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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 15:48

Le premier séquençage des gènes du chromosome Y de l'homme de Néandertal révèle leur absence du génome de l'homme moderne. Ce qui expliquerait pourquoi les deux espèces sont restées séparées et pourquoi l'une des deux s'est éteinte.

Publiée dans la revue American Journal of Human Genetics, les résultats du séquençage du chromosome Y chez l'homme de Néandertal suggère que l'ancêtre commun des deux espèces a vécu il y a de cela entre 447.000 et 806.000 ans, ce qui corrobore les estimations précédentes. Mais ce séquençage apporte surtout de nouvelles informations sur les relations entre Homo sapiens et Homo neanderthalensis, et renseigne sur certains facteurs génétiques qui pourraient séparer les deux espèces.

Les auteurs de l'étude indiquent que les variants génétiques présents sur le chromosome Y de l'homme de Néandertal n'ont jamais été observés chez l'homme moderne. Aucune lignée patrilinéaire (transmission par les pères exclusivement) ne semble donc rattacher notre espèce à celle de Néandertal. Pourquoi ? D'après l'équipe américaine, des mutations dans des gènes connus chez les humains auraient pu produire des incompatibilités. Des antigènes dérivés de l'un de ces trois gènes sont apparemment responsables d'une réponse immunitaire chez des femmes enceintes attaquant leur foetus, notamment les foetus mâles. Ce qui entraîne des fausses couches.

Ce mécanisme de rejet génétique a-t-il pu entraîner une accélération de l'extinction de la lignée génétique des Néandertaliens? Ces chercheurs estiment que d'autres études sont nécessaires pour confirmer cette découverte et ses implications. "Nous n'avons jamais observé le chromosome Y des Néandertaliens dans les échantillons humains testés jusqu'à présent", rappelle Carlos Bustamante, professeur de génétique à Stanford. "Cela ne prouve pas qu'il a totalement disparu. Même si c'est plus que probable", poursuit-il.

De croisement en croisement, l'Homo Sapiens aurait fait le tri dans le patrimoine génétique néandertalien, pour ne garder que les éléments lui octroyant un avantage adaptatif. Aujourd'hui, individuellement, 1 à 3% de votre ADN pourrait être hérité de ce cousin lointain, surtout si vous êtes d'origine européenne ou asiatique

SÉQUENCAGE DU CHROMOSOME Y NEANDERTALIEN

Sources : NewScientist.com / Lexpress.fr

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 16:00

La cage thoracique et le bassin des Néandertaliens se seraient élargis pour s’adapter à un régime alimentaire riche en protéines.

Au jeu des sept différences entre humains et Néandertaliens, l'anatomie tient une place de choix. En particulier, l’Homo fossile était globalement plus petit et massif que nos ancêtres directs, avec un bassin et une cage thoracique bien plus larges. Dans un nouvel article en passe d’être publié dans l’American Journal of Physical Anthropology les chercheurs estiment que ces différences anatomiques entre Néandertal et Sapiens relèveraient très probablement de facteurs alimentaires.

Depuis plusieurs années, une équipe de chercheurs affiliés à l’Université de Tel-Aviv se penche sur l’influence du régime alimentaire sur l’évolution des hominidés. En 2011, ils avaient ainsi publié un article montrant que la disparition de l’Homo erectus, «remplacé» par une lignée d’hominidés plus minces, plus agiles et plus intelligents, devait sans doute beaucoup à une modification de la nourriture environnante, passant d’une proportion élevée d’animaux gros, gras et relativement faciles à chasser –les ancêtres des éléphants– à des proies plus petites, véloces et moins riches en graisse.

Les dernières recherches sont plus précises et montrent que les Néandertaliens devaient leur large cage thoracique, et sa forme évasée caractéristique, à un régime alimentaire très riche en protéines, issues des divers mastodontes pullulants à l’ère glaciaire. Pourquoi ? Parce que pour métaboliser autant de protéines, l’évolution les avaient dotés d’un gros foie. De même, leur système urinaire –reins et vessie– était sans doute plus développé pour éliminer des quantités importantes d’urée, d’où un bassin plus imposant.

«Durant les rudes hivers de l’ère glaciaire, précise Miki Ben-Dor l’un des auteurs de l’étude, les glucides se faisaient rares et les ressources en graisses étaient très limitées. Par contre, le gros gibier, proie typique des Néandertaliens, proliférait. Une situation qui généra une adaptation à un régime très riche en protéines –un foie élargi, un système rénal étendu et leurs manifestations morphologiques correspondantes. Tout ce qui allait contribuer au processus évolutif de Néandertal.»

