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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 13:56

 

Des paléoanthropologues ont découvert un outil en os taillé par l'homme de Néandertal, dont les fonctions étaient multiples. La trouvaille a été faite dans la grotte du Bison, en Bourgogne (France).

Un couteau suisse préhistorique, taillé par l'homme de Néandertal il y a 55 000 à 60 000 ans. C'est ni plus ni moins ce qu'on découvert des paléoanthropologues dans la grotte du Bison (Bourgogne, France), alors qu'ils fouillaient ce site préhistorique.

Et pour cause, puisque cet outil, un os taillé provenant du fémur gauche d'un renne, remplissait au moins trois fonctions : il servait en effet à dépecer le gibier et à en extraire la moelle, à affûter des outils de pierre, et était enfin utilisé comme grattoir.

Selon Luc Doyon (Université de Montréal, Canada), co-auteur de la découverte, c'est la première fois qu'un outil multifonctionnel datant de cette période est découvert.

Au-delà de la dimension "multi-fonction" de cet outil, cette découverte vient confirmer encore un peu plus que les facultés cognitives de l'homme de Néandertal étaient très probablement équivalentes à celles de l'homme moderne : "La présence de cet outil dans un contexte où les outils de pierre sont abondants suggère qu'il s'agit du choix opportuniste d'un fragment d'os et de sa transformation en outil par Néandertal", explique Doyon dans un communiqué publié par l'université de Montréal. "Il a longtemps été supposé qu'avant Homo sapiens, les autres espèces n'avaient pas la capacité de produire ce type d'artefact. Cette découverte réduit le décalage entre les deux espèces".

outil-neandertal-grotte-du-Bison-copie-1.jpg

Note : Découverte en 1958, la grotte du Bison révéla plusieurs sols d'occupations s'échelonnant du Moustérien au Châtelperronien. Elle fait partie des onzes grottes occupées parmi les treize s'ouvrant au sud dans la barrière corallienne qui borde le bassin parisien.


Sources : Journaldelascience.fr / Bulletin de la Société préhistorique française

Crédit image : University of Montreal - Luc Doyon

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 14:27

 

Couverture Symboles et mystèresDepuis 1864, l’art rupestre dit « de Fontainebleau » a suscité bien des commentaires et études plus ou moins approfondies. Ces représentations abstraites ou schématiques ont dérouté et déroutent toujours les observateurs.
Cet art se trouve exclusivement sous abri. Il est par nature lié à la répartition des grès dits « de Fontainebleau » seule roche locale apte à constituer des cavités ou surplombs propres à recevoir des manifestations gravées ou éventuellement peintes.
Daté pour l’essentiel du Mésolithique (environ 9 000 ans avant J.-C.), avec des incursions dans l’âge glaciaire et l’âge des Métaux, il ouvre une fenêtre sur la religion et les mythes des premiers habitants de l’Ile de France.
Nouvelle synthèse sur un sujet fascinant, qui intègre les nouvelles découvertes, avec
des images inédites.

 

 

Auteur : Alain Bénard

Préface de Denis Vialou

Photographies d'Hervé Paitier

Éditions Errance
ISBN  978-2-87772-568-2
Prix indicatif : 39,00 €

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 13:31

 

La Caverne du Pont d’Arc, réplique de la Grotte Chauvet, ouvrira ses portes le 25 avril, après 30 mois de travaux et une inauguration présidentielle dix jours plus tôt. 350 000 visiteurs par an sont attendus.

Dès le printemps, c’est un formidable voyage dans le temps qui sera proposé au public sur le site du Razal, situé sur les hauteurs de Vallon-Pont-d’Arc en sud-Ardèche avec l’ouverture de la plus importante réplique de grotte ornée au monde : la Caverne du Pont d’Arc.

C’est au cœur d’un espace boisé de 29 hectares, à quelques kilomètres seulement de la cavité originelle, qu’il sera donné de vivre toute l’émotion suscitée par la véritable grotte Chauvet et ses peintures rupestres vieilles de 36 000 ans, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en juin dernier.

C’est du moins toute l’ambition du fac-similé qui s’étend sur 3 000 m² au sol et 8 000 m² de décor.

construction-replique--de-la-grotte-chauvet.jpg

Les cinq sens des visiteurs seront stimulés. Ils seront immergés dans l’univers si particulier du milieu souterrain. L’idée a été de reproduire à leur intention cette impression ressentie par les rares privilégiés qui ont pu entrer dans la grotte Chauvet de progresser dans un lieu exceptionnel, un sanctuaire non seulement empreint d’une qualité artistique extraordinaire mais aussi chargé d’une puissance spirituelle. Ainsi les visiteurs ressentiront la fraîcheur, l’humidité, seront enveloppés par le silence et l’obscurité, auront jusqu’à des sensations olfactives… Comme s’ils venaient de pénétrer à la fois dans un univers familier et dans un autre monde. Celui de nos ancêtres aurignaciens qui ont créé à jamais sur des parois de calcaire des œuvres uniques et bouleversantes, qui ont figé pour l’éternité dans leur écrin 1000 dessins dont 425 figures animales. Un bestiaire exceptionnel représentant 14 espèces différentes dont une majorité d’animaux dangereux (ours des cavernes, rhinocéros laineux, mammouths…), des représentations uniques dans l’art pariétal paléolithique (panthère, hibou, partie inférieure du corps féminin…).

