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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 07:40


Le site archéologique Yana RHS est situé à l’embouchure du fleuve Yana en Sibérie, à 500 km au nord du cercle polaire. La datation par
le radiocarbone montre qu'il a été occupé par les hommes il y a 28 000 ans et c'est donc, à ce jour, la plus ancienne occupation humaine du paléolithique supérieur dans le cercle arctique.
yana-rhs                                                      Fouilles sur le site Yana RHS
Fouillé depuis 2001 par l’archéologue Vladimir Pitulko, le site a livré près de 3.000 artefacts.

  • Des outils fait d'ossements de rhinocéros, de mammouths, de loups, de chevaux et de rennes.
  • Des outils en pierre dont des hachoirs, grattoirs, bifaces et un percuteur.
  • Une corne de rhinocéros et deux défenses de mammouths.
  • Des pendentifs, des perles et de l'ocre rouge.

Aucun témoignage d’une technologie laminaire n’a été retrouvé.

Yana RHS                        Os gravés qui ont été retrouvés sur le site (crédit photo-V.Pitulko)

 
De très nombreux restes d'ossements de mammouths et de chevaux, présentant des traces de découpes et des marques de cuissons ont également été mis au jour; les restes des repas des occupants du site. Le mammouth semble d'ailleurs avoir joué un rôle très important dans la survie des paléolithiques du site Yana RHS car à proximité, c'est un entassement de près de 1000 ossements de cet animal provenant d'à peu près 26 individus adultes qui a été retrouvé avec ceux de rennes,de bisons, de rhinocéros et d'ours. Il semble que ces os aient été soigneusement triés en fonction des espèces, et les datations au radiocarbone montrent qu'ils ont été déposés à cet endroit à la même période que celle de l'occupation du site. 

restes osseux mammouths Yana        Une partie des nombreux ossements de mammouth retrouvés proche du site

Yana RHS est un site important parce qu'il démontre que des humains s’étaient adaptés à un climat arctique rigoureux beaucoup plus tôt que l’on ne le croyait auparavant. De plus, la localisation du site près du pont terrestre de la Béringie ainsi que l’ancienneté de son occupation pourraient ultimement fournir des indices contribuant à résoudre quelques-unes des questions concernant le peuplement initial des Amériques.
os avec traces Yana          Os présentant, en haut à droite, des traces de rongements (crédit photo-V.Pitulko)


Sources utilisées: Journal of Archaeological Sciences / Archaeology.about.com

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 17:45

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 17:08

 

A voir, cette courte vidéo ou Ariane Burke, professeure titulaire au Département d'anthropologie de l'Université de Montréal explique comment l'échange d'objets symboliques entre Homo sapiens et leur désir de garder le contact avec des êtres éloignés ont permis à cette espèce d'avoir le dessus sur l'homme de Néandertal. Son intérêt à établir des relations à distance a transformé l'Homo sapiens en un redoutable colonisateur.

 

 

Source utilisée: https://twitter.com/PrehistoTweet

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 13:34

 

Une étude comparative du génome du loups et du chien laisse penser que la sédentarisation de l'homme et le début de l'agriculture ont joué un rôle majeur dans la lente transformation des loups antiques en chiens domestiques.

Publiée par la revue Nature, cette étude a été menée par une équipe scientifique suédoise qui a comparé les génomes de douze loups provenants de divers points du globe et de soixante chiens issus de quatorze espèces distinctes.

lupus.jpg

Au total, ils ont identifié trente-six régions du génome qui ont probablement été modifiées par le processus de domestication et d'adaptation évolutive du chien. Plus de la moitié de ces régions est liée aux fonctions cérébrales, notamment au développement du système nerveux, et pourrait donc expliquer les différences de comportement qui séparent le loup du chien domestiqué.

Les chercheurs ont surtout découvert trois autres gènes jouant un rôle déterminant dans la digestion de l'amidon, un glucide d'origine végétale, révèlent-ils. "Nos résultats montrent que ces adaptations qui ont permis aux premiers ancêtres des chiens modernes de prospérer grâce à une nourriture riche en amidon, comparativement au régime carnivore des loups, a constitué une étape cruciale dans leur domestication", écrivent-ils.

Un changement de niche écologique pourrait avoir été le principal moteur de ce processus de domestication. Et c'est en offrant à certains loups la possibilité de trouver de quoi manger parmi les restes des établissements humains, de plus en plus fréquents à l'aube de la révolution agricole, que cette nouvelle niche écologique aurait été créée, avancent les chercheurs.

"Notre découverte peut donc laisser penser que le développement de l'agriculture a servi de catalyseur à la domestication du chien", ajoutent-ils, notant "l'étonnant parallèle" entre l'évolution suivie par l'homme et par le chien pour s'adapter à une alimentation de plus en plus riche en amidon avec l'apparition de l'agriculture.

