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Mercredi 30 octobre 2013 3 30 /10 /Oct /2013 13:58

 

Un excellent article de l'AFP, publié sur le site de l'Express.

Nairobi - Dans le musée national du Kenya, des enfants, les yeux grands ouverts, examinent les squelettes noircis de lointains ancêtres, restes vieux d'1,5 million d'années, qui fournissent de précieuses clés sur l'origine de l'Homme.

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Mais au Kenya, surnommé "le berceau de l'humanité" en raison des nombreux restes d'hominidés retrouvés sur son sol, ces précieux témoignages du passé entrent aussi en conflit avec un mélange compliqué de croyances locales et religieuses sur l'origine des temps. 

Dans les écoles kényanes, les enfants étudient pêle-mêle la théorie darwinienne de l'évolution, la Genèse biblique - selon laquelle Dieu créa Adam avant de façonner Eve, à partir d'une de ses côtes - ou encore des croyances tribales toutes aussi variées les unes que les autres. 

Les Kikuyu, la plus importante ethnie du Kenya en nombre, pensent que le créateur, alors assis sur une couverture de neige en haut du Mont Kenya, créa l'homme en lui donnant neuf femmes.  

Les Massaï, peuple d'éleveurs, assurent que leurs vaches sont descendues du ciel, attachées à des cordes, quand paradis et terre se sont dissociés. 

"Il y a des défis à enseigner l'évolution (...) en grande partie en raison des enseignements religieux sur la Création, profondément ancrés", reconnaît Fredrick Kyalo Manthi, chef du département paléontologie au Musée. 

"C'est effectivement un défi", confirme un instituteur, Manasseh Maina, venu accompagner sa classe au musée, et qui s'arrête devant le "Garçon de Turkana", l'un des deux seuls squelettes d'hominidés retrouvés presque entièrement complets au monde. 

La vallée du Rift, qui s'étend de la Tanzanie à l'Ethiopie en passant par le Kenya, a été le théâtre de découvertes majeures de fossiles. Pour les professeurs, la collection unique d'hominidés du Musée national du Kenya constitue une aide précieuse à l'enseignement de la théorie de l'évolution. 

"Quand vous expliquez l'évolution aux enfants, si vous n'avez rien de concret (à leur montrer), cela peut sembler abstrait", soulève M. Maina. 

"Il semble qu'il y ait une contradiction quelque part, mais nous aimons apprendre à la fois l'évolution et la Bible", dit de son côté Joy, une étudiante de 14 ans, près de l'un des nombreux crânes en exposition. 

Défilé d'écoles 

Dans le passé, ces célèbres fossiles ont été plus controversés. 

Une polémique avait éclaté en 2006 et 2007, quand l'évêque Bonifes Adoyo, à la tête d'une congrégation de milliers d'Eglises évangélistes, avait lancé une campagne pour tenter de restreindre l'accès aux plus impressionnants d'entre eux. 

Sa tentative avait provoqué la colère du célèbre paléontologiste kényan Richard Leakey qui avait appelé les autorités des musées kényans à défendre énergiquement "la théorie de l'évolution en ce qui concerne les origines de l'humanité". 

Aujourd'hui, le porte-parole du ministère de l'Education, Kennedy Buhere, dit que le débat s'est apaisé. Même si les Eglises évangélistes sont puissantes au Kenya, leurs chefs sont enclins à atténuer les divisions. 

"Je ne crois pas qu'il y ait jamais eu un conflit grave au point que quelqu'un se mette à remettre en cause les programmes scolaires", relève Ann Mwalili, créatrice de l'Eglise des verts pâturages du tabernacle à Nairobi. 

Les enseignants comme M. Maina expliquent eux qu'ils se bornent à présenter les différentes versions à leurs élèves. 

"Nous leur disons que, selon la science, l'homme est apparu de cette façon, que selon les études locales, qui regroupent ce que les différentes ethnies pensent de la Création, voilà ce qu'il s'est passé, et que, selon la Bible, c'est arrivé comme cela", dit l'instituteur. 

Beaucoup viennent voir le musée national, certaines classes faisant parfois dix heures de route pour le visiter dans la journée. Les enfants se lèvent alors des heures avant l'aurore. Les rues autour de l'établissement sont souvent bondées de cars scolaires. 

"C'est tellement utile pour eux de voir des hommes de l'âge de pierre", martèle Albert Mwanthi, enseignant à Makueni, à quelque 200 km de Nairobi, en montrant la reproduction d'une scène de chasse de l'époque. Avant de regretter que "ce genre d'expositions ne soit pas étendue ailleurs dans le pays".

Source utilisée : Lexpress.fr

Crédit photo : afp.com/Tony Karumba

Par cro-magnon - Publié dans : Article - Communauté : Préhistoire
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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 19:20

Pierre, un lecteur de ce blog a souhaité rebondir sur l'entretien auquel ont participé Marylène Patou-Mathis et Jacques Malaterre. (Article sur ce blog en date du 13/10/2010)

Voici l'intégralité du texte qu'il m'a envoyé.


  "Merci de m'ouvrir votre site cro-magnon, et de me permettre de vous informer des idées qui sont devenues miennes après quelques longues nuits et journées de réflexion, sur le thème du métissage Neandertal - Cro Magnon."

