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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 13:50

 

Notre ADN contient des virus qui étaient également présents dans l'ADN de l'homme de Néandertal, révèle une étude publiée le 18 novembre dans la revue Current Biology. Ce qui suggère que ces virus proviennent d'un ancêtre commun à Néandertal et Sapiens, qui vivait il y a 500 000 ans au moins.

Ces virus également possédés par Néandertal sont en réalité des rétrovirus endogènes, c'est-à-dire qu'ils sont contenus dans l’ADN, et se transmettent par conséquent de génération en génération.

Pour parvenir à ce résultat, le généticien Gkikas Magiorkinis (Université d'Oxford, Grande-Bretagne) et ses collègues ont comparé l'ADN ancien issu de fossiles néandertaliens à des échantillons d'ADN prélevés sur des patients atteints du cancer. Au cours de ces travaux, ils ont également comparé ces échantillons à de l'ADN ancien provenant d'ossements appartenant à l'homme de Denisova (un « cousin » de l'homme de Néandertal dont l'existence a été révélée en 2010 à la suite de la découverte d’ossements vieux de 40 000 ans environ d'un enfant de 7 ans dans la grotte de Denisova, en Sibérie).

Résultat ? Le généticien Gkikas Magiorkinis et ses collègues ont découvert que des séquences de rétrovirus endogènes présents dans l'ADN de l'homme de Neandertal et de l'homme de Denisova étaient également présents dans l'ADN prélevé sur les volontaires ayant participé à l'expérience.

Plus précisément, ces rétrovirus endogènes (appartenant à tous une famille de virus appelée HML2, actuellement suspectée de constituer une forme de prédisposition génétique au sida et au cancer) ont été retrouvés au sein de la partie non codante de l'ADN des volontaires : cette partie de l'ADN qui ne code pour aucune protéine, parfois appelée ADN poubelle, représente plus de 90 % de notre ADN.

chasseur Néandertalien

Il est à noter que la présence de rétrovirus endogènes dans la portion non codante de notre ADN est un fait connu depuis longtemps des généticiens : il est estimé que ces rétrovirus endogènes constituent en moyenne 8 % de la portion non codante de notre ADN. Si, la plupart du temps, la présence de ces virus contenus dans notre ADN n'a aucune conséquence particulière sur la santé, ils pourraient toutefois, lorsqu'ils sont activés par des facteurs externes, être impliqués dans la survenue du sida et du cancer.

Grâce à ces travaux, les auteurs de l'étude espèrent ainsi pouvoir mieux cerner le véritable impact sur la santé de ces rétrovirus endogènes. Ils ont ainsi l'intention, au cours de prochains travaux, d'évaluer la prévalence de ces rétrovirus endogènes au sein de la population générale : s'il s'avère que ces derniers sont extrêmement répandus, alors cela signifiera qu'ils n'ont aucun impact important sur la santé humaine (sinon, ils n'auraient pas pu se diffuser aussi largement dans la population). En revanche, si ces travaux à venir révèlent que ces virus sont moins répandus que prévus, alors cela pourrait signifier qu'ils ont un impact négatif sur la mortalité humaine.

Source : Journaldela science.fr

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 14:22

 

Les abris et grottes sculptés avant Lascaux. Technologie et insertion symbolique. Vendredi 15 novembre, à 20 h 30, Groupe d'étude et de recherche du Bergeracois sur l'art pariétal paléolithique, GERBAPP, Saint-Germain-et-Mons.

Les vulves dessinées par Cro-Magnon en Dordogne, le mercredi 4 décembre, à 14 heures, en l'hôtel de la Société historique et archéologique du Périgord, 16-18, rue du Plantier, Périgueux (il est prudent de venir à 13 h 30).

Usages et usures de l'art des cavernes, le jeudi 12 décembre, à 9 h 30, au musée du CAPC (Centre d'Arts Plastiques Contemporains), Entrepôt 7, rue Ferrère, Bordeaux.

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 11:27

 

A noter dans votre agenda.

Dans le cadre de son cycle de conférences Le nouveau Musée de l’Homme et ses collections, regards croisés, le Musée de l’Homme, en partenariat avec la Société des Amis du Musée de l’Homme, vous convie à une conférence de Patrick Paillet, préhistorien, maître de conférence au Muséum national d'Histoire naturelle, avec la participation de Charlotte Quiblier, historienne d’art.