Une hypothèse qu’assoient de nombreuses études et expériences menées sur des animaux chez lesquels une alimentation riche en protéines a effectivement tendance à grossir le foie et les reins. Un phénomène que l’on détecte aussi chez les populations indigènes d’Arctique, qui se nourrissent principalement de viande: non seulement leurs foies sont plus larges mais ils ont aussi tendance «à boire beaucoup d’eau, souligne Ben-Dor, le signe d’une activité rénale accrue».

Néandertal (à gauche) et Homos sapiens (à droite)

Néandertal (à gauche) et Homos sapiens (à droite)

Par rapport à Homo sapiens, chez Néandertal le crâne est plus allongé vers l'arrière. Son ouverture nasale est plus grande. La mâchoire est plus large. Il est plus petit et plus trapu. Sa cage thoracique est plus bombée. Sa clavicule est plus large et son avant bras est plus long que le bras. Ses hanches sont plus évasées et son pubis est plus court. La longueur de ses cuisses est équivalente à celle de ses cuisses.

Source : Slate.fr

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 13:55

Bonne nouvelle, le fac similé de la grotte de Lascaux , baptisé Centre International de l'Art Pariétal Montignac-Lascaux, ouvrira ses portes le 15 décembre 2016.

Voici quelques infos et détails glanés pour vous dans le dossier de presse.

C'est à Montignac (Dordogne), dans un bâtiment de 8500 m2 qui s'étend sur 150 mètres de long, 70 mètres de profondeur et 8 mètres de haut que les visiteurs pourront admirer la réplique totale de la grotte originale. Pour que l'immersion soit parfaite, l'atmosphère de la cavité, température et humidité seront même recrées. Les sons seront assourdis.

Les visiteurs parcourront sept zones et espaces intermédiaires. Outre les répliques des parois ornées, ils pourront se documenter sur l'art pariétal à travers le monde et découvrir des expositions temporaires. La 3D et l’interactivité seront bien entendu présentes.

Les reproductions à l'échelle 1 des parois ornées de la grotte de Lascaux qui seront présentées aux visiteurs ont été réalisées par l'Atelier des Facs similés du Périgord qui est composé de 29 personnes. Des peintres plasticiens formés au Beaux-arts pour la plupart, mais aussi des résineurs, mouleurs, serruriers et soudeurs.

Un collège d'experts a également accompagné et validé scientifiquement ce projet.

  • Jean CLOTTES, Préhistorien français, spécialiste du Paléolithique supérieur et de l’art pariétal
  • Jean-Pierre CHADELLE, Archéologue au Conseil départemental de la Dordogne, Chercheur au laboratoire PACEA – Université de Bordeaux
  • Jacques JAUBERT, Préhistorien français, Professeur de préhistoire à l’Université de Bordeaux
  • Muriel MAURIAC, Conservatrice générale du patrimoine, Conservatrice de la grotte de Lascaux
  • Nathalie FOURMENT, Conservatrice du patrimoine au Service Régional de l’Archéologie, DRAC Aquitaine
  • Jean-Michel GENESTE, Préhistorien, Conservateur général du Patrimoine, Directeur du Centre National de la préhistoire, Directeur scientifique des recherches archéologiques à la grotte Chauvet et à la grotte de Lascaux
  • Jean-Jacques CLEYET-MERLE, Conservateur du patrimoine, Directeur du Musée national de Préhistoire des Eyzies-de-Tayac
  • Noël COYE, Docteur en préhistoire et Conservateur du patrimoine au ministère de la Culture et de la Communication. En outre, la zone 6 fait l’objet d’un commissariat d’exposition spécifique par Jean-Paul JOUARY, agrégé et docteur en philosophie, (il a publié de nombreux livres et articles sur la philosophie des sciences ainsi que sur l’art paléolithique)
 Le futur centre international d'art pariétal Lascaux 4 © Snohetta

Le futur centre international d'art pariétal Lascaux 4 © Snohetta

C'est la société Semitour qui est en charge de la gestion de Lascaux 4 et le directeur du site est Guillaume Colombo.

Montant des travaux :

Coût du Centre International de l’Art Pariétal Montignac-Lascaux : 50 M€ (HT) + 7 M€ (HT) pour les aménagements extérieurs.

Financements : Département (16,6 M€), Région (16,6 M€),

Europe (12 M€), Etat (4 M€), Exploitant (2 M€)

Le mécénat financier des particuliers et des entreprises est sollicité sur les 5,8 M€ restants.

