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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 10:59

 

La chaîne anglaise BBC Two a diffusé hier soir un documentaire sur la découverte en Sibérie d'une petite femelle mammouth dont l'état de conservation est exceptionnel.

Découverte sur les rives de la mer de Laptev (océan Arctique) et baptisée Yuka, la très jeune femelle mammouth porte encore sur ses pattes et une partie de son corps, ses longs poils roux et blonds. Selon l'étude de ses dents et de ses défenses, elle était probablement âgée de 3 ou 4 ans lors de sa mort. L'étude de son corps présente des traces fraîches, antérieurs à son décès d'une attaque d'un ou plusieurs grands félins, et l'une de ses pattes est cassée.

Yuka-petite-femelle-mammouth.jpg

                  La jeune femelle mammouth, Yuka (crédit photo-F.Latreille/Mammuthus)

«Elle a de larges griffures sur les pattes. Mais elle a aussi une longue incision, trop régulière pour avoir été faite par un animal, de la base du crâne jusqu'au niveau du dos. Elle a dû être découpée par un chasseur qui voulait accéder à la réserve de graisse et à la viande facilement accessible entre les vertèbres.» à expliqué au Figaro Bernard Buigues, l'explorateur français à la tête du programme Mammuthus qui dirige l'étude scientifique du spécimen. Mais ce qui intrigue les chercheurs, c'est la découverte à côté du corps de la tête et du bassin de l'animal.  «S'agit-il d'un rituel, ou les chasseurs ont-ils voulus récupérer la moelle dans les os? On ne sait pas encore, admet Bernard Buigues. Mais quoi qu'il en soit, ces interactions entre un chasseur humain et un mammouth sont tout à fait uniques. On n'avait jamais vu quoi que ce soit de ce genre.»

Des études complémentaires devront être effectuées pour connaître l'âge exact de Yuka et les circonstances précises de sa mort.

 

                       Extrait du reportage de la BBC sur la découverte de Yuka

 


Yuka détail 2 pattes                                  Détail des pattes et des coussinets de Yuka


     Yuka.jpg                                      Yuka et ses longs poils roux et blonds  

paleontology_yakutskrussia_08.JPG

Sources utilisées: Le figaro.fr / Discovery.com / BBC

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 12:15

 

L'utilisation contrôlée du feu est considéré comme une étape majeure dans l'évolution humaine. Une nouvelle étude réalisée en Afrique du Sud par une équipe scientifique internationale, suggère que les humains ont utilisé le feu il y a environ 1 million d'année, soit 300 000 ans plus tôt que ce que nous pensions auparavant.

Des cendres de substances végétales bien préservées et des fragments d'ossements, déposés sur des surfaces bien délimitées et mélangés aux sédiments d'une couche datant de près d'un million d'années, ont été trouvés à l'intérieur de la caverne Wonderwerk, située près du bord du désert Khalari en Afrique du Sud.   

L'analyse des échantillons de sédiments par Francesco Berna et Paul Goldberg de l'Université de Boston, les principaux auteurs de l'étude, a révélé "des restes de plantes et des fragments d'os calcinés", avec des indications qu'ils ont bien été brûlés sur place et non pas apportés dans la grotte par l'eau ou le vent. Certains fragments font apparaître une décoloration de la surface, effet typique d'un feu contrôlé et non d'un feu d'origine naturelle ou d'un autre phénomène du même genre.

wonderwerkcave2.jpg                Vue de la zone fouillée dans la grotte de Wonderwerk (crédit photo-R.Yates)

Pour Michael Chazan, anthropologue de l'Université de Toronto, et co-directeur du projet "L'analyse recule de 300 000 ans le moment de l'utilisation du feu par l'homme, ce qui suggère que les ancêtres de l'homme, déjà du temps de l'homo erectus, pouvaient avoir adopté le feu dans leur mode de vie...L'impact de la nourriture cuite est bien établi, mais l'impact de la maîtrise du feu pouvait toucher tous les éléments de la société humaine. Les contacts sociaux autour d'un feu de camp pourraient être un aspect essentiel de ce qui nous rend humain", a-t-il poursuivi.