De l’ADN et du métissage Neandertal-Cro-Magnon

  Je tiens, préalablement, à m’excuser auprès de toutes les personnes qui verraient dans mon essai un soupçon de racisme ou d’ostracisme quelconque. Mon propos n’est pas là, mais simplement de poser les questions qui sont miennes et auxquelles je n’espère même pas vraiment de réponse, tant l’espèce humaine, pour moi, est Une et Indivisible… Je remercie surtout le site Wikipedia qui regorge de thèmes et d'informations pour étayer ma réflexion…

 

 J’en suis de plus en plus persuadé… Depuis que cela m’est arrivé, ce jour où je suis « tombé » sur cet article du Web ! Tant il est vrai que l’on pense toujours, ou souvent, que « ces choses-là n’arrivent qu’aux autres » ! Tiens, qui d’entre nous, peut se vanter de n’avoir pas un jour pensé : « Bon, il se passe ceci ou cela quelque part sur la planète, mais pas ici, pas à moi ! Alors à quoi bon s’en soucier plus que ça ? » Une terrible tempête a fait plusieurs milliers de morts sur telle île… Un avion s’écrase à tel endroit… La famine menace tout le sud de tel autre pays… Un brave homme tue sa famille et se rate en voulant se donner la mort… Telle femme très connue vient de mourir d’un cancer du talon… Un individu masqué entre par effraction chez un couple de vieillards sans défense et leur dérobe quelques euros… Voilà bien le genre de choses que l’on entend ou voit sempiternellement sur les médias ! Jamais ou presque jamais on ne se dit, dans ces moments-là « tiens, ça aurait pu être moi ! », car les événements ainsi propagés et diffusés sur les ondes radios ou autres ne sont pour nous, pour chacun et chacune d’entre nous, que des « infos », philosophiquement parlant, des actualités, pas des réalités ! La réalité devient quelque chose de… « tangible » pour celui, celle ou ceux qui « sont dans l’événement ». Ces gens qui tombent sous le feu d’un fou meurtrier, qui sont emportés par un tsunami, eux savent ce que c’est que de vivre cet « info » qui, pour eux, n’en est pas une, mais une réalité ! Alors, à ce point de mon raisonnement, je comprenais aujourd’hui que ce que j’endurais était une « réalité » pas une info, pas une actualité quelconque. J’ai appris que j’étais atteint de cette myopathie rare… étant porteur d’un gène « dégressif », un gène « anormalement déclinant » hérité de mes ancêtres… Mon corps, pas celui d’une autre, pas celui de quelqu’un dont j’aurais entendu parler, mon propre corps est à la merci de ce gène qui va me détruire, petit à petit ! Mais cela n’était rien, puisque quelques années auparavant, j’avais été confronté à l’information que les « dégâts collatéraux » occasionnés à mes enfants, eux aussi marqués par ce gène démoniaque, étaient bien plus graves que pour moi-même, car d’une génération à l’autre, les « allèles », ou manifestations du gène corrompu dans le cordon d’ADN, sont multipliés par 10 ou plus !

Sensibilisé (le mot est faible) par ce nouvel ordre des choses, j’ai lu divers articles, dans la presse ou sur le Net, dont le thème était précis et sans détour : ADN ! Homo Sapiens avait mêlé son ADN à celui de Neandertal ! Depuis peu, on sait même grâce à des analyses ADN que 1% à 4% du génome de l'homme euro-asiatique moderne provient des néandertaliens. Neandertal, malgré ses différences morphologiques, avait comme notre ancêtre Homo sapiens des outils et des armes, des rites funéraires, toute une culture... bien loin de l'image traditionnelle de l'homme des cavernes.

"La vision de Neandertal est issue des fondements du 19e siècle avec le racialisme et le classement des espèces, qui place bien sûr l'homme blanc tout en haut de l'échelle", explique, à l'AFP, Mme Patou-Mathis, Archéologue au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. "Les Néandertaliens ont été mis dans les brutes épaisses, mais il ne faut pas oublier qu'avant eux, les aborigènes d'Australie et les bushmen du Kalahari étaient classés les plus près des singes, et comparés à l'orang-outang ou au gorille !", ajoute l'archéologue.  à lire aussi "Neandertal, c'est un autre homme, dans un autre contexte, avec une autre histoire à la fois biologique et psychologique. Neandertal est différent, point. Ni inférieur, ni supérieur", dit-elle.

Neandertal parlait-il ? Impossible d'en être sûr, mais il en était physiologiquement capable et il disposait d'un gène associé au langage. Surtout, il avait des comportements très complexes, notamment des stratégies de chasse, qui plaident en faveur de l'existence d'un langage. "J'aimerais bien qu'on m'explique comment dire + avant-hier + ou + à 50 km de distance+ par des gestes" ? lance Mme Patou-Mathis. Néandertaliens et Homo sapiens se sont-ils réellement rencontrés ? Les archéologues ont établi qu'il y a environ 45.000 ans, des Homo sapiens sont arrivés du Proche-Orient en Europe, s'installant dans les Balkans sur le territoire des Néandertaliens. Les dernières traces que nous avons de Neandertal remontent à 28 ou 30.000 ans. "Ca veut dire que pendant 10 à 15.000 ans, ils étaient tous les deux dans la même zone et qu'il y a une forte probabilité qu'ils s'y soient rencontrés", explique Mme Patou-Mathis.  « Le cerveau de l'homme de Neandertal et celui de l'homme moderne, similaires à la naissance, avaient un développement très différent dès la première année de la vie, selon une étude qui dément l'idée selon laquelle les deux espèces avaient des capacités mentales comparables.

