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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 13:45

 

La disparation de l'homme de Néandertal il y a environ 30 000 ans, reste à ce jour une énigme. Publiés dans la revue Human Ecology, les travaux d'une équipe de chercheurs américains semblent démontrer que les Néandertaliens auraient tout simplement été "absorbés" par les populations d'Homo sapiens, arrivées en nombre en Europe, il y plus de 40 000 ans.

neandertal - sapiens               Reconstitution d'un Néandertalien faisant face à un Homo sapiens

En compilant dans un ordinateur toute une masse de données connues sur cette période, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que les populations néandertaliennes, très peu nombreuses mais tellement proches de celles des Homo sapiens sur le plan cognitif et comportemental, auraient tous simplement "fusionnées" avec elles, par métissage.

"Nous avons conçu des cadres théoriques et méthodologiques qui incorporent des données sur trois systèmes évolutifs : biologique, culturel et environnemental. Le résultat scientifiquement intéressant de cette recherche, qui a étudié les changements (…) survenus dans les comportements d’utilisation des territoires, c'est qu'elle montre comment les Néandertaliens pourraient avoir disparu non pas parce qu'ils étaient (…) moins doués (…), mais parce qu'ils étaient aussi sophistiqués, sur le plan comportemental, que l'homme moderne", commence le Pr Michael Barton, de l'Arizona State University.

"(…) L'homme moderne a sans doute vu dans les Néandertaliens des partenaires [sexuels] possibles. En conséquence, au fil du temps, les hommes de Néandertal se sont éteints en tant que population physiquement reconnaissable. (...) À bien des égards, ils ont tout simplement été victimes de leur propre succès", continue le Prof Riel-Salvatore, de l’Université du Colorado, co-auteur de l’étude.

Hum ! Qu'en pensez vous ? De mon côté je suis un peu dubitatif sur la méthode.

Source utilisée pour cette new: MaxiSciences

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 11:53

 

Le Muséum d'Histoire naturelle de Londres, vient de se voir offrir par le gouvernement Sud Africain les moulages des deux spécimens d'Australopithecus Sediba, trouvés à Malapa, au nord-ouest de Johannesburg.

sediba-presentation-attenborough-studio.jpg                         Moulage d'Australopithecus Sediba (Crédit - Brett Stirton)

Découverts en 2008, dans une cavité, par le professeur Lee Berger et son équipe, les deux fossiles remarquablement préservés sont ceux d'une femelle adulte et d'un jeune mâle adolescent.

Lee Berger, qui s'était déplacé pour la présentation des moulages, a déclaré que quatre autres individus, dont peut être un bébé, avaient aussi été localisés dans la grotte et qu'il faudrait encore creuser pour y accéder.

karabo-alias-sediba-a-desormais-son-portrait-au-museum-de-l

                  Karabo, jeune mâle Australopithecus Sediba (crédit - John Gurche)

Pour l'occasion, le paléo-artiste John Gurche a réalisé un portrait en 3D du jeune mâle baptisé Karabo ("la réponse") par les habitants de Malapa.

 

Sources utilisées pour la rédaction de cette news: BBC news / Nhm of London

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 07:41

 

En 2008, sur les sites de Qurta, en Haute-Egypte, une équipe d'archéologues belges découvrait plus de 180 gravures rupestres, dont la plupart (75%) représentent des aurochs. Les autres motifs concernent des oiseaux, des gazelles, des poissons, des hippopotames et des figures humaines. Si le bestiaire est représenté dans un style naturaliste, les figures humaines sont, elles, extrêmement stylisées, très proches des "Vénus" européennes remontant à 13 000-12 000 ans.

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                               Auroch gravé sur la paroi rocheuse à Qurta (Egypte)

Aujourd'hui, un laboratoire de Gand vient de les dater en utilisant la technique de la luminescence et l'âge obtenu est environ 15 000 ans. Les gravures de Qurta seraient donc plus ou moins contemporaines des manifestations artistiques de la dernière glaciation en Europe, comme les célèbres peintures des grottes de Lascaux ou d'Altamira avec lesquelles elles montrent en outre des similitudes stylistiques.

