiellement sur une approche scientifique. L’art rupestre n’a jamais été considéré auparavant — comme l’indiquent certains livres — en tant que vestige digne d’attention et d’estime.

Selon la chercheure, jamais une approche scientifique se focalisant sur la femme n’a été appliquée dans les travaux archéologiques en Algérie. «Il convient de préciser que cette approche a été adoptée auparavant par le médecin gynécologue et préhistorien français Jean Pierre Duhard dans son travail de recherche sur les Vénus en 1993. En effet, grâce au travail de M. Duhard, on a pu comprendre que la forte corpulence des figurines de ces femmes préhistoriques représentait la fécondité et non pas l’opulence.

De mon côté, j’ai recouru à la même approche, grâce à laquelle je suis parvenue à élaborer une base de données très fiable et très scientifique en intégrant bien évidemment les caractéristiques et les critères spécifiques à l’art rupestre saharien», instruit-elle en ajoutant que M. Duhard a pu lire grâce à son approche non seulement le sexe du sujet, mais aussi son histoire biologique et physionomique — l’âge de grossesse, si le sujet (la femme est omnipare ou multipare : c’est-à-dire si elle a fait plusieurs grossesses ou une seule), si elle a allaité ou pas (selon la forme des seins), etc.

Dans ces peintures qui ornent les rochers sahariens, l’image de la femme est particulièrement spécifique. Sa corpulence est différente à celle de la femme occidentale. Le corps de la saharienne est fort, robuste, musclé et ses formes sont parfois inexistantes. Par exemple, on retrouve des peintures où la femme est mise dans des scènes de chasse, et sans cette nouvelle approche l’erreur est quasi assurée. Sachant que dans les anciennes bibliographies la chasse et la danse sont des activités qui étaient attribuées exclusivement à l’homme.

Or, des femmes étaient bien présentes sur ces peintures. «On y trouve aussi des scènes de différentes positions d’accouchement chez les femmes sahariennes — proto-Berbères installés au Sahara il y a de cela 3000 ans dans le Tassili et le Hoggar. Les dessins nous permettent également de connaître le rôle de la femme dans la vie politique, dans les relations sociales ainsi que dans la vie religieuse de l’époque préhistorique», précise Mme Safrioun. Elle explique par ailleurs que même si la recherche archéologique a donné l’occasion aux chercheurs de reconstituer la vie matérielle des sociétés du temps passé, il est par contre impossible de déterminer leurs tâches quotidiennes.

C’est pourquoi l’art rupestre avec ses différentes techniques de peintures et de gravures est considéré comme étant une fenêtre ouverte sur le passé social, politique, spirituel et rituel de ces populations. «Seul l’art rupestre nous permettra de relater le vécu de ces sociétés. C’est le Hollywood de la préhistoire», ajoute-elle. Une fois que le chercheur arrive à établir la distinction entre l’image de la femme et celle de l’homme, il entame alors son enquête sur le rôle de ces figures minutieusement tracées sur les rochers du grand Sahara. «Lorsqu’on arrive à déterminer les images de la femme saharienne, on aura donc la possibilité d’attribuer avec fiabilité son rôle dans sa société.

A ce moment-là, surgira une foule de questions restées longtemps sans réponses : est-ce que la femme saharienne pratiquait la chasse ? Jouait-elle un rôle dans la vie politique ou pas ? Quelle était sa place dans la société ? La culture matriarcale qui existait un peu partout dans le monde dans la période néolithique est-elle arrivée dans la région saharienne ? Et le matriarcat qui domine actuellement la société targuie est-il un héritage de la préhistoire ? L’art rupestre répondra certainement à toutes ces questions», soutient Mme Safrioun.

Par ailleurs, la chercheure indique que l’art rupestre saharien est passé par quatre périodes différentes datant de 10 000 ans à 1500 ans : la première période est celle des têtes rondes. On remarque dans ces représentations que la tête des êtres humains est symbolisée par un cercle. Ensuite vient la période bovidienne caractérisée par des scènes de troupeaux de bœufs, des scènes de chasse et l’émergence de l’activité pastorale. La période caballine, quant à elle, est marquée par le l’abondance des images de chars tirés par des chevaux.