Ces différences dans la manière dont le cerveau se développe au tout début de la vie expliquent la forme arrondie distinctive du crâne humain absente chez les Néandertaliens et les autres ancêtres et cousins de l'homme comme le chimpanzé, observent les chercheurs de l'Institut Max Planck d'anthropologie de l'évolution (Allemagne). Voici le volume du cerveau de quelques singes et quelques hominidés :

 Chimpanzé : de 300 à 470 cm3.

Gorille: de 380 à 625 cm3,

Orang-outang : environ 410 cm3.

Australopithèque : environ 500 cm3.

Homo Habilis: environ 750 cm3

Homo Erectus : de 700 à 1250 cm3.

Homme actuel : de 1400 à 1450 cm3.

Chez l'homme de Neandertal, disparu il y a 28.000 ans pour des raisons obscures après avoir coexisté avec l'homo sapiens pendant 10.000 ans, le crâne a une forme légèrement plus allongée. La plupart des crânes des premiers "hominidés" étaient des Dolichocéphales, ou crânes allongés. (l'adjectif « dolichocéphale » signifie littéralement «qui a le crâne allongé» du grec kephalê, tête, et dolikhos, long, allongé). Il est synonyme de « dolichocrâne ». Les noms correspondants sont « dolichocéphalie » et « dolichocrânie » et désignent le fait d'avoir le crâne allongé. Les crânes « modernes », depuis Cro-Magnon, sont des Brachycéphales, ou crânes courts. (l'adjectif « brachycéphale » signifie littéralement « qui a le crâne court » du grec kephalê, tête, et brakhus, court). Le nom correspondant est « brachycéphalie » et désigne le fait d'avoir le crâne court. Au cours de recherches menées, assez récemment, sur les sites égyptiens de la Vallée des Rois, les archéologues ont "mis la main" sur les momies de la dynastie de Tout-Ank-Amon : son Père, Akhenaton, sa mère, ses 6 filles, sa deuxième "favorite", mais absolument rien sur Néfertiti qui était tombée en disgrâce ! Le signe que c'est là une dynastie, est que toutes les momies ont un crâne fortement Dolichocéphale !!!

Cette découverte est basée sur les comparaisons entre des empreintes virtuelles, à différents âges de développement, des circonvolutions cérébrales et des structures avoisinantes sur l'intérieur de crânes modernes et fossilisés d'Homo sapiens et de Néandertaliens, y compris des nouveau-nés. Ces variantes observées tôt dans le développement du cerveau reflètent probablement des changements dans les circuits et branchements cérébraux, explique Philipp Gunz, principal auteur de cette communication publiée dans la revue Current Biology. C'est en fait l'organisation interne du cerveau qui compte le plus pour les capacités cognitives, ajoute-t-il.

"Chez les humains modernes, les branchements entre les diverses régions du cerveau sont établies durant la première année de la vie et sont importantes pour un degré avancé de socialisation, l'émotion et les fonctions de communication", précise ce chercheur dans un entretien avec l'AFP.

"Il est de ce fait improbable que les Néandertaliens perçussent le monde comme nous le percevons", a-t-il ajouté. Le fait de savoir si les capacités mentales des humains modernes sont différentes de celles des Néandertaliens est un sujet controversé en anthropologie et archéologie, relève Philipp Gunz.

Dans la mesure où le volume du cerveau des Néandertaliens et de l'homme moderne sont similaires, de nombreux chercheurs supputaient que les deux espèces avaient des capacités mentales comparables, une hypothèse mise à mal par les résultats de cette recherche. La différence de développement mental ne veut pas dire pour autant que les Néandertaliens, apparus il y a 400.000 ans, étaient des demeurés, souligne ce scientifique. "C'étaient des chasseurs sophistiqués, hautement spécialisés. Il est très improbable que les Néandertaliens étaient totalement privés de langage, dont bien sûr nous ignorons le degré de sophistication", ajoute-t-il. Mais dans l'évolution "le développement du cerveau est très similaire chez les chimpanzés, animal le plus proche de l'homme, et les Néandertaliens", relève l'anthropologue. L'humain moderne est le premier dans la lignée des hominidés à connaître un tel développement des circuits de son cerveau durant la première année de sa vie, poursuit-il.

Récemment encore, on pensait qu'il y avait d'un côté l'Homme, et de l'autre côté trois singes très proches les uns des autres: le chimpanzé, l'orang-outang et le gorille. Mais, en étudiant les chromosomes du chimpanzé et de l'homme, les biologistes ont découvert que le chimpanzé est un peu notre cousin. Les gènes sont des éléments microscopiques portés par les chromosomes d'une cellule vivante qui déterminent notre hérédité, c'est-à-dire la couleur de notre peau, de nos yeux, de nos cheveux, la forme de notre visage, de notre nez, la grosseur de notre cerveau. L'Homme a 23 paires de chromosomes, le chimpanzé en possède 24. Chez l'homme et le chimpanzé, 13 paires sont totalement identiques, et les autres n'ont qu'une petite différence. Le séquençage complet du génome de l'homme de Neandertal, publié en mai 2010, a révélé des croisements avec les humains Homo Sapiens. Il montre très peu de différences génétiques entre les deux espèces, parmi lesquelles quatre gènes liés au développement mental. Ces mêmes gènes, lorsqu'ils présentent des mutations, sont aussi impliqués dans la schizophrénie, l'autisme et la trisomie 21, a rappelé ce chercheur ». Il a enfin relevé que l'étude des dents a montré que le cerveau des Néandertaliens devenait adulte plus rapidement que celui des humains, un trait aussi partagé avec les autistes. » (Sources Web) Fort de toutes ces « pistes » à explorer, je me suis mis en tête de rédiger un essai  dont le thème serait, effectivement, celui des liens tissés entre Neandertal et Homo Samiens…