Source utilisée: Le monde.fr

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 11:52

 

Couverture.jpgC'est le titre de cet ouvrage collectif qui vient de sortir en format poche.

Extrait d’un colloque tenu à Lyon en mars 2005, piloté par Sophie Archambault de Beaune, cet ouvrage de concertation entre une bonne trentaine de chercheurs « réfléchit au sens de la démarche du préhistorien » et élabore, dans la voie tracée par André Leroi-Gourhan, une heuristique du quotidien, de la technique - « geste et outil organisés en chaîne par une véritable synthèse ». Comment - avec la forte accumulation des connaissances paléolithiques qui depuis une quarantaine d’années fournit de nombreuses monographies topographiques (parcellaires et terre-à-terre donc) - traduire « la réalité du vestige archéologique ? Comment élaborer un modèle comportemental à partir de vestiges ? » . Comment passer de l’invention - au sens premier - à la restitution originaire plus qu’originale ? Comment interpréter ? Que peut restituer du quotidien paléolithique le préhistorien ?

Chasseurs-cueilleurs : comment vivaient nos ancêtres

Ouvrage collectif sous la direction de Sophie A. de Beaune.

CNRS Editions.

ISBN :978-2-271-07618-2

296 pages.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 07:32

 

En juin 2012, un squelette de mammouth laineux a été découvert à Changis-sur-Marne, situé à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Baptisé Helmut, l'animal s'est probablement enlisé sur les bord de la Marne il y plus de 100 000 ans.

Stéphane Péan, maître de conférences au Muséum National d’Histoire Naturelle, et Pascal Depaepe, directeur scientifique de l'Inrap, Institut national de recherches archéologiques préventive, ont fait le point sur cette découverte dans l'émission de France Culture, le salon noir. 

Un Podcast passionnant à écouter en cliquant ici.

helmut-le-mammouth

             Le squelette quasi complet du mammouth Helmut (crédit photo- Maxisciences)

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 16:45

 

Romain Pigeaud1Le préhistorien Romain Pigeaud animera une conférence à Toulouse le 24 janvier 2013 " L'art paléolithique dans la vallée de l'Erve: les grottes Rochefort, Mayenne-Sciences et Margot".
Une conférence proposée par La Société Méridionale de Spéléologie et de Préhistoire de Toulouse.
Lieu : C.M.S., 2 rue Malbec - 31000 Toulouse.
Horaire : 20 h 30 précises.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:33

 

couvLes artistes du paléolithique ont-ils utilisé la technique des ombres chinoises pour exécuter les peintures sur les parois des grottes ? Oui, d'après la théorie que défendent Jean-Jacques Lefrère, professeur de médecine, et Bertrand David, peintre et dessinateur, dans un livre à paraître le 16 janvier, "La plus vieille énigme de l'humanité" chez Fayard.

Les hommes préhistoriques auraient utilisé, selon eux, l'ombre portée d'une figurine sculptée pour tracer d'un trait sûr le contour d'un cheval ou d'un bison sur la paroi des grottes, la source lumineuse étant une lampe à graisse placée derrière la statuette.

"J'ai eu cette intuition en étudiant les grottes ornées pour un projet", explique à l'AFP M. David, fasciné par le mystère des oeuvres réalisées par nos lointains ancêtres du Paléolithique supérieur.

"Nous avons fait de nombreuses expériences en appliquant un protocole rigoureux. Toutes se sont révélées concluantes", affirme-t-il.

A l'appui de leur thèse, les auteurs avancent plusieurs arguments: les figures d'animaux sont toujours de profil, comme des silhouettes. Et si le contour de l'animal est précis, l'intérieur est en général moins élaboré.

Par ailleurs, les figurines pouvaient être transportées aisément par ces nomades et le procédé transmis. Selon eux, il est aussi plus facile de modeler une figurine que de dessiner de mémoire un animal.

Pourquoi cette idée n'a-t-elle jamais été avancée par des préhistoriens ?

"C'est tellement simple que cela paraît presque trivial. Certains sont cependant passés très près", assure M. Lefrère, également historien de la littérature.

"Ce que nous voudrions, c'est que ce livre grand public permette aussi à des spécialistes de nous opposer des arguments, qu'il y ait débat et que notre hypothèse fasse avancer la connaissance", dit-il.

Pour Jean Clottes, la théorie des auteurs est "peu plausible".

"On ne peut pas prouver que ce procédé n'a jamais servi, mais cela va à l'encontre de la diversité des représentations. Deux bisons, deux lions ou deux chevaux ne sont jamais pareils, y compris dans la même grotte", explique-t-il à l'AFP.

"Si les dessins étaient stéréotypés, on pourrait éventuellement l'envisager, mais il n'en est rien. Et pourquoi auraient-ils fabriqué des tonnes de figurines plutôt que de dessiner ? Ils ne dessinaient pas d'après nature, c'étaient des images mentales. Les Aborigènes le font toujours", relève le préhistorien.

