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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 13:40

 

L'exposition Lascaux internationale, actuellement présentée à Bruxelle, sera accueillie au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, à Paris, du 13 mai au 30 août 2015. La barre du million de visiteurs devrait être franchie dans notre capitale. Elle prendra ensuite la direction de Genève, du 8 octobre 2015 au 31 janvier 2016, avant un envol vers l'Asie où Gwangmyeong, ville de la banlieue sud de Séoul, sera la première ville asiatique à l'accueillir à partir de 2016, année de la France en Corée du sud pour marquer le 130ème anniversaire des relations diplomatiques entre Paris et Séoul.

A l'issue de l'étape coréenne en 2016, elle sera installée à Tokyo, au Musée National de la Nature et des Sciences, du 1er novembre 2016 au 19 février 2017.

Grotte de lascaux 3D

                                     Représentation de la grotte de Lascaux en 3D

                       

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 14:12

 

M. P-MathisMarylène Patou-Mathis clôtura jeudi 12 février 2015 son cycle de conférences sur les Néandertaliens.

Les Néanderthaliens disparaissent d’Europe, il y a environ 30 000 ans, soit environ 15 000 ans après l’arrivée des premiers Hommes modernes sur ce continent. Pour expliquer leur disparition, différentes causes ont été envisagées : capacités cognitives restreintes, alimentation carencée, épidémie, chute démographique, extermination par l’Homme moderne… Mais, les données génétiques montrent qu'il n'y a pas eu une extinction brutale des Néanderthaliens mais au contraire une disparition progressive, enclenchée probablement vers 50 000 ans, résultant de la conjonction de plusieurs facteurs de stress que l’arrivée des Hommes modernes aurait accentué. Par ailleurs, d’après des études génétiques récentes, les Eurasiatiques actuels ont entre 1 et 4 % de gènes néanderthaliens, ce qui atteste de croisements entre les deux populations, qui auraient eu lieu il y a 80-70 000 ans dans la région du Proche-Orient, et soulève la question d’une possible disparition par dilution génétique de populations néanderthalienne dans celles d’Hommes modernes

Conférence animée par Marylène Patou-Mathis, Préhistorienne, Directrice de recherches au CNRS, Département Préhistoire, Muséum.

Date : Jeudi 12 février

Lieu : Grand Amphithéâtre du Muséum du jardin des plantes - 57 rue Cuvier 75005 Paris

Horaires : 18 h - Accueil du public dès 17 h 30 - durée : 1 h 30

Bus : Lignes 24, 57, 61, 63, 67, 89, 91

Métro, RER : Ligne 5 Gare d’Austerlitz, Ligne 7 Censier Daubenton, Ligne 10 Jussieu ou Gare d’Austerlitz, RER C Gare d’Austerlitz

Renseignements : 01 40 79 56 01 / 54 79 (10 h – 18 h)

Entrée Libre

Marylène Patou-Mathis est spécialiste des comportements des Néanderthaliens et des Premiers Hommes modernes d’Europe et auteure de plus de plus de 170 publications scientifiques. À ses activités de recherche, s'ajoutent l'enseignement, l'encadrement d'étudiants de 3e cycle et la diffusion des connaissances. Mme Patou-Mathis est également vice-présidente du conseil scientifique du Muséum.

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 14:29

 

medium neandertal 2Pascal Depaepe (archéologue, directeur inter-régional, Inrap Nord-Picardie) et Jean-Luc Rieu (attaché de conservation du Patrimoine au musée départemental de Préhistoire d'Ile-de-France à Nemours), s'interrogent autour de la question suivante : «Que sait-on de Néandertal?»

                                      Un podcast à écouter en cliquant ici.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 13:13

 

La préhistoire du Témiscouata est relativement bien documentée grâce à la richesse archéologique exceptionnelle de son territoire et aux efforts de recherche qui y ont été menés. Cependant, l’utilisation des ressources végétales par les populations préhistoriques y demeure peu connue. L’archéobotanique, une discipline en développement au Québec, est susceptible d’enrichir nos connaissances sur les relations Homme-milieu durant la préhistoire.

Le Parc national du Lac-Témiscouata au Québec se distingue par l’importante dimension culturelle de sa mission. Celle-ci est motivée par la richesse archéologique exceptionnelle de son territoire, notamment en ce qui a trait à la préhistoire, puis par ses paysages empreints de l’héritage de l’exploitation forestière traditionnelle des XIXe et XXe siècles.

Si les ressources exploitées lors de la période agro-forestière sont relativement bien connues, on sait peu de choses sur l’utilisation des ressources végétales des périodes qui précèdent. C’est la contribution que souhaite offrir Maria Giulia Muti, dans le cadre de sa maitrise en géographie à l’Université du Québec à Rimouski, sous la direction de Manon Savard.