Aujourd'hui, les scientifiques pensent que l'Australopithèque n'était pas un singe. C'était le premier « hominidé », la famille à laquelle appartient l'Homme. Tout près des Australopithèques, vivent d'autres hominidés. Ils sont moins grands, ont un crâne plus arrondi et un cerveau plus gros. Ce sont des « Homo Habilis ». Eux ne mastiquent pas toute la journée comme les Australopithèques. Leur mâchoire a des molaires plus petites et des incisives plus grandes : ils peuvent manger plus de choses comme des escargots, des lézards, des charognes d'animaux, des petits fruits ... L'Homo Habilis est plus malin. Il se sert de pierres comme outils. Il s'adapte bien à la sécheresse et il survivra. Au contraire, l'Australopithèque, incapable de changer de nourriture quand le climat se modifie, ne résistera pas longtemps. Des restes, des « fossiles» de ces hominidés, ont été trouvés en Afrique de l'Est, le long de la Rift Valley. Cette vallée s'étend sur plus de 2000 kilomètres, de l'Ethiopie à la Tanzanie. Curieusement, c'est toujours à l'est de cette fracture qu'on a trouvé des fossiles d'hominidés, jamais à l'ouest. C'est à partir de cette constatation qu'on a essayé d'expliquer la naissance de l'Homme. Comment l'Homme est-il apparu? Voici la théorie d'Yves Coppens, un paléontologue français. Il y a environ 10 millions d'années, l'Afrique s'est déchirée en deux. Le paysage a changé : de nouvelles montagnes se sont dressées, des volcans sont nés. A l'ouest de ces montagnes, la grande forêt équatoriale a continué de recevoir les pluies venues de l'océan Atlantique. Mais à l'est, les nouvelles montagnes ont fait une barrière qui a arrêté les nuages. Le climat a donc changé. A l'est, la forêt a peu à peu disparu. Les animaux, les singes en particulier, n'avaient plus d'arbres. Ils ont dû s'adapter et changer leur mode de vie. C'est ainsi que, petit à petit, l'Hominidé serait né.

Il y a dix millions d’années

Il y a environ 10 millions d'années, lors de la "débâcle" de la Pangée, l'Afrique s'est déchirée en deux. Commence l’Ere Quaternaire et les Premiers Hominidés y annoncent leur statut de future espèce dominante. Il y a 14 millions d’années, au Tertiaire, naissait une de ces espèces, le Ramapithèque, possible premier « hominidé »… Mais ce n’est que 10 millions d’années plus tard, qu’apparaît le premier véritable hominidé, l’Australopithèque, en Afrique Orientale.

 

  Cohabitation Neandertal / Cro-Magnon

Oui, il pourrait y avoir une nouvelle théorie quand à cette cohabitation ! Jusqu’à « il n’y a pas très longtemps », on pensait que les Néandertaliens (Homo Erectus descendants probables des Australopithèques) avaient « disparus » sous la pression dominatrice des Cro-Magnon (Homo Sapiens), plus intelligents, plus habiles à établir leur règne et leur prédominance, avec des armes plus « modernes » et efficaces… Or, les Scientifiques, en tout cas certains d’entre eux aujourd’hui, ont une toute autre analyse de ce qui a pu vraiment se passer entre ces deux « espèces » d’hominidés ! La réflexion est venue de l’observation des phénomènes de nomadisations actuelles et de guerres entre peuples, induisant une « colonisation », telles celles que nos civilisations ont connu ces dernières centaines d’années : Il y a plusieurs milliers d’années, les Pharaons venus d’Afrique Noire (voir les fameuses ruines d’une forteresse de pierres trouvée au centre de l’Afrique équatoriale, mystère non-résolu) avaient essaimé jusqu’à l’Égypte d’aujourd’hui, fondant même des dynasties régnantes au bord de la Méditerranée ; les Grecs, avec Alexandre Le Grand par exemple, sont arrivés jusqu’à l’Indus… Les Romains ont conquis tout le pourtour de la Méditerranée. Plus près de nous, l’Homme Blanc Indo-européen actuel a « colonisé » des continents comme l’Afrique, les Amériques, etc.

 

Le métissage

C’est de là que naît la nouvelle thèse ! Dans les « milieux autorisés », on estime que nos crânes actuels, Dolico et/ou Brachy, sont bien une « preuve » d’un métissage lointain ! Dans très peu de cas, « l’occupant » aura exterminé « l’occupé » ! Il y a plutôt eu des métissages interethniques, d’où l’arrivée d’un nouveau « type » humain, les « métis » ! Alors, jusqu’à ce que preuves soient établies ou infirmées, on peut penser qu’il en est allé de même entre les Néandertaliens et les Cro-Magnon ! Nous imaginons facilement que les « méthodes » n’ont pas changées qui consistaient, et consistent toujours pour les « vainqueurs » à se débarrasser des « mâles » et de se servir des « femelles » pour assouvir leurs besoins de perpétuation de leur propre espèce ! Ils ne savaient évidemment rien des risques de « croisement » entre espèces différentes… Mais, dans ce cas-là, les deux espèces étant très voisines, il y eut, effectivement, naissance de « métis » aptes à se reproduire ! Entre l’âne et le cheval, ou le cheval et l’ânesse, nous savons ce qu’il en est, deux hybrides stériles, le mulet ou le bardot ! Ainsi en va-t-il pour le lion et le tigre, etc…


Les Aborigènes d'Australie...