C’est à ce titre que le Département a conventionné avec la Fondation du Patrimoine (organisme à but non lucratif dont la vocation est de défendre et de valoriser le patrimoine) qui a lancé une souscription auprès du public et des entreprises par l’intermédiaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Aquitaine : www.fondation-patrimoine.org/don-lascaux4

Par ailleurs, le Département est en contact avec d’autres grands groupes nationaux pour du mécénat direct.

Des conventions ont été signées avec :

- MAÏSADOUR pour un engagement du groupe à hauteur de 300 000 euros,

- La Fondation d’entreprise du Crédit Agricole pour un engagement de 700 000 euros,

- La Fondation EDF pour 500 000 euros (spécifiquement affectés aux aménagements pour les personnes handicapées),

- COOP ANTLANTIQUE pour un engagement du groupe coopératif à hauteur de 10 000 €.

LASCAUX 4 OUVRIRA SES PORTES LE 15 DÉCEMBRE 2016

LASCAUX en quelques dates

Il y a entre 24 000 et 20 000 ans... les hommes de Cro-Magnon peignent Lascaux.

12 septembre 1940 : Découverte de la grotte par quatre adolescents : Marcel Ravidat, Jacques Marsal, Simon Coencas et Georges Agniel.

La grotte sera classée Monument Historique en décembre 1940.

20 mars 1963 : André Malraux, ministre des affaires culturelles, annonce la fermeture de la grotte pour des raisons de protection du site.

1979 : Inscription au Patrimoine Mondial de l’Humanité avec le label de l’UNESCO.

18 juillet 1983 : Ouverture du premier fac-similé de Lascaux, Lascaux 2 (90% des peintures de la grotte originale y sont représentées).

Depuis son ouverture, près de dix millions de visiteurs sont entrés dans Lascaux 2.

Sur près de 270 000 visiteurs accueillis à Lascaux 2 chaque année, 20 % sont issus de pays étrangers dont une majorité sont des Européens (Allemagne,

Royaume-Uni, Pays Bas, Belgique, Espagne), mais également près de 4% d’Américains, et autant de clientèles asiatiques (Japon, Corée, Chine, Taïwan), pour un total de près de 80 pays différents.

2012 : Inauguration de Lascaux, l’Exposition Internationale (Lascaux 3) à Bordeaux et début de sa tournée mondiale aux Etats-Unis (Chicago et Houston), au Québec (Montréal), en Europe (Bruxelles, Paris, Genève).

A partir du printemps 2016, elle prendra la direction de l’Asie (Corée du Sud et Japon).

15 décembre 2016 : ouverture du Centre International de l’Art Pariétal Montignac-Lascaux. L’intégralité de la grotte de Lascaux en constituera l’élément essentiel.

Le futur équipement a pour ambition de proposer une expérience de visite s’appuyant sur les technologies de l’image et du virtuel pour favoriser l’appropriation de l’art pariétal par les visiteurs.

Le Centre International de l’Art Pariétal Montignac-Lascaux sera l’équipement touristique et culturel de référence pour la mise en valeur et la médiatisation de l’art pariétal à partir des représentations peintes et gravées situées dans la grotte de Lascaux.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 13:58

Contrairement aux idées reçues, Néandertal n'était pas une bête, et l'on sait aujourd'hui que son alimentation était variée, qu'il a dû vivre en plein air, et que les femmes n'étaient sans doute pas cantonnées aux seules tâches domestiques. Focus sur le quotidien d'un de nos très lointain ancêtres avec ce podcast du Salon Noir et Marylène Patou-Mathis que l'on ne présente plus.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 14:01

Les hommes préhistoriques cuisinaient des tortues pour accompagner leur régime alimentaire de végétaux et de gros gibiers il y a environ 400'000 ans. C'est ce qu'affirme mardi l'université de Tel-Aviv après des recherches dans une grotte en Israël.

Des restes de carapaces de tortues ont été retrouvés dans les différents niveaux de la grotte de Quessem, à une dizaine de kilomètres à l'est de Tel-Aviv, explique un des coauteurs de l'étude, Avi Gopher. Une découverte qui indique que ces reptiles étaient consommés il y a environ 400'000 ans, contrairement à l'idée généralement répandue que les hommes préhistoriques de cette époque mangeaient essentiellement des végétaux et de gros animaux.

Des découvertes de ce type ont déjà été faites pour la période du pléistocène, qui précède celle du paléolithique, mais la nouveauté à Quessem, c'est que "les vestiges retrouvés portent des marques de préparation et de cuisson", note M. Gopher. "Cela nous donne une idée très précise des méthodes employées par ces hommes pour cuisiner ces tortues".