A cette époque, la région a connu un changement climatique important : la désertification. Et, enfin, la période des camélidés caractérisée par des représentations de chameaux. «La femme est présente dans l’art rupestre appartenant aux quatre périodes. Sa physionomie, sa place, son rôle et même ses habits diffèrent d’une période à l’autre. La femme occupait-elle une place importante dans son environnement ? C’est ce que je tente de savoir à travers cette étude basée sur une approche scientifique en conjuguant des spécialités différentes pour briser enfin le mystère de l’art rupestre saharien», conclut la chercheure. Dans ce type de recherches, ce sont les sciences humaines qui sollicitent les sciences exactes.

Aujourd’hui, les sciences humaines font appel à divers domaines de la science dite technique pour acquérir plus de précision et de rigueur dans l’interprétation des choses. Aussi, elles s’appuient sur des outils informatiques pour faciliter l’accès à toutes les données indispensables à la recherche. Et cela pourra permettre aux chercheurs de déconstruire ce présupposé qui assigne à la femme des tâches limitées seulement aux soins des foyers et des enfants, alors que depuis l’antiquité la femme était déjà l’égale de l’homme.

LA FEMME DANS LA SOCIÉTÉ SAHARIENNE PRÉHISTORIQUE

Source : Elwatam.com

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 09:36
GRAND-PRESSIGNY : EXPOSITION TEMPORAIRE NÉANDERTAL, UN MYSTÈRE PRÉHISTORIQUE

Le musée de la Préhistoire de Grand-Pressigny, propose du 11 Avril au 30 Novembre 2015, une exposition sur l'homme de Néandertal.

L’Homme de Néandertal occupe ces lieux depuis plus de 200 000 ans. Il a développé une société complexe et riche dont nous ne percevons pas tous les détails, vu l’importante perte matérielle qu’a occasionné le passage du temps. Les études, récemment relancées par le développement du séquençage de l’ADN, nous conduisent cependant à réévaluer les capacités de cet Homme – notre « cousin ». Il apparait notamment de plus en plus qu’il possédait une capacité intellectuelle lui permettant de se projeter dans une abstraction, qu’il créait des productions symboliques et qu’il avait des préoccupations spirituelles.

Et pourtant, l’ére néandertalienne en Europe est sur le point de prendre fin : vers – 40 000, par une migration venue du Proche-Orient, des nouveaux venus s’installent progressivement partout en Europe : les Hommes modernes (Homo sapiens, nous). Probable victime de la concurrence territoriale et économique de ces nouveaux arrivants, Néandertal s’éteindra vers – 30 000 ans.

Telles sont les données dont dispose actuellement l’archéologie.

… Et si les choses étaient moins simples qu’il n’y paraît ? En fait, c’est presque 10 000 ans plus tôt, entre – 50 000 et – 40 000 ans, que l’archéologie enregistre une importante mutation faite de changements culturels et sociologiques. Les chercheurs se trouvent alors confrontés à de nouveaux processus techniques qui s’éloignent foncièrement des artisanats traditionnels reconnus pour ces populations depuis des dizaines de millénaires. Parallèlement, c’est l’ensemble de l’organisation des sociétés humaines qui semble alors en rupture avec les savoirs traditionnels. Or, à ces dates très anciennes, Homo sapiens n’est pas encore sensé être arrivé en Europe.

Néandertal serait-il l’auteur de cette mutation ? Faut-il revoir les dates d’arrivée des Homo sapiens ?

Il règne sur cette question un mystère préhistorique …

Pour développer ce thème, l’exposition présente plusieurs reconstitutions d’artistes de l’Homme de Néandertal, afin que le public puisse se projeter une image de notre « cousin ». Une exceptionnelle reconstitution à pleine échelle d’une cabane en clayonnage de bois recouvert de peaux et de son environnement immédiat dévoilent à quoi ressemblait l’habitat des hommes préhistoriques voici 50 000 ans. Elle est accompagnée d’un grand moulage de fouille d’un squelette de mammouth qui permet de se confronter à la fouille des vestiges de ce pachyderme.