…seraient les premiers humains connus pour en avoir peuplé la partie continentale de l’Australie. Ils constituent, avec les indigènes du détroit de Torrès, la population autochtone de cet État océanien. Le mot commun « aborigène » désigne plus généralement celui dont les ancêtres sont les premiers habitants connus de sa terre natale.

Officiellement, du point de vue du Gouvernement Australien, un(e) Aborigène est une personne qui :

•        a des ancêtres aborigènes,

•        s'identifie elle-même comme étant aborigène,

•        est reconnue comme telle par sa communauté aborigène.

Les trois critères doivent être remplis. Officiellement, un terme tel que « en partie aborigène » ne veut rien dire ; on est aborigène ou on ne l'est pas... La couleur de peau n'est pas un critère et certains Aborigènes sont Blancs en apparence, alors que certains de leurs ancêtres sont Noirs. La même définition s'applique aux "indigènes" du détroit de Torres.

 

Origines et le « temps du rêve »

Les Aborigènes seraient venus de l'archipel indonésien sur des embarcations, l'Océanie, c'est-à-dire l'Australie et la Nouvelle-Guinée, n'ayant jamais été rattachée à l'Asie. Il existe plusieurs théories à ce sujet. L’une d’elles avance qu’ils seraient arrivés sur le continent par le Nord via Timor, il y a 40 000 ans. Une autre suggère qu’ils sont venus par un passage de basse mer entre la Nouvelle-Guinée (banc du Sahul) et l'Australie, au moment où la masse immergée du continent était moins importante. Ces deux théories ne sont pas exclusives, et il est aussi possible que plusieurs vagues humaines soient arrivées à différents moments ou en même temps en différents points géographiques du continent.

On pense que l'homme de Mungo découvert au bord du lac Mungo, dans le Sud de la Nouvelle-Galles du Sud, à 3 000 kilomètres de la côte du Nord de l'Australie, est un ancien habitant de l'Australie qui aurait vécu il y a environ 40 000 ans, au Pléistocène. Il avait été enterré avec un cérémonial. On a trouvé près de lui des outils en pierre, des os de wombats, d'espèces disparues et de kangourous géants.

Les preuves scientifiques et archéologiques démontrent que l’occupation humaine, selon le lieu géographique du continent, date au maximum de 125 000 ans (date contestée), avec une moyenne fixée à 40 000 ans environ. Pendant cette période, les Aborigènes ont développé en autarcie une culture qui leur est propre.

Le temps du rêve, Tjukurpa en langue anangu (Anangu, signifiant « être humain », est un mot commun à plusieurs langues pama-nyungan, une famille linguistique aborigènedes déserts dans l'ouest et le centre de l’Australie. Il est utilisé par l’ensemble des aborigènes de ces régions pour se désigner par rapport aux non-autochtones. Il se prononce à mi chemin entre « Arn nane gou » et « Ane ane oou », avec l’accent sur la première syllabe) aussi appelé le Rêve, est le thème central de la culture des Aborigènes d'Australie. Le « temps du rêve » explique les origines de leur monde, de l’Australie et de ses habitants. Selon leur tradition, des créatures géantes, comme le Serpent arc-en-ciel, sont sorties de la terre, de la mer ou du ciel et ont créé la vie et les paysages australiens. Leurs corps géants ont créé des fleuves et des chaînes de montagne, mais leur esprit est resté dans la terre, rendant la terre elle-même sacrée aux peuples indigènes. En 1788, l'Australie était peuplée par 250 tribus, occupant tout le continent, chacune avec sa propre langue, ses lois et ses frontières tribales : c'est la plus longue culture survivant sur terre.

Si l’on considère que les premiers hominidés dignes du nom d’Hommes sont partis de l’Afrique de l’Est, alors que la fracture continentale n’était pas encore complète et finalisée, on peut sans crainte de se tromper, oser penser que les Aborigènes australiens sont des descendants « directs » de l’Homme de Neandertal, ou bien m’aventuré-je trop inconsciemment dans des supputations « non-scientifiques » auxquelles je devrais immédiatement renoncer ? Notons que ma… «théorie» n’enlève rien aux dits Aborigènes, qui ont les mêmes structures mentales et physiques que les autres individus peuplant notre planète ! Dans les milieux scientifiques "autorisés", on pense que Neandertal a été un apport génétiquement précieux et capital à Sapiens, pour que naisse l'Homo Sapiens Sapiens !

