Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 16:34

 

La découvert en 2013 d'une demi-mandibule repousserait de 400 000 ans l'origine du genre Homo.

Mis au jour dans la région de l’Afar au Nord-Est de l’Ethiopie par le paléontologue éthiopien Chalachew Seyoum, de l’Université d’Etat d’Arizona, cette demi-mandibule longue de 8 cm ou sont encore fixées 2 prémolaires et 3 molaires pourrait apporter un nouveau regard sur l'apparition du genre Homo. Datée d'environ 2,8 millions d'années d'après les analyses des roches volcaniques qui l'entouraient, ce fossile repousserait de 400 000 ans l'apparition des premiers humains dont les restes les plus anciens datent de 2,4 millions d'années.
«Jusqu’alors, la période allant de -3 à -2 millions d’années n’était documentée que par un petit nombre de fossiles. Il s’agit pourtant d’une époque cruciale pour l’évolution humaine, puisqu’elle a vu naître notre propre lignée», s’enthousiasme Brian Villmoare, de l’Université du Nevada, qui a pris part à l’étude.
mandibule-LD-350-1.jpg                       Différentes vues de la mandibule découverte en Éthiopie

Se penchant sur les caractéristiques de la mandibule baptisée LD 350-1, les anthropologues de l’Université d’Etat d’Arizona ont relevé certaines ressemblances avec celle d’Australopithecus afarensis, l’espèce dont fait partie Lucy: la forme fuyante du menton notamment. Une observation pas forcément étonnante dans la mesure où les spécimens les plus récents de l’australopithèque sont âgés «seulement» de 200 000 ans de plus que la mandibule de LD 350-1. Néanmoins, ce dernier possède aussi des attributs plutôt «modernes», se retrouvant beaucoup plus tard chez les représentants du genre Homo: la proportion globale de la mâchoire, les molaires fines et les prémolaires symétriques.
Reste à savoir ce qui, autour de -2,8 millions d’années, a déclenché la transition des australopithèques vers le genre Homo, maîtrisant mieux la bipédie et capable d’utiliser des outils de pierre. Une hypothèse couramment avancée est celle d’un changement du climat, qui aurait entraîné une aridification de l’environnement. Celle-ci aurait alors favorisé les espèces moins arboricoles et plus adaptées aux paysages ouverts de la savane. Une théorie qui semble en partie étayée par une autre étude publiée dans Science récemment.  

Sources : lemonde.fr / geo.com

Partager cet article

Repost 0
Published by cro-magnon - dans News
commenter cet article

commentaires