Les résultats complets des analyses seront publiés en décembre dans la revue britannique Antiquity.

qurta_d._huyge_fig._3.jpg

                        Relevé des gravures trouvées sur les sites de Qurta (Egypte)

Sources utilisées pour la rédation de cette news: RTBF Info.be / Musées Royaux d'Art et d'Histoire

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 15:39

 

Boris Valentin, co-responsable des fouilles du site Magdalénien de Pincevent et maître de Conférences à l'université de Paris I en anthropologie, ethnologie et préhistoire, était l'invité de Vincent Charpentier et de son émission "Le salon noir".

Écoutez ce podcast dont le sujet est le Paléolithique en cliquant ici.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 14:56

 

Publié dans Science et cosigné entre autre par Erik Trinkaus, une nouvelle étude sur un morceau de mâchoire et des dents trouvées en 1927 en Grande Bretagne date désormais d'il y a 43 000 ans (BP) au moins, l'arrivée des Homo sapiens en Europe.

Préalablement datées d'environ 35 000 ans, les dents trouvées dans la grotte de Kent ont subit une nouvelle datation beaucoup plus précise qui fait reculer leur âge de 8000 ans. Une analyse fine des morphologies montre que ces dents sont plus "modernes" que néandertaliennes. Homo sapiens avait donc déjà traversé la manche il y a plus de 43 000 ans.

Un autre article, cosigné cette fois-ci par Silvana Condemi et treize autres chercheurs, porte sur l'étude de dents de lait et des coquillages découverts en 1964, dans la grotte del Cavallo en Italie. Il atteste du même résultat.

Autrefois attribuées à des Néandertaliens, des reconstructions en 3D permises par des microtomographies en rayons X des dents de la Grottte del Cavallo, ont été comparées à des dents néandertaliennes et modernes. Cela a permit de démontrer qu'elles appartenaient à des Hommes modernes. La datation au carbone 14 de coquilles perforées, des mêmes niveaux archéologiques que les dents, a montré qu'elles remontent à 43 000 à 45 000 ans.

Dent-Del-Cavallo.jpg

         Dent trouvée dans la grotte Del Cavallo en Italie (Crédit Photo - Dr. Stefano Benazzi)

Sources utilisées pour la rédaction de cette news: Libération / Nature

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 10:50

 

chasseur-Neandertalien.jpgLes Néandertaliens étaient de redoutables chasseurs qui n'hésitaient pas à se livrer à de véritables corps à corps avec le gros gibier dont ils tiraient la majorité de leurs substances.

On sait maintenant, grâce à une étude récente franco-américaine, qu'ils savaient aussi chasser et piéger le petit gibier comme les oiseaux ou les poissons.

En analysant les très nombreux outils lithiques qui ont été retrouvés sur le site de Payre, une ancienne grotte effondrée qui se trouve en Ardèche, et qui a livré de nombreux niveaux d'occupations du Paléolithique moyen datés entre -250 000 et -125 000 ans, les scientifiques ont retrouvés des traces de résidus de plumes, d'arêtes de poissons et d'amidon témoignant de la découpe d'oiseaux, de pêche et de consommation de féculents. Pour les préhistoriens, la capture de petites proies, comme les oiseaux et les poissons, est souvent considérée comme la preuve d'une supériorité cognitive présumée spécifique à l'Homme moderne. 

Menée par Bruce Hardy du Kenyon College (USA) et impliquant notamment en France, Marie-Hélène Moncel, chercheur au laboratoire "Histoire naturelle de l'Homme préhistorique", cette étude démontre que les Néandertaliens étaient capables d'exploiter une large gamme de gibiers. Elle apporte également la preuve que la chasse des oiseaux et la pêche par les Néandertaliens était très ancienne.

Source utilisée pour la rédaction de cette news: CNRS


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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 02:48

 

En 2008, Peter Schmid, professeur à l’Institut d’anthropologie de l’Université de Zurich, et son équipe, ont mis à jour sur le site de Malapa, au nord de Johannesburg, les restes d'hominidés baptisés depuis Australopithecus Sediba.

Vivant il y a 2 millions d'années, Australopithecus Sediba était bipède et son cerveau, bien que petit, était très développé.

Publiés récemment dans la revue Science, les résultats des analyses se basent sur l’examen minutieux de deux des cinq individus découverts en 2008. Il s’agit d’un garçon de 10 à 13 ans et d’une femme d’une vingtaine d’années.

Peter Schmid a accordé une interview à swissinfo.ch.que je me suis permis de retranscrire ici.

swissinfo.ch: Vous avez étudié les ossements pendant trois ans. Qu’avez-vous découvert?