Avec le Musée d’Archéologie Nationale de Saint-Germain-en-Laye et le Musée National de Préhistoire des Eyzies-de-Tayac en Dordogne, le Muséum national d’Histoire naturelle possède l’une des plus riches collections d’objets préhistoriques. Depuis le XIXème siècle, l’institution s’est considérablement enrichie par des dons successifs de différents chercheurs et par de nombreuses acquisitions. L’art préhistorique (gravures et sculptures) y est remarquablement représenté et la collection du marquis Paul de Vibraye (1809-1878), conservée au département de Préhistoire, en constitue une incontournable référence.

Cette collection fut présentée à l'Expositioin universelle de 1867 dans le cadre de la galerie de l'Histoire du travail. En tant qu'exposition archéologique, cette galerie comprenait les objets produits par les différentes nations depuis leurs origines jusqu'au XVIIIème siècle. La salle consacrée aux "oeuvres des temps antéhistoriques" connut un retentissement important car elle prenait place dans le débat concernant la haute antiquité de l'Homme et constituait la première exposition d'objets préhistoriques au grand public.

Patrick Paillet est docteur en Préhistoire et Maître de conférences du Muséum national d'Histoire naturelle. Ses travaux sont orientés vers l'étude des comportements symboliques de Homo sapiens dans le monde.

Il est l'auteur ou le co-auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages. Il se consacre aujourd'hui plus spécifiquement à l'analyse des représentations animales dans les arts magdaléniens des Pyrénées et des Cantabres, il co-dirige depuis près de 20 ans un programme sur l'art rupestre dans le centre du Brésil (Mato Grosso) et coordonne un programme de l'Agence Nationale de la Recherche sur les micro-analyses et les datations de l'art préhistorique dans son contexte archéologique.

Charlotte Quiblier est historienne d'art, elle travaille actuellement au sein de l'équipe du projet de rénovation du musée de l'Homme. Dans le cadre de son master de muséologie à l'Ecole du Louvre, elle est l'auteur d'un mémoire sur l'archéologie à l'Exposition universelle de 1867.


Date et Lieu:

Mercredi 27 novembre 2013

Auditorium de la Grande Galerie de l'Evolution
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire
75005 Paris

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Renseignements au 01 44 05 72 31

A lire. Les arts préhistoriques - Patrick Paillet - Editions Ouest France.

couv-les-arts-prehistoriques.jpg


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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 14:27

 

A voir absolument, le nouveau site du ministère de la culture sur quatre abris sculptés de la préhistoire.

Le Roc-aux-Sorciers, La Chaire à-Calvin, L'Abri Reverdit et le Cap Blanc.

Chaque abri a été modélisé en images de synthèse en 3D afin d’offrir aux internautes une spectaculaire visite virtuelle de ces lieux. Un bouton situé en haut de la page permet d’afficher les contours des sculptures pariétales et d’afficher le détail de chacune d’elles. Un panneau latéral, situé à gauche de l’écran, permet de resituer le contexte de l’époque : vie quotidienne, climat, développement technique, etc. C'est passionnant et instructif.

Commencez votre visite en cliquant ici.

roc-aux-Sorciers

                                                            Le Roc-aux -Sorciers

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 13:58

 

Un excellent article de l'AFP, publié sur le site de l'Express.

Nairobi - Dans le musée national du Kenya, des enfants, les yeux grands ouverts, examinent les squelettes noircis de lointains ancêtres, restes vieux d'1,5 million d'années, qui fournissent de précieuses clés sur l'origine de l'Homme.

des-ecoliers-kenyans-devant-un-squelette-presque-entier-d-h

Mais au Kenya, surnommé "le berceau de l'humanité" en raison des nombreux restes d'hominidés retrouvés sur son sol, ces précieux témoignages du passé entrent aussi en conflit avec un mélange compliqué de croyances locales et religieuses sur l'origine des temps. 

Dans les écoles kényanes, les enfants étudient pêle-mêle la théorie darwinienne de l'évolution, la Genèse biblique - selon laquelle Dieu créa Adam avant de façonner Eve, à partir d'une de ses côtes - ou encore des croyances tribales toutes aussi variées les unes que les autres. 

Les Kikuyu, la plus importante ethnie du Kenya en nombre, pensent que le créateur, alors assis sur une couverture de neige en haut du Mont Kenya, créa l'homme en lui donnant neuf femmes.  