"Il n'y a d'homogénéité de l'art préhistorique que pour ceux qui le regardent de loin", renchérit Gilles Tosello.

"Cela ne veut pas dire que lumière et ombres, qui révélaient, accentuaient ou masquaient telle ou telle représentation, ne jouaient pas un rôle essentiel dans cet art", remarque ce préhistorien et artiste. "Mais ce courant a duré autant que les cultures qui le portaient: près de 30.000 ans. Il possède des traits communs, comme les arts de toute époque, mais aussi de fortes différences stylistiques".

"Quand on voit le talent, la diversité des tempéraments, des techniques, nul besoin, selon lui, d'avoir recours à des stratagèmes".

Je n'ai pas encore lu ce livre mais personnellement, je ne pense pas qu'il fera débat pendant très longtemps...

"La plus vieille énigme de l'humanité" (Fayard) - Bertrand David et Jean-Jacques Lefrère - 175 p. - 16 euros.

Source utilisée: RTBF.BE

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 16:02

 

IMG 4364La grotte de Saint-Cirq, dite du Sorcier, est une toute petite cavité nichée à flanc de falaise en Dordogne dont les gravures préhistoriques ont été découvertes en 1952 et 1953. Elle est célèbre pour sa fameuse représentation humaine baptisée "Le sorcier".

Étudiée notamment par les abbés H.Breuil et Glory, par le Professeur A.Leroi-Gourhan, Brigitte et Gilles Deluc, c'est maintenant le préhistorien Romain Pigeaud qui dirige depuis 3 ans les recherches dans la cavité.

La campagne scientifique 2012 s'est achevée il y plusieurs semaines et le quotidien régional Sud Ouest s'en est fait l'écho récemment dans ses colonnes.

La lecture des gravures dans une grotte est souvent plus difficile que celle des peintures mais l'évolution du matériel photographique et de l'éclairage permet de mieux relever les nombreuses superpositions « Nous ne sommes pas historiens de l'art, tout nous intéresse, même les traits qui pourraient paraître sans intérêt », précise Romain Pigeaud. La suite des relevés se fait toujours sur des calques… Dans quelques années, scanner les parois en trois dimensions permettrait d'aller un peu plus loin. À condition de trouver les financements. « Ce travail est aussi intéressant pour revoir la datation des décors de la grotte. » Il y a plusieurs époques, entre du magdalénien moyen (vers 17 000 ans) et du gravettien (vers 22 000 ans). Les bas-reliefs (chevaux, bisons) de l'entrée ont des similitudes avec ceux de Cap Blanc, aux Eyzies ; les gravures du fond (le Sorcier, des figures féminines, un félin…) sont plus proches de Cussac, au Buisson-de-Cadouin.

Le résultat des travaux dans la grotte de Saint-Cirq sera bientôt publié dans l'excellente revue « Paléo » du musée des Eyzies. « On arrive toujours à trouver de choses nouvelles », expliquent les chercheurs. D'ailleurs, Le Sorcier (en est-il vraiment un ?) pourrait même avoir comme base une figure animale.

L'équipe scientifique qui a accompagné Romain Pigeaud était composée de Florian Berrouet, Estelle Bougard, Pascaline Gaussein et Pascal Bonic.

Equipe-scientifique-grotte-du-sorcier.jpg              L'équipe scientifique au travail dans la grotte (crédit photo-A.Loth)

Longue de moins de 15 mètres, la grotte de saint-Cirq comprend deux parties. A l'époque ou elle était fréquentée par les hommes du paléolithique, ils devaient ramper dans un étroit goulet d'un mètre de large environ pour y avancer et arriver face à la représentation du Sorcier.

Aujourd'hui le niveau du sol a été abaissé et la grotte se visite à partir du mois d'avril, jusqu'à la mi-novembre. Sur place, vous trouverez aussi un petit musée qui expose des artefacts mis au jour autour du site et une magnifique statuette sculptée par un artiste Magdalénien représentant une tortue.

Sources utilisées: SudOuest / Persée.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 10:55

 

Biface-mousterien.jpgLes fouilles archéologiques préventives de la future ligne à grande vitesse Bretagne - Pays de la Loire ont revelées deux sites Néandertaliens près de Sablé.

Sur le vaste gisement de silex de Fontenay-sur-Vègre, les archéologues ont collecté près de 23 000 pièces : racloirs, lames, pointes, bifaces, etc.

Ces objets ont été fabriqués et utilisés par l'homme de Néandertal, « une branche parallèle à celle de l'homo sapiens », précise Pierre Chevet, adjoint scientifique et technique à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) pour les Pays de la Loire. Ce site a été exploité autour de 40 000-50 000 ans avant Jésus-Christ. « C'est la première fois que des vestiges de ce type et aussi anciens sont mis en évidence dans la région. »

Les fouilles se termineront prochainement mais les études courront jusqu'en 2015.

Source utilisée: Maville.com

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