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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 16:41

 

Stupeur et tremblement ! L'analyse de l'ADN d'un hominidé trouvé sur le gisement préhistorique de La Sima de los Huesos (nord de l'Espagne) se révèle être lié à celui des Dénisoviens, et non pas des Néandertaliens, dont les squelettes exhumés dans la grotte possèdent pourtant de nombreux traits distinctifs.

Les auteurs de l'étude publiée dans Nature ont développé une technique pour exploiter l'ADN ancien fortement détérioré. Après l'avoir testée avec succès en 2010 sur des restes d'ours des cavernes mis au jour à Atapuerca dans le site appelé La Sima de los Huesos, ils se sont attaqués aux ossements humains découverts auprès de l'animal.

Grâce à deux grammes de poudre d'os provenant d'un fémur, ils ont pu reconstituer l'ADN de la mitochondrie, une structure contenue dans les cellules du corps, qui leur fournit l'énergie. Principal atout de cet ADN mitochondrial pour les généticiens : il existe en de multiples exemplaires et se transmet exclusivement par la lignée maternelle, ce qui est très utile pour retracer l'évolution d'une espèce au fil du temps.

Il ne restait dès lors plus qu'à comparer cet ADN mitochondrial avec celui des néandertaliens, des dénisoviens, des humains modernes et d'autres primates. Les chercheurs ont été surpris de constarer que l'hominidé d'Atapuerca sur lequel le prélèvement a été effectué était plus lié aux hommes de Denisova, que l'on retrouve plutôt en Sibérie et en Océanie, qu'à Néandertal, auquel il emprunte pourtant certains traits physiques.

"Ce résultat inattendu indique que l'origine des Néandertaliens et des humains modernes a suivi une évolution complexe. J'espère que de nouvelles recherches vont pouvoir clarifier les relations génétiques entre les hominidés de Sima de los Huesos d'un côté, les Néandertaliens et les Dénisoviens de l'autre", souligne dans un communiqué l'un des auteurs de l'étude, Juan-Luis Arsuaga, directeur du Centre pour la recherche sur l'évolution et le comportement humain de Madrid.

Il faut quand même préciser que cette étude porte sur un seul spécimen et que le génome mitochondrial raconte l'histoire de la mère de seulement un individu, de sa grand mère, et ainsi de suite. L'ADN nucléaire, en revanche, contient des éléments des deux parents (et l'ensemble de leurs ancêtres) et fournit généralement un aperçu plus précis de l'histoire de la population.

                             Une fouille de la grotte Sima de los Huesos en Espagne

 

Situé à trente mètres sous la surface, saturé d'humidité et bénéficiant d'une température quasi-constante de 10,6°C, le gisement de La Sima de los Huesos constitue le plus grand gisement de fossiles humains du Pléistocène moyen, vieux de 500.000 à 120.000 ans environ. Outre des ossements d'animaux, il a livré au moins 28 squelettes d'hominidés mis au jour par Juan-Luis Arsuaga et son équipe.

couverture le collier de néandertal

 

A lire : Le Collier de Néandertal - Nos ancêtres à l'ère glaciaire, par Juan luis Arsuaga.

Editions Odile jacob.


 

 

Sources utilisées : Lemonde.fr / Nature

Crédit photo : Javier Trueba (Madrid Scientific Films)

"Les discussions vont être vives sur les hypothèses proposées par les auteurs pour expliquer ce résultat, reconnaît Jean-Jacques Hublin. Aucune ne peut être entièrement validée à l'aune de nos connaissances. J'ai quelques préférences, comme celle de considérer qu'ils ont tous deux conservé des bribes d'un génome plus ancien. Mais il y a encore du pain sur la planche pour le prouver", estime Jean-Jacques Hublin, professeur de paléoanthropologie à l'institut Max Planck de Leipzig
Read more at http://www.atlantico.fr/atlantico-light/plus-vieil-adn-humain-livre-informations-inattendues-917582.html#pfq4azJui5Ty3oXg.99
Une équipe internationale composée de chercheurs allemands, chinois et espagnols a réussi à lire l'ADN d'un hominidé datant du pléistocène moyen, le plus vieil ADN humain jamais reconstitué. Ce spécimen vivait à la préhistoire dans ce qui est aujourd'hui le nord de l'Espagne, il y a environ 400 000 ans.
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Une équipe internationale composée de chercheurs allemands, chinois et espagnols a réussi à lire l'ADN d'un hominidé datant du pléistocène moyen, le plus vieil ADN humain jamais reconstitué. Ce spécimen vivait à la préhistoire dans ce qui est aujourd'hui le nord de l'Espagne, il y a environ 400 000 ans.
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Published by cro-magnon - dans News
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