Sources utilisées: Popular-archaeology.com / Sciencenewsline.com / NouvelObs.com

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:01

 

Il y a 14 600 ans, le niveau marin a connu une hausse brutale de 14 mètres en seulement 350 ans.

Cette élévation impressionnante coïncide avec le début de la première période chaude qui marqua la fin de la dernière glaciation. De plus, la contribution de la calotte antarctique à cette élévation a été significative. Tels sont les résultats mis en évidence par une équipe du CEREGE 1 (Aix-Marseille Université/CNRS/IRD/Collège de France), en collaboration avec des collègues anglais et japonais. Publiés le 29 mars 2012 dans la revue Nature, ces travaux confirment l'existence d'une accélération majeure de la remontée du niveau marin entre -14 650 et -14 300 : il s'agit d'un des événements climatiques les plus marquants des derniers 20 000 ans.

bateau-DP-Hunter.jpg                        Le bateau de forage qui a été utilisé pour cette étude

                                                              (Crédit photo/ESO)

Dans le cadre d'une campagne de forages internationale effectuée en 2005 sur les pentes des récifs actuels de Tahiti, les chercheurs du Centre européen de recherche et d'enseignement en géosciences de l'environnement (Aix-Marseille Université/CNRS/IRD/Collège de France) ont carotté trois sites situés dans des récifs coralliens, au large de l'île de Tahiti. En datant ces archives, ils ont pu reconstituer les variations du niveau marin sur les derniers 16 000 ans. Ces datations mettent en évidence une remontée extrêmement rapide du niveau de la mer au cours de la dernière déglaciation qui s'est déroulée entre -21 000 et -11 000 environ. Au cours de cette transition entre une dernière période glaciaire et le climat chaud que connaît actuellement la Terre, le niveau marin global est remonté d'environ 120-130 mètres sur presque 15 000 ans. Il était déjà acquis que cette augmentation n'avait pas été constante, mais qu'elle avait été ponctuée par des élévations rapides du niveau marin associées à des débâcles massives des calottes de glace. La plus importante de ces hausses, appelée Melt-Water Pulse 1A (MWP-1A), restait cependant par bien des aspects énigmatique.

                   Des membres de l'équipe devant des échantillons de coraux

tahiti_ecord_iodp_web.jpg                                              (Crédit photo / ECORD -IODP)

Ces nouveaux travaux ont permis de confirmer l'existence de cet événement climatique majeur, tout en révélant pour la première fois son amplitude, sa chronologie et sa durée. Le début du MWP-1A a été daté à 14 650 ans, ce qui fait coïncider cet évènement avec le début de la première phase chaude qui marqua  la fin de la glaciation dans l'hémisphère Nord. Cette période, appelée Bølling, s'est étalée sur un peu moins de deux mille ans et a vu la température de l'hémisphère Nord augmenter de près de 5°C en quelques années. Selon les chercheurs du CEREGE, la remontée du niveau global des océans au cours du MWP-1A aurait été de presque 14 mètres en seulement 350 ans. La vitesse de la remontée du niveau marin aurait été au minimum de 40 mm/an, vitesse qu'il faut comparer au taux moyen de 10 mm/an estimé pour la dernière déglaciation ou à celui de 3 mm/an observé aujourd'hui par satellite. En s'appuyant sur des simulations de modèles géophysiques, les chercheurs ont aussi établi que la calotte antarctique avait contribué très significativement, probablement pour moitié, au MWP-1A. Ces travaux illustrent l'instabilité des calottes glaciaires, en particulier de la calotte antarctique, à une perturbation climatique majeure et imposent un regard nouveau sur la contribution future de la calotte antarctique à la remontée du niveau des mers dans le contexte actuel de réchauffement climatique.

Notes:

(1) Centre européen de recherche et d'enseignement en géosciences de l'environnement.