Le matériel archéologique exposé comprend plusieurs pièces rares, parmi lesquelles le « masque » de la Roche-Cotard, l’une des premières productions symboliques de Néandertal. L’exposition regroupe aussi pour la première fois les six serres d’aigle travaillées par Néandertal actuellement connues en Europe.

Les enfants y trouveront des jeux et un dispositif audiovisuel leur permettant de se projeter dans ce monde si différent du nôtre.

Horaires d'ouverture

Fermé les 1er janvier et 25 décembre

Janvier-mars et oct.-déc
10h-12h30 et 14h-17h
Journée continue le dimanche
et jours fériés
Fermé le mardi sauf pendant
les vacances scolaires (zone B)

Avril à juin et septembre
10h-18h tous les jours

Juillet-août
10h-19h tous les jours

Dernier billet vendu 30 mn avant la
fermeture du site

Accès

Depuis Tours, sortie A10 Ste-Maure de Touraine puis la Celle St-Avant et Descartes
Depuis Bordeaux, sortie A10 Châtellerault nord puis La Roche-Posay et Lésigny
GPS lat. 46.920619 / long. 0.803318

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 09:50

Conférence à Tours le mardi 21avril 2015, à 20h30

Des mammouths en bord de Marne. Un état de la recherche sur le site pléistocène de Changis-sur-Marne, par Grégory Bayle (Inrap), dans le cadre des conférences DéTours en sciences et de l'exposition sur les Mammouths, au muséum d'histoire naturelle, à Tours (Indre-et-Loire).

À l’occasion d’un sondage géologique réalisé sur la commune de Changis-sur-Marne (Seine-et-Marne) à l’automne 2012, une équipe d’archéologues de l’Inrap avait mis au jour les restes d’un squelette de mammouth laineux (Mammuthus primigenius), associés à quelques éléments d’un second. Ces vestiges trouvés dans leur contexte stratigraphique sont exceptionnels en France. Une fouille, financée par la Drac Île-de-France, a donc été entreprise regroupant plusieurs chercheurs (Inrap, Muséum national d’Histoire naturelle, CNRS et Drac).
Les ossements reposaient sur une ancienne berge de la Marne, dans un ensemble sédimentaire évoquant une zone marécageuse ou inondable, daté du début du dernier grand cycle glaciaire appelé Weichsélien (entre 90 000 et 100 000 ans avant notre ère).
La découverte d’un élément de silex taillé à proximité immédiate des ossements a permis alors d’envisager une intervention humaine, sans toutefois exclure une origine naturelle de cet assemblage.

Salle Senghor
1 bis rue de la Préfecture
37000 Tours
Mardi 21 avril 2015, à 20 h 30.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 08:36
UN AUSTRALOPITHÈQUE DATÉ DE 3,67 MILLIONS D'ANNÉES

C'est une découverte de taille. Le chercheur toulousain, Laurent Bruxelles a réussi à préciser l'âge d'un fossile d'australopithèque trouvé il y à près de vingt ans en Afrique du Sud. Little Foot serait âgé de 3,67 millions d'années et serait plus vieux que la fameuse Lucy.

Depuis la découverte de Little Foot ("Petit pied") en 1997 dans une grotte du site de Sterkfontein, au nord-ouest de Johannesbourg, la bataille fait rage entre les experts pour déterminer l'âge de ce fossile d'australopithèque le plus complet jamais trouvé. Quatre millions d'années? 3,3 millions ? ou seulement 2,2 millions?

Les chercheurs ont donc fait appel à Laurent Bruxelles à Toulouse. Spécialisé dans l'analyse des paysages, le toulousain a étudié les roches qui étaient autour du squelette. Ses travaux ont permis "d'affiner" l'âge du squelette à 150 000 ans près. Little Foot aurait vécu il y a 3,67 millions d'années. Cet âge fait du petit "homme singe" sud-africain un contemporain de la fameuse Lucy, australopithèque trouvée en Ethiopie en 1974 et dont l'âge présumé serait de plus de 3 millions d'années. Selon Laurent Bruxelles, "cela remet l'Afrique du Sud dans la course de l'évolution humaine", alors que depuis plusieurs décennies, l'Afrique de l'Est tenait la corde.