Autre de mes réflexions : les Néandertaliens ayant quitté l’Afrique quelques milliers d’années avant l’apparition de la nouvelle  « espèce » Homo Sapiens, ont essaimé vers l’Europe et l’Asie actuelles… Nous savons aussi que ces premiers habitants de nos contrées  ont « blanchi » du fait des latitudes sous lesquelles ils ont depuis lors vécu. Leur protection « naturelle » contre les brûlures du soleil, le Mélanine, n’était plus nécessaire à la survie de leurs groupes ni à la pérennisation de leur caractéristiques anthropologiques… Donc, la « nouvelle espèce », qui partit à son tour d’Afrique pour coloniser les contrées plus au Nord, devait être « à peau noire », ou très brune, puisque toujours exposée aux conditions climatiques, très ensoleillées, comme aujourd’hui sous ces latitudes !!!  A ce stade de ma réflexion, je précise ma pensée : les Homo Sapiens qui vinrent coloniser les territoires, occupés depuis des milliers d’années par les Néandertaliens « blanchis », devaient être « noirs » ! Le « mélange » génétique reconnu aujourd’hui comme «probable ethnologiquement parlant, et possible génétiquement parlant» fit tant, par une évidente « évolution darwinienne » que les métissages Neandertal/Sapiens donnèrent des espèces « blanches » puisque « boréales » (Sapiens Sapiens) ! Mais tous nos ancêtres, au total de toutes ses "espèces", devaient être des individus à la peau noire…

Une autre question m’est venue à l’esprit : qu’en fut-il des populations « noires » qui vivent depuis des centaines (milliers ?) d’années dans des régions « océaniennes » telles les îles bordant pour beaucoup les côtes pacifiques de pays souvent habités par des individus jugés « jaunes » ? Par exemple…

 

Les Kanaks et autres peuples similaires

Mon idée, toute personnelle et à laquelle je ne lie personne, est que les Kanaks et autres populations à la peau brune, doivent être issus de « métissages » Neandertal / Sapiens dont la peau n’avait pas encore complètement « blanchi »…

Peuple mélanésien de la Nouvelle-Calédonie. Appelés autrefois «Canaques», un terme utilisé de manière péjorative, ces premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie revendiquèrent celui de Kanaks en même temps que l'indépendance de la «Kanakie !» au seuil des années 1980. Majoritaires dans la partie nord et dans les îles (Uvéa, Lifu, Maré), les Kanaks vivent en tribus et leurs rapports sociaux sont régis par des coutumes. La terre (le «sang des morts !») est un bien communautaire inaliénable où ils cultivent l'igname et le taro, bases de leur alimentation. Les relations de parenté (mariage par cousins croisés) sont strictement observées ainsi que les traditions, bien que les populations soient christianisées.

 Il y a 5 000 ans, des habitants du littoral de la Chine du sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taïwan. Vers 2 000 av. J.-C., des migrations ont lieu de Taïwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité. Comme l'attestent des fragments de poterie Lapita retrouvés, les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie auraient posé le pied sur le territoire, il y a environ 3 000 ans. On appelle Lapita la période de 1 300 à 200 av. J.-C. C'est à Koné sur la côte ouest de Grande Terre que furent découverts les premiers vestiges de la civilisation Lapita. Durant la période suivante, Naia Oundjo, les Canaques (terme qui viendrait de l'hawaïen Kanaka signifiant « homme ») arrivent à leur tour sur le territoire. Ils maîtrisent l'art de la pierre polie, et fondent leur civilisation sur la culture de la terre (principalement ignames et taros). Lors de rituels guerriers, des tribus pratiquent aussi le cannibalisme.

Alors, ma "théorie" étant maintenant couchée là, que pourrait-on dire ou penser des origines des peuples de chaque lieu, de chaque continent de notre Terre ? Bien des choses, sans doute... Ainsi, les Scientifiques américains se sont-ils aperçus, après de longues études sur les groupes sanguins (avant que l'on sache "manipuler" l'ADN), que la majorité des groupes prélevés chez les derniers descendants actuels des "Peaux-Rouges", étaient dans les mêmes proportions que celles des populations asiatiques (ayant été reconnues comme ayant "passé le Détroit de Béring", à l'époque lointaine ou cela a pu se faire "à pied" à la poursuite du gibier !). Et cela, cette mutation de masse des peuples asiatiques vers le Nouveau Monde est une chose parfaitement établie aujourd'hui... Comme la découverte dudit Nouveau Monde par les Vikings, dont les Peaux-Rouges avaient gardé une tradition orale, qui parlait sans équivoque des Géants Blonds venus de l'Océan (sans compter l'épave de Drakkar trouvée au Canada) !

Pour en revenir à mon thème central, Neandertal et Homo Sapiens ont sûrement cohabité et ont mêlé leurs ADN ! Je ne suis pas le seul à soutenir cette thèse aujourd’hui, et d’autres à des années-lumière de mes propres et modestes connaissances le sont aussi… Alors, ces particularismes dits « ethnologiques », constatés par les anthropologues et autres paléontologues, ne sont-ils pas que des expressions de « faciès » attenant à ces mutations manifestées au sein de deux espèces animales, par le simple rôle «sélectif et darwinien» de la Nature ?

Des gens, que nous rencontrons dans la rue, autour de nous, dans nos familles, dans nos cercles d’amis et/ou de « connaissances » ont, parfois, l’un le crâne allongé, l’autre le crâne rond, L’un des arcades sourcilières prononcées et d’autres le visage « plat »… Certains encore ont le corps plus « velu » que d’autres… J’ai moi-même connu un être humain, voisin de mon quartier, que je voyais régulièrement à l’époque à laquelle je fais allusion, et qui avait, comme on dirait aujourd’hui, un « look simiesque » ! Ses bras étaient anormalement longs, ses arcades sourcilières très prononcées et saillantes, son crâne très allongé, son corps extrêmement poilu et voûté, et son comportement intellectuel voisin d’un jeune enfant de moins de dix ans… Je m’en suis confié à diverses autres personnes, qui me disent l’avoir connu et confirment mes observations ! Je ne sais ce qu’il est advenu de cet homme, que je n’ai plus revu depuis une quarantaine d’années.