Source utilisée: Article original du CNRS

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 14:10

 

C'est à l'horizon 2015 que le Centre International de l'Art Pariétal devrait voir le jour sur la petite commune de Montignac.

Cet ambitieux projet au montant estimé de 48,6 millions d'euros, sera le prolongement de Lascaux 2, le fac simulé de la salle des taureaux et du diverticule axial, et de Lascaux 3, une exposition itinérante d'une partie des peintures rupestres. Cette fois-ci l'intégralité des salles ornées de la grotte de Lascaux, va être reproduite dans un énorme complexe de plus de 5 000 m2, qui espère accueillir 400 000 visiteurs par an.

Grotte-de-lascaux-3D.jpg

                                       Vue générale de la grotte de Lascaux en 3D

Avant de pénetrer dans ce nouveau fac simulé, les visiteurs découvriront un premier espace présentant les étonnantes conditions de la découverte de la grotte en 1940, et ses protagonistes. Les visiteurs pénétreront ensuite dans la Salle des Taureaux, le Diverticule Axial, emprunteront une passerelle qui contourne la paroi pour accéder Au Passage, à l'Abside, avant d'arriver dans la Nef. Le Cabinet des Félins et le Puits seront eux restitués à l'aide d'un traitement multimédia. Pour plus de réalisme, cette visite se déroulera dans les conditions climatiques de la grotte originelle, à la température de 13°. 

Pour une meilleure compréhension de l'art pariétal, plusieurs espaces thématiques seront ensuite proposés aux visiteurs.

Un espace virtuel et interactif restituera la grotte à diverses époques avec des animations multimédia en imagerie 3D et haute définition. Un centre d'interprétation permettra de revivre l'expérience sensible et intellectuelle que les découvreurs et les premiers visiteurs ont pu découvrir en visitant la grotte, ainsi qu'une vision générale de la richesse de l'art pariétal au niveau international. Enfin, la visite se terminera  par un espace consacrée à la conservation de Lascaux et des autres grottes ornées du monde.

 Début des travaux prévu en 2014 !

 

                         Panneau de la vache qui tombe (Crédit photo - N. Aujoulat)

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Sources utilisées: Sud-Ouest / Dossier de presse du projet

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 07:16

 

Pour les vacances de Pâques, le Musée national de Préhistoire des Eyzies, en Dordogne, organise des ateliers autour de la préhistoire ouverts à tous.

Les mercredis 11 avril et 2 mai, et le lundi 23 avril, initiation à la fouille archéologique. Cet atelier d'une durée de deux heures est limité à 20 personnes.

Les lundis 23 et 30 avril, initiation à la sculpture pariétale à l'abri de Cap Blanc. Atelier d'une durée de deux heures également et limité à 20 participants.

Ces ateliers sont payants.

Renseignements et réservation au 05 53 06 86 00.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:46

 

L'exposition "L'identité retrouvée", au musée de préhistoire d'Ile-de-France à Nemours (77), continue jusqu'au 23 septembre 2012. C'est l'occasion d'admirer le travail de reconstitution de nos ancêtres par la paléo-artiste Elisabeth Daynès.

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 14:48

 

Marylène Patou-Mathis donnera une conférence le 30 Mars 2012 à Quinson (Alpes-de-Haute-Provence), sur les derniers Néandertaliens d'Europe Orientale.

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

Lieux et renseignements

Musée de Préhistoire des gorges du Verdon
Route de Montmeyan
04 500 Quinson
Tel : 04 92 74 09 59

www.museeprehistoire.com


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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 18:50

 

Lundi 5 mars, l'émission de Marie-Odile Monchicourt "Info Sciences" était consacrée à la grotte Chauvet. Notre ami journaliste, Pedro Lima en était l'invité.

Ecoutez le podcast en cliquant ici.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:08

 

Une équipe internationale d'archéologues vient de découvrir des structures d'habitats vieillent de 20 000 ans en Jordanie, sur le site archélogique de Kharanesh IV.