Source utilisée : Francetvinfo.fr

Crédit photo : Mathieu Jarry/France 3 Midi -Pyrénées

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 09:01

 

Conférence "La grotte de Cussac : bilan scientifique 15 ans après sa découverte"  le mardi 7 avril 2015 à 18h30 au Pôle International de la Préhistoire aux Eyzie-de-Tayac, avec les intervenants suivants :

Jacques Jaubert : Professeur de Préhistoire, Laboratoire PACEA Université de Bordeaux, responsable du projet collectif de recherche "Grotte de Cussac".

Patrice Courtaud : Anthropologue, Ingénieur de recherche CNRS Laboratoire PACEA, Université de Bordeaux.

Valérie Feruglio : Préhistorienne Laboratoire PACEA, Université de Bordeaux.

Nathalie Fourment : Conservateur régional de l'achéologie d'Aquitaine Laboratoire PACEA, Université de Bordeaux.

Renseigements : 05 53 06 06 97

Entrée libre

A ne pas manquer. La grotte de Cussac, fermée au public, est situé aux Buisson de Cadouin en Dordogne. Elle a été découverte en septembre 2000 par le spéleologue Marc Delluc.

 

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 10:05

 

Selon une information relayée par The Sunday Times, des scientifiques de l'Université de Harvard aux États-Unis ont réussi à mélanger les gènes du mammouth, disparu depuis plus de 3.000 ans, avec l'ADN vivant d'un éléphant. 

Les scientifiques ont utilisé l'ADN de mammouths qui vivaient au Pôle Nord il y a plus de 3000 ans. Grâce au permafrost, les gènes ont été conservés en excellent état, contrairement aux gènes de la plupart des autres animaux de cette époque.

Les chercheurs ont réussi à réaliser des copies exactes de 14 gènes du mammouth qui le distinguent de l'éléphant. "Les gènes sont liés à la résistance au froid, telle que la pilosité, la taille des oreilles, la graisse sous-cutanée et l'hémoglobine" explique le professeur George Church de l'Université de Harvard au Sunday Time.

Ensuite, ils ont injecté ces gènes avec succès dans l'ADN vivant d'un éléphant d'Asie. Selon Church, l'éléphant d'Asie est très proche du mammouth, même davantage que de son congénère d'Afrique.

Comme l'étude n'est pas encore tout à fait achevée, les résultats n'ont pas encore été publiés officiellement.

Pauvre bête......

mammouth

Source utilisée : Levif.be

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 12:17

 

A ne pas manquer. Conférence gratuite le jeudi 25 mars 2015 à 18h dans le grand Amphithéâtre du Muséum du jardin des plantes.

Premiers hommes, premiers outils ?

L’origine de l’Homme en Afrique est souvent associée à l’apparition d’une culture matérielle, notamment visible à travers les premiers outils en pierre. Mais qu’en est-il exactement ? Que recouvre la notion d’outil ? Et que nous disent précisément les fossiles, les restes archéologiques et les dernières données de terrain ?

Conférence donnée par David Pleurdeau, préhistorien et maître de conférences en Préhistoire au MNHN. Après son doctorat (2001) sur la technologie lithique du Middle Stone Age en Afrique de l'Est, il a poursuivi ses travaux sur la préhistoire africaine et coordonne actuellement des programmes de recherche et de fouille en Éthiopie et en Namibie.

Date : Jeudi 26 février

Lieu : Grand Amphithéâtre du Muséum du jardin des plantes - 57 rue Cuvier 75005 Paris

Horaires : 18 h - Accueil du public dès 17 h 30 

Bus : Lignes 24, 57, 61, 63, 67, 89, 91

Métro, RER : Ligne 5 Gare d’Austerlitz, Ligne 7 Censier Daubenton, Ligne 10 Jussieu ou Gare d’Austerlitz, RER C Gare d’Austerlitz

Renseignements : 01 40 79 56 01 / 54 79 (10 h – 18 h)

Entrée Libre

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 15:34

 

La découvert en 2013 d'une demi-mandibule repousserait de 400 000 ans l'origine du genre Homo.

