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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 13:13

 

La préhistoire du Témiscouata est relativement bien documentée grâce à la richesse archéologique exceptionnelle de son territoire et aux efforts de recherche qui y ont été menés. Cependant, l’utilisation des ressources végétales par les populations préhistoriques y demeure peu connue. L’archéobotanique, une discipline en développement au Québec, est susceptible d’enrichir nos connaissances sur les relations Homme-milieu durant la préhistoire.

Le Parc national du Lac-Témiscouata au Québec se distingue par l’importante dimension culturelle de sa mission. Celle-ci est motivée par la richesse archéologique exceptionnelle de son territoire, notamment en ce qui a trait à la préhistoire, puis par ses paysages empreints de l’héritage de l’exploitation forestière traditionnelle des XIXe et XXe siècles.

Si les ressources exploitées lors de la période agro-forestière sont relativement bien connues, on sait peu de choses sur l’utilisation des ressources végétales des périodes qui précèdent. C’est la contribution que souhaite offrir Maria Giulia Muti, dans le cadre de sa maitrise en géographie à l’Université du Québec à Rimouski, sous la direction de Manon Savard.

 

UQUAR.jpg

                                                       Traitement des échantillons                  

La densité de sites archéologiques préhistoriques connus au Témiscouata s’explique en partie par la présence de carrières de chert, une matière très prisée pour la fabrication d’outils. Aussi, grâce à son réseau hydrographique, la région était un véritable carrefour d’axes de circulation. Les premiers sites archéologiques découverts ont attiré d’autres chercheurs, conscients de son grand potentiel archéologique. Ces programmes de recherche ont pu documenter l’approvisionnement en matière lithique, les réseaux d’échanges et les schèmes d’établissement. Cependant la relation des populations préhistoriques avec leur environnement végétal demeure peu documentée. L’archéobotanique, une discipline qui étudie les restes végétaux préservés dans les sédiments archéologiques, est susceptible d’enrichir nos connaissances sur la préhistoire du Témiscouata.

Lors des interventions archéologiques qui sont menées dans le parc, dont les fouilles ouvertes au public, des échantillons de sols seront prélevés. La carbonisation étant le mode de préservation le plus fréquent, ces échantillons seront traités par flottation, une méthode qui permet d’extraire des sédiments archéologiques d’éventuels restes botaniques carbonisés, comme des charbons de bois, des fruits, des graines, etc.

L’identification des restes végétaux et leur quantification permettent de documenter la relation des sociétés du passé avec leur environnement végétal. Des données ethnobotaniques permettent quant à elles de compléter ces recherches et de proposer des hypothèses sur l’utilisation des plantes et leurs modes de préparation.



Maria Giulia Muti est étudiante à la maîtrise en géographie à l’UQAR.

Manon Savard est professeure en géographie humaine de l’environnement à l’UQAR.

Source : www.uqar.ca

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Published by cro-magnon - dans News
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