 

UQUAR.jpg

                                                       Traitement des échantillons                  

La densité de sites archéologiques préhistoriques connus au Témiscouata s’explique en partie par la présence de carrières de chert, une matière très prisée pour la fabrication d’outils. Aussi, grâce à son réseau hydrographique, la région était un véritable carrefour d’axes de circulation. Les premiers sites archéologiques découverts ont attiré d’autres chercheurs, conscients de son grand potentiel archéologique. Ces programmes de recherche ont pu documenter l’approvisionnement en matière lithique, les réseaux d’échanges et les schèmes d’établissement. Cependant la relation des populations préhistoriques avec leur environnement végétal demeure peu documentée. L’archéobotanique, une discipline qui étudie les restes végétaux préservés dans les sédiments archéologiques, est susceptible d’enrichir nos connaissances sur la préhistoire du Témiscouata.

Lors des interventions archéologiques qui sont menées dans le parc, dont les fouilles ouvertes au public, des échantillons de sols seront prélevés. La carbonisation étant le mode de préservation le plus fréquent, ces échantillons seront traités par flottation, une méthode qui permet d’extraire des sédiments archéologiques d’éventuels restes botaniques carbonisés, comme des charbons de bois, des fruits, des graines, etc.

L’identification des restes végétaux et leur quantification permettent de documenter la relation des sociétés du passé avec leur environnement végétal. Des données ethnobotaniques permettent quant à elles de compléter ces recherches et de proposer des hypothèses sur l’utilisation des plantes et leurs modes de préparation.



Maria Giulia Muti est étudiante à la maîtrise en géographie à l’UQAR.

Manon Savard est professeure en géographie humaine de l’environnement à l’UQAR.

Source : www.uqar.ca

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 17:13

 

MP MathisMarylène Patou-Mathis animera une conférence le 29 janvier 2015 sur les Néandertaliens.

Qui était Néandertal ?

Les Néandertaliens, qui nous ressemblent mais diffèrent par des traits propres, possédaient de nombreuses capacités cognitives, le langage articulé et pratiquaient différents rites funéraires dont l’endocannibalisme. Nomades, pour se procurer les ressources naturelles nécessaires à leur subsistance, ils se déplaçaient fréquemment au sein de vastes territoires. Ils ont exploité la pierre et le bois végétal pour tailler leurs outils et leurs armes, construire leur habitation, aménager leur espace domestique ou alimenter leur foyer. Chasseurs-cueilleurs, leur alimentation était variée, mais ils étaient surtout des mangeurs de viande de grands mammifères. Les Néandertaliens considèrent l’animal comme un ensemble de ressources, alimentaires (viande, moelle osseuse, gras) et non alimentaires (peau, tendons, os). Pour des raisons en partie liées à leurs traditions culturelles, ils n’ont pas accompli toutes les activités effectuées plus tard par les premiers Hommes modernes (industrie osseuse, parure, art).

Conférence animée par Marylène Patou-Mathis, Préhistorienne, Directrice de recherches au CNRS, Département Préhistoire, Muséum.

Jeudi 29 janvier à 18h.

Lieu : Grand Amphithéatre du Muséum du Jardin des plantes de Paris

Métro, RER : Ligne 5 Gare d’Austerlitz, Ligne 7 Censier Daubenton, Ligne 10 Jussieu ou Gare d’Austerlitz, RER C Gare d’Austerlitz

Renseignements : 01 40 79 56 01

Entrée libre

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 13:56

 

Des paléoanthropologues ont découvert un outil en os taillé par l'homme de Néandertal, dont les fonctions étaient multiples. La trouvaille a été faite dans la grotte du Bison, en Bourgogne (France).

Un couteau suisse préhistorique, taillé par l'homme de Néandertal il y a 55 000 à 60 000 ans. C'est ni plus ni moins ce qu'on découvert des paléoanthropologues dans la grotte du Bison (Bourgogne, France), alors qu'ils fouillaient ce site préhistorique.

Et pour cause, puisque cet outil, un os taillé provenant du fémur gauche d'un renne, remplissait au moins trois fonctions : il servait en effet à dépecer le gibier et à en extraire la moelle, à affûter des outils de pierre, et était enfin utilisé comme grattoir.

Selon Luc Doyon (Université de Montréal, Canada), co-auteur de la découverte, c'est la première fois qu'un outil multifonctionnel datant de cette période est découvert.