Les Massaï, peuple d'éleveurs, assurent que leurs vaches sont descendues du ciel, attachées à des cordes, quand paradis et terre se sont dissociés. 

"Il y a des défis à enseigner l'évolution (...) en grande partie en raison des enseignements religieux sur la Création, profondément ancrés", reconnaît Fredrick Kyalo Manthi, chef du département paléontologie au Musée. 

"C'est effectivement un défi", confirme un instituteur, Manasseh Maina, venu accompagner sa classe au musée, et qui s'arrête devant le "Garçon de Turkana", l'un des deux seuls squelettes d'hominidés retrouvés presque entièrement complets au monde. 

La vallée du Rift, qui s'étend de la Tanzanie à l'Ethiopie en passant par le Kenya, a été le théâtre de découvertes majeures de fossiles. Pour les professeurs, la collection unique d'hominidés du Musée national du Kenya constitue une aide précieuse à l'enseignement de la théorie de l'évolution. 

"Quand vous expliquez l'évolution aux enfants, si vous n'avez rien de concret (à leur montrer), cela peut sembler abstrait", soulève M. Maina. 

"Il semble qu'il y ait une contradiction quelque part, mais nous aimons apprendre à la fois l'évolution et la Bible", dit de son côté Joy, une étudiante de 14 ans, près de l'un des nombreux crânes en exposition. 

Défilé d'écoles 

Dans le passé, ces célèbres fossiles ont été plus controversés. 

Une polémique avait éclaté en 2006 et 2007, quand l'évêque Bonifes Adoyo, à la tête d'une congrégation de milliers d'Eglises évangélistes, avait lancé une campagne pour tenter de restreindre l'accès aux plus impressionnants d'entre eux. 

Sa tentative avait provoqué la colère du célèbre paléontologiste kényan Richard Leakey qui avait appelé les autorités des musées kényans à défendre énergiquement "la théorie de l'évolution en ce qui concerne les origines de l'humanité". 

Aujourd'hui, le porte-parole du ministère de l'Education, Kennedy Buhere, dit que le débat s'est apaisé. Même si les Eglises évangélistes sont puissantes au Kenya, leurs chefs sont enclins à atténuer les divisions. 

"Je ne crois pas qu'il y ait jamais eu un conflit grave au point que quelqu'un se mette à remettre en cause les programmes scolaires", relève Ann Mwalili, créatrice de l'Eglise des verts pâturages du tabernacle à Nairobi. 

Les enseignants comme M. Maina expliquent eux qu'ils se bornent à présenter les différentes versions à leurs élèves. 

"Nous leur disons que, selon la science, l'homme est apparu de cette façon, que selon les études locales, qui regroupent ce que les différentes ethnies pensent de la Création, voilà ce qu'il s'est passé, et que, selon la Bible, c'est arrivé comme cela", dit l'instituteur. 

Beaucoup viennent voir le musée national, certaines classes faisant parfois dix heures de route pour le visiter dans la journée. Les enfants se lèvent alors des heures avant l'aurore. Les rues autour de l'établissement sont souvent bondées de cars scolaires. 

"C'est tellement utile pour eux de voir des hommes de l'âge de pierre", martèle Albert Mwanthi, enseignant à Makueni, à quelque 200 km de Nairobi, en montrant la reproduction d'une scène de chasse de l'époque. Avant de regretter que "ce genre d'expositions ne soit pas étendue ailleurs dans le pays".

Source utilisée : Lexpress.fr

Crédit photo : afp.com/Tony Karumba

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 10:11

 

Mardi 29 octobre s’ouvrira au Muséum de Toulouse une exposition consacrée à l’Afrique du Sud. Avec, pour sa première apparition en Europe, la reconstitution de l’australopithèque Sediba.

C’est la première fois que le squelette de Sediba est présenté en Europe et lors de l’inauguration officielle, prévue demain, le ministre Sud-Africain des sciences et des technologies, Derek Hanekom sera présent de même que Francis Thackeray, professeur d’anthropologie à Johannesburg et Nicolas Teyssandier, Chargé de recherches au CNRS à Johannesburg.

Australo-vs-homo.gif


Muséum de Toulouse, ouvert du mardi au dimanche, 10h-18h. Tel.05.67.73.84.84.