Peter Schmid: Ce que nous avons trouvé est assez étonnant, car nous avons affaire à un mélange de traits caractéristiques. Les bras sont très longs et la ceinture des épaules est très semblable à celle d’un singe, ce qui nous fait penser que ces individus étaient toujours capables de grimper aux arbres.
 
Mais si nous regardons la main, nous constatons qu’il s’agit d’une main très humaine avec un pouce long et solide. Le pouce a toujours été considéré comme le signe de l’adaptation à la manipulation et à la fabrication d’outils en pierre. Ce qui nous manque encore,  c’est une structure semblable au singe et ayant de longs doigts et un pouce court.
 
Ensuite, si nous regardons le bassin et qu’on le compare avec des formes plus anciennes telles que Lucy, nous constatons que le bassin d’Australopithèque sediba est plus humain. Les os du bassin sont tournés en direction de l’estomac. C’est une adaptation qui a été vue dans le genre «homo», dont les membres peuvent courir sur de longues distances.
 
La capacité à courir et la démarche parfaitement bipède sont liées au changement dans la forme du bassin, car c’est sur cet aplat du bassin que se trouvent les muscles descendant sur le fémur et stabilisant le bassin lorsque nous marchons. C’est pourquoi les êtres humains sont les seuls mammifères capables de jouer au football: nous pouvons nous tenir sur une jambe et balancer l’autre jambe. Un chimpanzé en est incapable. Lucy n’a pas encore cette forme spéciale de bassin.

 

swissinfo.ch: Nous pourrions donc avoir affaire au premier footballeur du monde?

P.S.: Et bien, il est étrange que le bassin soit très humain, que la jointure principale du pied le soit aussi, mais que le calcanéum attaché au tendon d’Achille soit plutôt propre au singe. Nous avons un mélange d’éléments que nous ne connaissions pas avant.
 
Quant au crâne, il contenait un cerveau très, très petit mais avec des dents très humaines. C’est pourquoi nous postulons qu’il s’agit vraiment d’une étape de développement menant des australopithèques primitifs à l’«homo».

 

swissinfo.ch: Peut-on dire qu’Australopithèque sediba est notre ancêtre commun à tous ou s’agit-il d’un lointain cousin?

P.S.: Ce mélange tend à faire penser qu’il s’agit d’un précurseur de l’être humain. L’autre possibilité, selon laquelle il s’agirait d’un lointain cousin, s’oppose au fait que ce cousin a des caractéristiques très modernes.

 

swissinfo.ch: Quelle est l’importance de cette découverte?

P.S.: Elle est très importante, car elle présente la relation entre le crâne et le «postcranium» [tout le reste, ndlr] dans un seul individu. Ces squelettes sont plus complets que tout ce qu’on a trouvé jusqu’ici sur cette période.
 
Avec Lucy, nous n’avions pas le crâne complet. Ici, nous en avons un et nous pouvons dire quelque chose à propos des proportions. Nous avons un bras complet qui n’avait jamais été trouvé avant. Et cette combinaison n’avait jamais été découverteavant l’Homo erectus.

 

swissinfo.ch: Y a-t-il un Saint Graal dans ce domaine ou s’agit-il de trouver les pièces d’un puzzle géant?

P.S.: Tim White [l’anthropologiste américain qui a analysé Lucy] a déclaré en 2000 que toutes les pièces essentielles de l’évolution humaine avaient été trouvées et qu’il n’y aurait plus de découvertes majeures. Mais sediba montre qu’il y en a encore! Quoi qu’on en fasse, c’est quelque chose de nouveau. Si l’on regarde l’Afrique, lieu de toutes ces découvertes, il y a quelques points isolés où ces fossiles se trouvent. Je pense que d’autres découvertes seront faites. On ne peut pas dire qu’on sait tout!

 

swissinfo.ch: Qu’est-il arrivé aux personnes dont ces squelettes sont les traces?

P.S.: Les ossements sud-africains se trouvent toujours dans des grottes et les fragments que nous trouvons sont presque toujours des restes de repas de carnivores. Donc il est très rare que nous trouvions des côtes, des vertèbres ou autres car elles étaient mangées.
 
Mais ici nous avons des squelettes complets. Apparemment, les personnes sont tombées dans un trou et n’ont pas pu ressortir. Ou bien elles été tuées par la chute, ce qui a permis leur préservation. Par ailleurs, nous avons le squelette complet d’un chat aux dents de sabre qui semble aussi être tombé. Peut-être y avait-il une sorte de piège.