Au-delà de la dimension "multi-fonction" de cet outil, cette découverte vient confirmer encore un peu plus que les facultés cognitives de l'homme de Néandertal étaient très probablement équivalentes à celles de l'homme moderne : "La présence de cet outil dans un contexte où les outils de pierre sont abondants suggère qu'il s'agit du choix opportuniste d'un fragment d'os et de sa transformation en outil par Néandertal", explique Doyon dans un communiqué publié par l'université de Montréal. "Il a longtemps été supposé qu'avant Homo sapiens, les autres espèces n'avaient pas la capacité de produire ce type d'artefact. Cette découverte réduit le décalage entre les deux espèces".

outil-neandertal-grotte-du-Bison-copie-1.jpg

Note : Découverte en 1958, la grotte du Bison révéla plusieurs sols d'occupations s'échelonnant du Moustérien au Châtelperronien. Elle fait partie des onzes grottes occupées parmi les treize s'ouvrant au sud dans la barrière corallienne qui borde le bassin parisien.


Sources : Journaldelascience.fr / Bulletin de la Société préhistorique française

Crédit image : University of Montreal - Luc Doyon

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 14:27

 

Couverture Symboles et mystèresDepuis 1864, l’art rupestre dit « de Fontainebleau » a suscité bien des commentaires et études plus ou moins approfondies. Ces représentations abstraites ou schématiques ont dérouté et déroutent toujours les observateurs.
Cet art se trouve exclusivement sous abri. Il est par nature lié à la répartition des grès dits « de Fontainebleau » seule roche locale apte à constituer des cavités ou surplombs propres à recevoir des manifestations gravées ou éventuellement peintes.
Daté pour l’essentiel du Mésolithique (environ 9 000 ans avant J.-C.), avec des incursions dans l’âge glaciaire et l’âge des Métaux, il ouvre une fenêtre sur la religion et les mythes des premiers habitants de l’Ile de France.
Nouvelle synthèse sur un sujet fascinant, qui intègre les nouvelles découvertes, avec
des images inédites.

 

 

Auteur : Alain Bénard

Préface de Denis Vialou

Photographies d'Hervé Paitier

Éditions Errance
ISBN  978-2-87772-568-2
Prix indicatif : 39,00 €

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 13:31

 

La Caverne du Pont d’Arc, réplique de la Grotte Chauvet, ouvrira ses portes le 25 avril, après 30 mois de travaux et une inauguration présidentielle dix jours plus tôt. 350 000 visiteurs par an sont attendus.

Dès le printemps, c’est un formidable voyage dans le temps qui sera proposé au public sur le site du Razal, situé sur les hauteurs de Vallon-Pont-d’Arc en sud-Ardèche avec l’ouverture de la plus importante réplique de grotte ornée au monde : la Caverne du Pont d’Arc.

C’est au cœur d’un espace boisé de 29 hectares, à quelques kilomètres seulement de la cavité originelle, qu’il sera donné de vivre toute l’émotion suscitée par la véritable grotte Chauvet et ses peintures rupestres vieilles de 36 000 ans, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en juin dernier.

C’est du moins toute l’ambition du fac-similé qui s’étend sur 3 000 m² au sol et 8 000 m² de décor.

construction-replique--de-la-grotte-chauvet.jpg

Les cinq sens des visiteurs seront stimulés. Ils seront immergés dans l’univers si particulier du milieu souterrain. L’idée a été de reproduire à leur intention cette impression ressentie par les rares privilégiés qui ont pu entrer dans la grotte Chauvet de progresser dans un lieu exceptionnel, un sanctuaire non seulement empreint d’une qualité artistique extraordinaire mais aussi chargé d’une puissance spirituelle. Ainsi les visiteurs ressentiront la fraîcheur, l’humidité, seront enveloppés par le silence et l’obscurité, auront jusqu’à des sensations olfactives… Comme s’ils venaient de pénétrer à la fois dans un univers familier et dans un autre monde. Celui de nos ancêtres aurignaciens qui ont créé à jamais sur des parois de calcaire des œuvres uniques et bouleversantes, qui ont figé pour l’éternité dans leur écrin 1000 dessins dont 425 figures animales. Un bestiaire exceptionnel représentant 14 espèces différentes dont une majorité d’animaux dangereux (ours des cavernes, rhinocéros laineux, mammouths…), des représentations uniques dans l’art pariétal paléolithique (panthère, hibou, partie inférieure du corps féminin…).

Vous pouvez déjà réserver vos places en cliquant ici.

Source : Ledauphine.com

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 17:05

 

L’Afrique du Sud est un terrain privilégié des paléoanthropologues, qui depuis 1924 exhument des fossiles humains ou non-humains de notre longue lignée. A la lumière des fouilles françaises à Kromdraai, et des dernières découvertes, deux chercheurs se penchent sur l’origine et les ancêtres directs du genre Homo, nos très, très lointains ancêtres.

Ecoutez ce podcast du Salon noir en cliquant ici.

Avec José Braga professeur à l’université Paul Sabatier Toulouse 3 et Laurent Bruxelles géomorphologue de l’Inrap.