Selon lui, les découvertes indiquent une possible division du travail: "Il est probable que les enfants et les personnes âgées attrapaient les tortues, un gibier facile, tandis que les adultes s'attaquaient aux animaux plus difficiles à capturer".

Cela "ajoute une dimension humaine riche, une profondeur culinaire et donc culturelle, sur ce que nous savons déjà de ces hommes", ajoute M. Gopher. Les résultats de l'étude, menée par des archéologues israéliens, espagnols et allemands, ont été publiés dans Quaternary Science Reviews, une revue spécialisée dans la Préhistoire.

Le site de la grotte de Quessem, en Israël

Le site de la grotte de Quessem, en Israël

Fouillée depuis 2000 par des chercheurs du Département d’archéologie de l’Université de Tel-Aviv, la grotte de Quessem est située à proximité de Rosh HaAyin (25 km à l’est de Tel-Aviv).

Sources : Swissinfo.ch

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 16:36

Au Kenya, sous la direction de Marta Mirazon Lahr, anthropologue à l'Université de Cambridge, une équipe de chercheurs a découvert les restes d'au moins 27 personnes, des hommes, des femmes et des enfants, à Nataruk, près du lac Turkana Cette zone aujourd’hui semi-désertique qui s'étire dans la vallée du Rift se trouvait il y a 10.000 ans au bord d'une étendue d'eau et regorgeait du coup d'une faune abondante. Une situation qui devait faire de ce site un endroit stratégique pour des chasseurs-cueilleurs en quête de nourriture.

Crânes perforés, fronts fracassés, genoux brisés, coups à la tempe et au cou, mains cassées : ce sont des corps violentés que les archéologues et anthropologues ont découverts au Kenya dans la région semi-désertique de Nataruk, près du lac Turkana. Les 27 squelettes d’hommes (13), de femmes (8) – une était enceinte – et d’enfants (6) vieux de 10.000 ans présentent pour la plupart des traces de blessures mortelles. Se sont-ils violemment disputés ? Sont-ils morts au combat ? Ont-ils été surpris et attaqués par un groupe opposé ? Pourquoi ont-ils été massacrés ?

Selon une étude publiée dans Nature «ces restes humains témoignent du meurtre intentionnel d'un petit groupe de personnes en quête de nourriture». Parmi les 27 dépouilles qui viennent peut-être d'une famille élargie, les archéologues sont parvenus à exhumer douze squelettes plus ou moins intacts dont dix avec des lésions traumatiques mortelles. Quatre d'entre eux présentent ainsi des blessures qui semblent avoir été provoquées par des flèches. Quatre autres ont des traces de coups sur le crâne, dont un avec une lame d'obsidienne, une roche volcanique utilisée pour la fabrication d'outils tranchants pendant la Préhistoire, fichée dans la tête. «L'homme semble avoir été frappé à la tête par au moins deux projectiles et dans les genoux par un instrument contondant».

Quand aux autres individus, ils gardent les stigmates de fractures aux jambes, aux mains et aux côtes. Des morts violentes en somme, et des preuves d'une guerre.

«Nous avons aussi trouvé une jeune femme assise, les mains croisées entre les jambes, les pieds croisés également. On peut penser qu'elle était ligotée au moment de sa mort. Et elle était enceinte», raconte Marta Mirazon Lahr qui précise que les restes d'un fœtus âgé de six à neuf mois ont été retrouvés dans la cavité abdominale du squelette.

Les ossements de Nataruk «apportent la preuve qu'il y a eu un conflit entre deux groupes, avant que les sociétés ne se sédentarisent et qu'il n'y ait des villages et des cimetières» selon elle. C’est aussi la mise au jour «du plus vieux massacre recensé de l'Histoire». En effet, les origines de la guerre restent un sujet de débat entre scientifiques, faute d'éléments tangibles. Si des cas très anciens de violence brutale entre deux individus ont déjà été découverts, c’est la première fois que les scientifiques découvrent une scène qui implique autant de personnes.

Sources : Soirmag.be / Europe1.fr / University of cambridge

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 14:54

Le corps d'un jeune mammouth baptisé Genia a été exposé au grand public dans le Musée zoologique de Saint-Pétersbourg. Les restes du mammouth ont été découverts en 2012 dans la péninsule de Taïmir par l'écolier Genia Selinder. Les chercheurs estiment que le mammouth est mort à l'âge de 13 à 16 ans il y a 38.000 ans. A l'époque, il faisait 235 cm de haut, et pesait 2,4 tonnes.