Source utilisée: Ladepeche.fr

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 14:28

 

Après Chicago et Houston, l'exposition internationale « Lascaux, peintures préhistoriques » s'arrêtera au Centre des Sciences de Montréal de la mi-avril au mois de septembre 2014.

Après Montréal, l'exposition prendra la route de Denver, de San Francisco, puis du Japon et de la Chine.

Source utilisée : Radio-Canada.ca

A l'interieur de la grotte-lascaux

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 12:48

 

couv les métamorphoses de lascauxTrès belle soirée en perspective ce samedi 12 octobre à 20h à la Maison de la Région, au 61 la Canebière à Marseille, dans le cadre des 7èmes Rencontres Internationales Sciences et Cinémas (événement Marseille-Provence Capitale de la culture 2013), l'association Polly Maggoo propose une soirée consacrée à l'art pariétal, en présence de Marc Azéma, préhistorien membre de l'équipe scientifique de la grotte Chauvet-Pont d'Arc, et Pedro Lima, journaliste spécialisé en préhistoire et art pariétal :
La préhistoire du cinéma : Chauvet, Cosquer, Lascaux... nouveaux regards sur l'art pariétal.

 Au programme:

- Projections de plusieurs films illustrant l'invention, depuis 30,000 ans, des premières techniques de narration graphique et de décomposition du mouvement, ainsi que l'utilisation de la 3D et des fac-similés pour transmettre, aujourd'hui, cet art unique.

- Débats et échanges avec le public.

Préhistoire du cinéma- Présentation des ouvrages "La préhistoire du cinéma, origines paléolithiques de la narration graphique et du cinématographe", de Marc Azéma, éditions Errance, et "Les métamorphoses de Lascaux, l'atelier des artistes de la préhistoire à nos jours", de Pedro Lima et Philippe Psaïla, éditions Synops.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 06:43

 

Le Muséum d'histoire naturelle de Cleveland (Ohio) vient de présenter une nouvelle reconstitution de Lucy, la célebre Australopithecus afarensis vieille de 3,2 millions d'années.

C'est à partir des dernières découvertes de fossiles de cette espèce, notamment de nouvelles côtes et os du pied, que cette représentation a été concue. Désormais son cou est plus marqué, sa cage thoracique est arrondie, sa taille est plus étroite et ses pieds sont plus arqués que précédement.

C'est le paléo artiste, John Gurche qui a donné son nouveau visage à Lucy.

 

Lucy nouveau visagela-nouvelle-reconstitution-de-Lucy

 

Source utilisée : Maxisciences.com

Crédit photos : John Gurche - Cleveland Museum of Natural History

 

Muséum d’histoire naturelle de Cleveland (Ohio), à l’occasion d’un symposium de paléoanthropologie

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/lucy/lucy-relookee-la-petite-australopitheque-s-humanise_art30867.html
Copyright © Gentside Découvertes
Muséum d’histoire naturelle de Cleveland (Ohio), à l’occasion d’un symposium de paléoanthropologie

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Muséum d’histoire naturelle de Cleveland (Ohio), à l’occasion d’un symposium de paléoanthropologie

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/lucy/lucy-relookee-la-petite-australopitheque-s-humanise_art30867.html
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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 07:12

 

Le 15 août dernier, une défense de mammouth a été découverte dans une gravière en Suisse à Eschenbach. Le fragment de 90 cm de long, 23 cm de diamètre et de 30 kg est particulièrement bien conservé.

Une analyse géologique de la couche de gravier ou se trouvait la défense indique qu'elle daterait de 29 000 ans.

D'autres restes de mammouth ont été découverts dans la région. Un des plus impressionnants est une défense de mammouth de 180 cm retrouvée en 2006 à Ballwil. Sa datation avait d'abord été estimée à 45 000 ans. Mais son âge a été revu à 29 000 ans, a précisé l'archéologue cantonal Ebbe Nielsen à l'ats.

Les archéologues estiment que les mammouths ne vivaient pas dans la région mais plus au sud. Leurs cadavres ont probablement été emportés par des cours d'eau en crue. Seules les défenses et les dents ont résisté au temps.

Defense-mammouth-Lucerne.jpg                  Défense de mammouth découverte en 2006 à Ballwil (Suisse)

Source utilisée : Archinfo.ch

Crédit photo : Keystone

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