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 14:28

 

Une équipe vient d'annoncer la découverte de ce qui serait la plus ancienne gravure au monde. Daté de 500 000 ans, quelques lignes gravées en zigzag sur une coquille seraient l'oeuvre de l'homme de Java.

Bien sûr, il y a comme une impression de déjà vu. Même dessin, et même scientifique. Il y a plusieurs années, le préhistorien Francesco d’Errico, du laboratoire Pacea à Bordeaux, participait à la découverte de ce qui était alors le plus ancien motif de main d’homme. Gravé dans un petit morceau d’ocre rouge de la grotte de Blombos en Afrique du sud (des croisillons, notamment, et d'autres motifs). Aujourd’hui, il est appelé en renfort pour analyser ceux gravés sur une coquille provenant de Trinil sur l’île de Java, en Indonésie.

Mais il y a une énorme différence : la date. La première découverte datait d’environ 100 0000 ans et pouvait être raisonnablement attribuée à des populations physiquement très proches de nous, les hommes modernes. Ici, c’est complètement différent. Le dessin, un zigzag tracé d'une main pluôt sûre, est tracé sur un coquillage encore un petit peu maculé de la terre où il se trouvait. Cette terre date de bien après, à peu près 500 000 ans. Pour la datation, les chercheurs ont utilisé des méthodes éprouvées (l'une basée sur l’argon) pour ces périodes.

Or à cette époque, à Java, on ne connaît guère qu’un hominidé qui croise dans les parages. C’est l’homme de Java ou le Pithécanthrope, qu’aujourd’hui les paléoanthropologues appellent Homo erectus. Il s’agit d’une très vaste famille regroupant des fossiles de l’Afrique à l’Asie couvrant plus d’un million d’années de l’évolution humaine, période d’un accroissement du cerveau sans précédent et de l’utilisation des premiers outils en pierre.

sn-clamshellH                                                   La coquille avec les lignes gravées


Pour bien comprendre ce qui se joue ici, il faut se placer quelques mois en arrière, quand une équipe internationale à laquelle participait encore une fois Francesco D’Errico, a annoncé la découverte d'une sorte de quadrillage dans une grotte de Gibraltar, à une époque et dans une zone que les néandertaliens fréquentaient. Or penser ces derniers capables d’utiliser des symboles est loin d’aller de soi pour nombre de préhistoriens. Savoir s’ils enterraient leurs morts ou portaient des ornements est toujours l’objet de débats intenses, certains n’y voyant que l’influence des hommes modernes, arrivés en Europe à peu près en même temps que les néandertaliens s’y éteignaient. La découverte de Gibraltar, date de 39 000 ans, soit précisément cette époque : elle n’a donc probablement pas changé les lignes de front du débat.

La mise au jour de ce dessin par l’homme de Java, bien plus ancien est franchement révolutionnaire. Mais tout le monde n’est pas prêt à l’accepter. Il va donc falloir que la découverte soit inattaquable.

Or elle a un point faible. La mise au jour de ce coquillage est ancienne. Elle date de la fin du XIXe siècle. Elle est justement l’œuvre du découvreur de l’homme de Java, le médecin néerlandais Eugène Dubois. Or les fouilles à cette époque étaient loin de remplir les mêmes critères de rigueur scientifique qu’aujourd’hui. En plus d’un siècle, il a pu se passer beaucoup de choses. Y compris la fabrication d’un faux (des exemples existent).

Pour répondre à ces critiques, les auteurs se basent, comme souvent pour ce genre de découverte, sur une analyse au microscope très précise. D’abord, quelque chose a doucement usé le coquillage après la gravure. Et ce quelque chose, c’est vraisemblablement la terre où il se trouvait. Ensuite, la gravure en elle-même n’est pas fraîche.

Enfin, il manque certaines portions du zigzag, alors que son auteur l’a visiblement tracé d’une traite, sans lever son outil. Ce qui s’explique si le coquillage était frais. Car alors, il est recouvert d’une couche brune qui colore le dessus des coquillages (appelée périostracum). Celle-ci finit par disparaître après la mort de l’animal. Au cours du tracé, l’auteur a appuyé plus ou moins fort. Parfois, il a traversé complètement le périostracum, gravant les couches plus profondes du coquillage, parfois non. Une fois le périostracum disparu, seuls sont restées les portions de traits les plus fortes. Un trait dans le périostracum était en blanc sur fond brun et devait se voir particulièrement.

D'autres préhistoriens argueront qu'à cette époque, un hominidé qui sait fabriquer des bifaces, et faire du feu, est bien capable de tels comportements. Que des comportements à caractère symbolique avaient été notés ça et là pour des époques aussi anciennes. Reste que si la découverte est confirmée, ce serait effectivement une première.

nature détail                                     Représentation et détails de la gravure

Sources : archeo.blog.lemonde.fr / Nature

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