Quoi qu’il en soit ou qu’il en sera, ma conviction est désormais établie que « tous » nos lointains ancêtres étaient Noirs, et surtout les plus « modernes », c’est-à-dire les derniers arrivants sur nos vieux continents, les Homo Sapiens !

Pierre F. Jaouën

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Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 19:05

 

L’art solutréen – De 22 000 à 18 000 ans.

 

Le solutréen s’est développé sur à peine 3 ou 4 millénaires et ce sont, sans doute,  ses conditions climatiques rigoureuses qui ont gêné son extension.

Extrêmement  froid et sec à ses débuts, il deviendra tempéré mais instable par la suite.  Les ossements retrouvés sur les sites Solutréens sont ceux de rennes, mammouths, chevaux, bœufs musqués, rhinocéros,  antilopes Saïga, renards, loups.

 

Les Solutréens ont été les grands maitres de la sculpture  sur blocs ou sur parois d’abris, dans un style qui se veut naturaliste, réaliste. Les animaux représentés  parfois de trois quart, demeurent massifs et stylisés. Leurs proportions  sont volontairement  exagérées, afin  de donner du volume et un effet de perspective.

Un des sites typique du style solutréen se trouve en Charente,  dans l’abri du roc-de –Sers où  les paléolithiques y avaient gravés et sculptés une grande frise de bas relief.

 Sur le plus grand des blocs, on peut voir un homme aux jambes légèrement repliées, porteur d’un objet (bâton ?) sur l’épaule, et qui semble fuir devant un bœuf musqué. Ce type de scène, où l’homme est ainsi confronté à l’animal, est assez rare dans l’art paléolithique mais semble prédominant  à cette période. Sur les autres blocs, plusieurs espèces animales sont figurées et le thème central  semble lié, d’une façon générale,  à l’affrontement et la dominance pour la défense des territoires. Une partie des blocs et aujourd’hui exposée au musée d’archéologie nationale de Saint-Germain –en –Laye.

                                                       

Le site du fourneau du diable en Dordogne, autre important habitat Solutréen, a fourni  trois roches ornées, dont une peinte.  Un des blocs retrouvé devait faire  à l’origine plus de 2 mètres de long et pesait plus d’une tonne. Il était orné d’une dizaine de figures réparties sur deux faces, en bas relief ou gravées.

Les solutréens, comme leurs prédécesseurs, ont également « décorés » les grottes, mais ils  ne se sont  pas contentés d’y peindre que des animaux.

De curieux signes font leur apparition sur les parois, associés à des représentations animales ou bien humaines.  Communément appelés « signes de type Placard », ils tirent leur nom de cette grotte ou ils sont les plus représentés et  les mieux datés.  On les trouve dans la grotte COSQUER, PECH -MERLE, COUGNAC et LASCAUX, assez distantes les unes des autres. Cela démontre donc  que des groupes différents, éloignés les uns des autres, ont entretenu des relations plus ou moins suivi.

                                                                   

 

 

Photos : Signe de type placard, grotte du PECH MERLE - Bouquetins du ROC-DE-SERS - Frise de l'abri du ROC-DE-SERS.

A venir : L'art Magdalénien - De 18000 à 11 000 ans.

Réferences utilisées pour la rédaction de cet article :
L'art préhistorique - Alain Roussot - Editions Sud Ouest
Les arts préhistorique - Patrick Paillet - Editions Ouest France
L'art des cavernes - Jean Clottes - Phaidon
Dictionnaire de la préhistoire sous la direction d'A.L-Gourhan - Puf
Site internet - thierry.koltes.free.fr

 

 

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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 18:42

L’art Gravettien – De 29000 à 21 000 ans.

 

Pour les successeurs des Aurignaciens, les conditions de vie se font toujours dans un climat froid. Le niveau de la mer est, à l’époque, inferieur de 120 mètres et la faune est composée du Rhinocéros laineux, du mégacéros (un gros cervidé), du loup, bison, mammouth, renne, cheval, de l’ours des cavernes. C’est la toundra et la steppe avec de rares pins et bosquets qui composent le paysage. Un relatif réchauffement climatique va néanmoins se produire aux alentours de 24 500 et 26 500 ans BP.


Au Gravettien, l’art mobilier se caractérise principalement par les vénus paléolithique, des statuettes féminines sculptées dans l’ivoire, l’os ou la pierre , qui sont, la plupart du temps, représentées nues avec des formes généreuses, évocatrices, peut être, de la fécondité. Les seins, les fesses et le bassin apparaissent presque hypertrophiés, les ventres sont rebondis alors que les parties périphériques sont souvent ébauchées (Vénus de Lespugue, de Willendorf). Le visage lui n’est jamais dessiné sauf deux exceptions dont la fameuse Dame de Brassempouy. On en a retrouvé plus d’une centaine en Europe, volontairement brisées et placées dans les habitats ou enterrées dans des fosses creusées à leur intention, souvent non loin des foyers. Appartenaient-elles à un culte ? Quelques unes ont aussi été gravées dans la roche comme la vénus de L’Aussel, représentée de face et tenant une corne de bison dans sa main droite où se trouve 13 encoches. Interprétées comme peut-être des cycles lunaires ou des cycles menstruels par certains chercheurs. L’art mobilier Gravettien comporte également beaucoup des statuettes animales et des parures accompagnant de nombreuses sépultures.