Mis au jour dans la région de l’Afar au Nord-Est de l’Ethiopie par le paléontologue éthiopien Chalachew Seyoum, de l’Université d’Etat d’Arizona, cette demi-mandibule longue de 8 cm ou sont encore fixées 2 prémolaires et 3 molaires pourrait apporter un nouveau regard sur l'apparition du genre Homo. Datée d'environ 2,8 millions d'années d'après les analyses des roches volcaniques qui l'entouraient, ce fossile repousserait de 400 000 ans l'apparition des premiers humains dont les restes les plus anciens datent de 2,4 millions d'années.
«Jusqu’alors, la période allant de -3 à -2 millions d’années n’était documentée que par un petit nombre de fossiles. Il s’agit pourtant d’une époque cruciale pour l’évolution humaine, puisqu’elle a vu naître notre propre lignée», s’enthousiasme Brian Villmoare, de l’Université du Nevada, qui a pris part à l’étude.
mandibule-LD-350-1.jpg                       Différentes vues de la mandibule découverte en Éthiopie

Se penchant sur les caractéristiques de la mandibule baptisée LD 350-1, les anthropologues de l’Université d’Etat d’Arizona ont relevé certaines ressemblances avec celle d’Australopithecus afarensis, l’espèce dont fait partie Lucy: la forme fuyante du menton notamment. Une observation pas forcément étonnante dans la mesure où les spécimens les plus récents de l’australopithèque sont âgés «seulement» de 200 000 ans de plus que la mandibule de LD 350-1. Néanmoins, ce dernier possède aussi des attributs plutôt «modernes», se retrouvant beaucoup plus tard chez les représentants du genre Homo: la proportion globale de la mâchoire, les molaires fines et les prémolaires symétriques.
Reste à savoir ce qui, autour de -2,8 millions d’années, a déclenché la transition des australopithèques vers le genre Homo, maîtrisant mieux la bipédie et capable d’utiliser des outils de pierre. Une hypothèse couramment avancée est celle d’un changement du climat, qui aurait entraîné une aridification de l’environnement. Celle-ci aurait alors favorisé les espèces moins arboricoles et plus adaptées aux paysages ouverts de la savane. Une théorie qui semble en partie étayée par une autre étude publiée dans Science récemment.  

Sources : lemonde.fr / geo.com

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 09:18

 

Un archéologue dans le siècleDans cet ouvrage d'entretiens, Jean Clottes se livre avec franchise face aux questions de Pascal Semonsut.

Sa carrière, ses rencontres, ses voyages, sa famille, la mort, Jean Clottes aborde avec beaucoup de sincérité l'ensemble de sa vie. Celle d'un homme engagé qui a tant donné pour sa passion, la préhistoire.

Un livre que vous pouvez vous procurer sur le site de la librairie spécialisée Picard & Epona en cliquant ici.

Jean Clottes, un archéologue dans le siècle

Auteurs : Jean Clottes, Pascal Semonsut

ISBN : 9782877725804

Editeur : Errance

Nombre de page : 222

Prix indicatif : 23,00€

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 12:40

 

L'exposition Lascaux internationale, actuellement présentée à Bruxelle, sera accueillie au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, à Paris, du 13 mai au 30 août 2015. La barre du million de visiteurs devrait être franchie dans notre capitale. Elle prendra ensuite la direction de Genève, du 8 octobre 2015 au 31 janvier 2016, avant un envol vers l'Asie où Gwangmyeong, ville de la banlieue sud de Séoul, sera la première ville asiatique à l'accueillir à partir de 2016, année de la France en Corée du sud pour marquer le 130ème anniversaire des relations diplomatiques entre Paris et Séoul.

A l'issue de l'étape coréenne en 2016, elle sera installée à Tokyo, au Musée National de la Nature et des Sciences, du 1er novembre 2016 au 19 février 2017.

Grotte de lascaux 3D

                                     Représentation de la grotte de Lascaux en 3D

                       

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