 

swissinfo.ch: Le public peut-il voir ces squelettes?

P.S.: Zurich est le seul endroit du monde où on peut voir les moules. Nous avons une exposition basée sur le matériel que nous avons publié l’année passée. Les originaux sont en sécurité dans un coffre-fort en Afrique du Sud.


Thomas Stephens, swissinfo.ch

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 14:42

 

Le paléontologue de la Société des sciences, Aranzadi Pedro Castaños, vient de présenter à la presse le crâne complet d'un bison des plaines (Bison Priscus), découvert en 2006 à Mutriku (Pays basque Espagnol).

Le bison avait chuté dans un précipice il y a 19 000 ans.

Les exemplaires adultes du bison des steppes, les mêmes que l'on retrouve dans l'art rupestre des grottes d'Altamira, pouvaient peser entre 800 et 900 kilos, a indiqué le professeur Castaños. Le bison des steppes représentait une ressource importante dans la vie des hommes préhistoriques : il leur servait à se nourrir, à s’habiller et même parfois à s’abriter.

Cliquez ici pour voir la vidéo. 

 

Source utilisée pour la rédaction de cette news: Eitb.com

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 12:44

 

Une étude récente des tracés digitaux que l'on trouve sur les parois molles de la grotte de Rouffignac (Dordogne), semble démontrer qu'ils auraient été effectués, en partie, par des femmes et de très jeunes enfants, dont certains étaient âgés de 2 à 7 ans.

En mesurant la largeur des tracés executés avec l'index, le majeur et l'annulaire, et en les comparant à celles de milliers de doigts contemporains, les chercheurs Jessica Cooney et Leslie Van Gelder ont réussis à déterminer le sexe et l'âge de ces artistes. Les largeurs de 34 millimètres ou moins appartenaient à des enfants âgés de 7 ans ou plus jeunes encore.

Pour la réalisation de certains tracés, des adultes auraient parfois guidés la main de l'enfant, les portants même à bout de bras pour dessiner dans les parties hautes de la grotte. Les exemples les plus mesurables auraient été réalisés par un petit groupe de huit à dix personnes et l'artiste la plus prolifique serait une petite fille agée d'environ 5 ans.

Les chercheurs qui ont réalisés cette étude pensent que cette partie de la grotte pourrait avoir été une sorte d'école d'art ou les adultes auraient initiés les enfants.

Pour Jesica Cooney, cette forme d'art primitif était vraisemblablement une collaboration intergénérationnelle. "Il n'y a pas de zones de tracés à Rouffignac où l'on trouve les adultes sans les enfants, et vice versa», a t-elle expliqué.

A Rouffignac, c'est environ cinq cents métres carrés de parois et de plafonds qui sont ainsi recouverts.

 Tracés digitaux                Tracés digitaux (Crédit photo - Jessica Cooney et Leslie Van Gelder)

En lisant cette information sur le site de "Science", je me suis rappelé les très nombreux tracés digitaux que j'avais vu sur un des plafonds de la grotte de Gargas (Hautes-Pyrénées). J'étais resté interloqué par leur nombre et la surface qu'ils occupent, quatre cent mètres carrés environ. Avec l'aide précieuse de Nicolas Ferrer, guide à Gargas, j'ai retrouvé une étude réalisée en 2006 par Kevin Sharpe et Leslie Van Gelder sur ces tracés digitaux à Gargas. Leur conclusion était qu'ils auraient été réalisés par trois personnes: un homme, une femme et un jeune enfant, peut être un garçon.

Cette implication manifeste des enfants et des femmes dans l'art paléolithique va je l'espère, changer notre vision sur les sociétés du paléolithique. Combien de fois ai-je lu et entendu "Ce sont les hommes qui chassaient et décoraient les grottes. Les femmes, elles, faisaient la cueillette et préparaient les repas..."

 

 

 

Pour visiter la grotte de Rouffignac. Tel: 05 53 05 41 71

Pour visiter la grotte de Gargas. Tel: 05 62 98 81 50


Sources utilisées pour la rédaction de cette news: Sciencemag.org / History.com

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 09:40

 

Regardez l'interview de Wernez Herzog par Michel Ciment à propos de son film "La grotte des rêves perdus".

 

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