La datation au radiocarbone indique que ces huttes ont entre 19 300 et 18 600 ans. Elles auraient été utilisées comme des résidences à long termes pendant 10 000 ans environ.

"Ce que nous voyons sur le site de Kharaneh IV dans le désert jordanien est une énorme concentration de personnes en un seul endroit", a déclaré le Dr Jay Stock, du Département d'Archéologie et d'Anthropologie à l'Université de Cambridge, et membre de l'équipe qui a participé à cette fouille, "Les gens ont vécu ici pendant des périodes de temps considérables lorsque ces cabanes ont été construites. Ils ont échangé des objets avec d'autres groupes dans la région et même enterré leurs morts sur le site. Ces activités précèdent les installations associées à l'émergence de l'agriculture qui a remplacé la chasse et la cueillette. A Kharaneh IV, nous avons été en mesure de documenter un comportement similaire quelques 10.000 ans avant l'apparition de l'agriculture."

De l'ocre rouge, des charbons de bois, des centaines de milliers d'outils en pierre, des os d'animaux et des coquillages percés, des os avec des lignes régulières incisées et un fragment de calcaire avec des motifs géométriques sculptés ont également été mis au jour sur le site par les archéologues.

"Ces coquillages percés ont été apportées sur le site depuis la mer Rouge et la Méditerranée à plus de 250 km, ce qui montre que les gens étaient bien reliés en réseaux sociaux et régionaux et qu'ils ont échangé des objets sur des distances considérables. Il ne parait pas très impressionnant pour un œil non averti, mais il s'agit d'un des sites paléolithiques les plus denses dans la région", a précisé le Dr Lisa Maher, de l'Université de Californie.

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                                   Plan des structures des huttes (crédit-Plos One)

Les coquillages marins percés étaient concentrés en trois endroits distincts, chacun accompagnés d'un morceau d'ocre rouge de 10 x 5 cm environ. Pour l'équipe de chercheurs, ils ont très probablement été utilisés comme pendentifs, comme ornements dans les cheveux ou sur les vêtements.

Deux sépultures humaines ont également été mises au jour sur le site.

Sources utilisées: PLoSone / MaxiSciences.com

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 13:22

 

Les hommes préhistoriques s'aventuraient-ils en pleine mer pour aller pêcher ? C'est probable selon une étude qui a été publiée dans la revue SCIENCE en novembre dernier.

S.O'Connor, une archéologue australienne et son équipe, a procédé à des fouilles dans l'abri côtier de Jerimalai, au Timor (Indonésie), et a mis à jour des fragments d'os de poissons qui s'avèrent être des restes de pêches effectuées il y a 42 000 ans.

Une cinquantaine d'espèces de poissons a pu être identifiée dont principalement des thons et des représentants de la famille des requins, des barracudas et des anguilles de mer.

La moitié de ces espèces vivant généralement plutôt en pleine mer, l'équipe de scientifiques conclut donc qu'elles ont dû être pêchées au large, à bord d'embarcations. Cependant, les habitudes des poissons évoluent, et en particulier ceux victimes de la surpêche des dernières décennies. "Aujourd'hui, les thons se trouvent souvent au large, explique Philippe Béarez, du Muséum national d'Histoire naturelle à Paris, mais il y a à peine un siècle, ils étaient pêchées le long des côtes grâce à des pièges appelés madragues."

Il est donc également plausible que ces premiers pêcheurs préhistoriques n'aient pratiqué que du cabotage et ne se soient pas aventurés en pleine mer. Pourtant, nous savons que les premières traces de l'arrivée de l'homme en Australie datent de cette même époque et que même si le niveau de la mer était bien inférieur à celui d'aujourd'hui, le passage en Australie demandait une traversée de plusieurs centaines de kilomètres en peine mer et que l'une des routes possible consistait justement à s'embarquer depuis les côtes du Timor.

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            L'abri de Jerimalai, en Indonésie (crédit photo-AP/Australian national University)

Source utilisée: La recherche (N°461-Février 2012)

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