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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 14:39
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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 11:49

Un podcast avec entre autre Robert Bégouën sur le Tuc d'Audoubert à écouter ici.

Pendant les vacances de l’été 1912 le comte Henri Bégouën emmène ses trois garçons visiter la grotte du Mas d’Azil, proche de leur château ariégeois. Max, l’aîné, trouve un fragment d’incisive de renne dans les déblais et remarque qu’elle est percée. Dès le lendemain, leur passion éveillée, les trois frères commencent à fouiller une grotte voisine où ils découvrent un magnifique propulseur, cette arme de jet utilisé durant la préhistoire, sculpté en bois de renne. Le propriétaire de cette grotte s’inquiète et leur en interdit l’accès.

Il en faudrait plus pour arrêter les trois garçons. Ils fabriquent un radeau de fortune et s’aventurent dans la résurgence d’un ruisseau, tout proche, pour y découvrir l’immense caverne du Tuc d’Audoubert. Ils y trouvent des gravures magdaléniennes, puis, en cassant la stalactite qui bouche une chatière, ils tombent nez à nez avec des bisons modelés dans l’argile : une trouvaille unique dans l’histoire de la préhistoire.

Henri Bégouën prend une décision qui se révélera, plusieurs décennies après sa mort, d’une grande clairvoyance: ces cavernes ne seront jamais ouvertes au public mais préservées pour la science. Les visites seront limitées au strict minimum, les objets archéologiques seront laissés in situ et un chemin balisé dont nul ne doit s’écarter sera tracé.

Plan de la grotte du Tuc d'Audoubert

Plan de la grotte du Tuc d'Audoubert

Le Tuc d'Audoubert est, comme Les Trois-Frères, une grotte sanctuaire, c'est-à-dire principalement utilisée pour des activités spirituelles. Elle seule se développe sur trois niveaux :

- le Réseau Inférieur comprend le cours souterrain actif du Volp et sa résurgence par laquelle on pénètre dans la grotte

- le Réseau Médian, seulement présent dans la zone aval à 3 m au-dessus du ruisseau. Il contient les vestiges d'une fréquentation magdalénienne, avec des aires d'habitat et des
gravures pariétales

- le Réseau Supérieur, que l'on atteint par une étroite cheminée de 14 m de haut, s'étend sur 450 m d'un parcours parfois difficile qu'une chatière partage en deux parties. Outre les gravures pariétales dont les fameux animaux irréels ou fantastiques, les traces du passage des magdaléniens sont restées visibles sur ses sols argileux : empreintes de pieds et de doigts, crânes d'ours brisés pour en extraire les dents, concrétions cassées etc. C'est dans la dernière salle de la grotte que se trouvent les Bisons d'Argile.

Pour en savoir plus sur le Tuc d'Audoubert, il faut lire :

Le sanctuaire secret des bisons : Auteurs Robert Bégouën, Carole Fritz, Gilles Tosello, Jean Clottes, Andreas Pastoors, François Faist.

  • Relié : 416 pages
  • Editeur : Somogy éditions d'art (29 avril 2009) et l'Association Louis Bégouën.
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2757202030
  • ISBN-13: 978-2757202036
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 10:58

La septième édition du festival du film DocumenTerre de Montignac qui débute vendredi 20 novembre au soir (jusqu'à dimanche 22 novembre), aura pour parrain Jean Clottes. Le thème de cette année sera "Le monde souterrain".

Parmi les films présentés, une avant-première de celui de Marc Azéma et Pascal Cuissot, "Quand homo sapiens faisait son cinéma", un voyage à travers les peintures préhistoriques des plus célèbres grottes. On parlera aussi beaucoup de Lascaux avec un film sur la réalisation du premier fac-similé par Monique Peytral et son équipe, "A l'école des peintres de Lascaux", qui date de 1974. Il y aura aussi un film de 2012, "Lascaux et ses fac-similés", qui retrace l'histoire de ces techniques.

Les projections auront lieu au cinéma Vox de Montignac. Le festival est organisé par l'association CinéIoile Image de cultures.

En parallèle, une exposition d'artistes inspirés par le thème est visible toute la semaine au Prieuré de Montignac, avec notamment de nombreux plasticiens de l'Atelier des fac-similés qui présentent leurs créations personnelles. L'exposition, visible de 10 à 19 heures (entrée libre), partira en décembre au Pôle international de la préhistoire aux Eyzies.

Source : sudouest.fr

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