  La grotte ornée du PECH MERLE (Lot) est l’un des  plus beaux sites de l’art pariétal Gravettien. On peut y admirer un impressionnant panneau long de 4 mètres représentant deux chevaux adossés, ponctués de 250 points noirs ou rouges. Un poisson, probablement un brochet mesurant 1 mètre, est peint en rouge sur le dos de celui de droite et 6 mains négatives les entourent. Elles appartiendraient à une femme d’après les recherches récentes menées par Dean Snow, professeur d’anthropologie archéologique à l’université de Penn state (Etats-Unis).

   

 

La grotte COSQUER (Bouches-du-Rhône), actuellement à 37 mètres sous le niveau de la mer, présente également un grand nombre de mains négatives positionnées parfois dans des endroits difficilement accessibles. La question se pose de savoir pourquoi elles ont été exécutées volontairement à ces endroits. Certaines sont mystérieusement incomplètes et représentées avec les doits repliés. Codes ? symboles ? Les empreintes de mains restent un émouvant témoignage de la vie des hommes au paléolithique.

Le bestiaire dans l’art pariétal Gravettien est dominé par les chevaux, les bisons, les mammouths et l’auroch.

 

 

Photos : Vénus de Brassempouy - Vénus de Willendorf - Vénus de Laussel -

Panneau des chevaux noirs ponctués grotte de Pech-Merle - Main négative

grotte de Pech-Merle.

 

A venir : L'art Solutréen.

 

References utilisées pour la rédaction de cet article :

Les arts préhistoriques - Patrick  Paillet - Editions Sud Ouest

L'art des cavernes - Jean Clottes - Phaidon

Dictionnaire de la préhistoire sous la direction d'A.L-Gourhan - Puf

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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 19:41

 

L’art AURIGNACIEN – De 35 000 à 27 000 ans.

 

C’est à l’Aurignacien que les hommes modernes (Cro-Magnon) sont arrivés en Europe Centrale et Occidentale, jusque là habitée par les Néanderthaliens. Le climat, tempéré à son début se détériore progressivement pour devenir froid et sec à partir de 30 000 ans (BP). Le paysage y est steppique et la faune est composée d’herbivores : mammouths, rhinocéros laineux, rennes, chevaux… et de carnivores : ours, grands félins, loups…

C’est  l’époque où l’on assiste à l’éclosion de l’art. La créativité des Aurignaciens est sans précédent. La parure y est fortement présente et dans la plupart des habitats Aurignaciens on a retrouvé d’importantes quantités de statuettes, colliers en perle et pendentifs divers, dont parfois les matières premières utilisées, coquillages, dents, ivoire, ne correspondent pas entièrement à leur disponibilité locale ; démontrant ainsi qu’il existait des réseaux d’échanges entre les différents groupes. Des coquillages méditerranéens ayants été retrouvés par exemple en Périgord.

Un des plus beaux exemples de l’art mobilier de cette période est une statuette de 28 cm en ivoire de mammouth retrouvée en Allemagne sur le site de Hohlenstein Stadel représentant un être anthropomorphe, homme à tête de lion. (Chamane, esprit surnaturel ?)

Dans les abris, c’est la gravure qui fait son apparition. Par piquetage ou incisions profondes, apparaissent des figures animalières et des représentations sexuelles féminines (vulves). Cet art s’exprime essentiellement sur pierre, bloc ou plaquette. Quelques traces de peintures noires sur fond rouge ont aussi été retrouvées dans certains abris.

                                                        

Et puis la grande révolution artistique apparait, l’art figuratif, l’art pariétal, l’art des grottes ornées.  La découverte en 1994 de la grotte CHAUVET en Ardèche va bouleverser l’ensemble des préhistoriens. La datation au carbone 14 de ses peintures révèle qu’elles ont été réalisées il y a -31 000 ans, faisant de CHAUVET une des plus anciennes grottes ornées au monde. Le bestiaire qui y est représenté est exceptionnel et bien différent de celui des autres grottes. 72 félins prédominent et les autres grands prédateurs de l’époque, rhinocéros, mammouths, ours  s’étalent sur les parois avec des techniques de représentations étonnantes. Les animaux apparaissent la plupart du temps en mouvement avec parfois une impression de perspective. Les artistes ont même raclé les parois et estompé les couleurs pour faire ressortir leur sujet.  Dans la salle du fond, la "scène de chasse" montrant une quinzaine de félins poursuivant un troupeau de bisons est exceptionnelle et considérée comme un vrai chef-d’œuvre de l'art occidental. La grotte CHAUVET rassemble plus de la moitié des félins reconnus dans tout l'art des cavernes.

Photos : Statuette de Hohlenstein stadel. Vulves gravées- abri de la Ferrassie.

Lionnes de la grotte Chauvet.

 

A venir : Sélection de livres sur la préhistoire à lire cet été.

A venir : L'art Gravetien- De 29 000 à 21 000 ans.

 Réferences utilisées pour la rédation de cet article:

L'art préhistorique - Alain Roussot - Editions Sud Ouest

Les arts préhistoriques - Patrick Paillet - Editions Ouest France

L'art des cavernes- - Jean Clottes - Phaidon

Dictionnaire de la préhistoire sous la direction d'A.L-Gourhan - Puf

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