Vous pouvez déjà réserver vos places en cliquant ici.

Source : Ledauphine.com

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 17:05

 

L’Afrique du Sud est un terrain privilégié des paléoanthropologues, qui depuis 1924 exhument des fossiles humains ou non-humains de notre longue lignée. A la lumière des fouilles françaises à Kromdraai, et des dernières découvertes, deux chercheurs se penchent sur l’origine et les ancêtres directs du genre Homo, nos très, très lointains ancêtres.

Ecoutez ce podcast du Salon noir en cliquant ici.

Avec José Braga professeur à l’université Paul Sabatier Toulouse 3 et Laurent Bruxelles géomorphologue de l’Inrap.

homo-erectus-skull

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 14:28

 

Une équipe vient d'annoncer la découverte de ce qui serait la plus ancienne gravure au monde. Daté de 500 000 ans, quelques lignes gravées en zigzag sur une coquille seraient l'oeuvre de l'homme de Java.

Bien sûr, il y a comme une impression de déjà vu. Même dessin, et même scientifique. Il y a plusieurs années, le préhistorien Francesco d’Errico, du laboratoire Pacea à Bordeaux, participait à la découverte de ce qui était alors le plus ancien motif de main d’homme. Gravé dans un petit morceau d’ocre rouge de la grotte de Blombos en Afrique du sud (des croisillons, notamment, et d'autres motifs). Aujourd’hui, il est appelé en renfort pour analyser ceux gravés sur une coquille provenant de Trinil sur l’île de Java, en Indonésie.

Mais il y a une énorme différence : la date. La première découverte datait d’environ 100 0000 ans et pouvait être raisonnablement attribuée à des populations physiquement très proches de nous, les hommes modernes. Ici, c’est complètement différent. Le dessin, un zigzag tracé d'une main pluôt sûre, est tracé sur un coquillage encore un petit peu maculé de la terre où il se trouvait. Cette terre date de bien après, à peu près 500 000 ans. Pour la datation, les chercheurs ont utilisé des méthodes éprouvées (l'une basée sur l’argon) pour ces périodes.

Or à cette époque, à Java, on ne connaît guère qu’un hominidé qui croise dans les parages. C’est l’homme de Java ou le Pithécanthrope, qu’aujourd’hui les paléoanthropologues appellent Homo erectus. Il s’agit d’une très vaste famille regroupant des fossiles de l’Afrique à l’Asie couvrant plus d’un million d’années de l’évolution humaine, période d’un accroissement du cerveau sans précédent et de l’utilisation des premiers outils en pierre.

sn-clamshellH                                                   La coquille avec les lignes gravées


Pour bien comprendre ce qui se joue ici, il faut se placer quelques mois en arrière, quand une équipe internationale à laquelle participait encore une fois Francesco D’Errico, a annoncé la découverte d'une sorte de quadrillage dans une grotte de Gibraltar, à une époque et dans une zone que les néandertaliens fréquentaient. Or penser ces derniers capables d’utiliser des symboles est loin d’aller de soi pour nombre de préhistoriens. Savoir s’ils enterraient leurs morts ou portaient des ornements est toujours l’objet de débats intenses, certains n’y voyant que l’influence des hommes modernes, arrivés en Europe à peu près en même temps que les néandertaliens s’y éteignaient. La découverte de Gibraltar, date de 39 000 ans, soit précisément cette époque : elle n’a donc probablement pas changé les lignes de front du débat.

La mise au jour de ce dessin par l’homme de Java, bien plus ancien est franchement révolutionnaire. Mais tout le monde n’est pas prêt à l’accepter. Il va donc falloir que la découverte soit inattaquable.

Or elle a un point faible. La mise au jour de ce coquillage est ancienne. Elle date de la fin du XIXe siècle. Elle est justement l’œuvre du découvreur de l’homme de Java, le médecin néerlandais Eugène Dubois. Or les fouilles à cette époque étaient loin de remplir les mêmes critères de rigueur scientifique qu’aujourd’hui. En plus d’un siècle, il a pu se passer beaucoup de choses. Y compris la fabrication d’un faux (des exemples existent).

Pour répondre à ces critiques, les auteurs se basent, comme souvent pour ce genre de découverte, sur une analyse au microscope très précise. D’abord, quelque chose a doucement usé le coquillage après la gravure. Et ce quelque chose, c’est vraisemblablement la terre où il se trouvait. Ensuite, la gravure en elle-même n’est pas fraîche.

Enfin, il manque certaines portions du zigzag, alors que son auteur l’a visiblement tracé d’une traite, sans lever son outil. Ce qui s’explique si le coquillage était frais. Car alors, il est recouvert d’une couche brune qui colore le dessus des coquillages (appelée périostracum). Celle-ci finit par disparaître après la mort de l’animal. Au cours du tracé, l’auteur a appuyé plus ou moins fort. Parfois, il a traversé complètement le périostracum, gravant les couches plus profondes du coquillage, parfois non. Une fois le périostracum disparu, seuls sont restées les portions de traits les plus fortes. Un trait dans le périostracum était en blanc sur fond brun et devait se voir particulièrement.

D'autres préhistoriens argueront qu'à cette époque, un hominidé qui sait fabriquer des bifaces, et faire du feu, est bien capable de tels comportements. Que des comportements à caractère symbolique avaient été notés ça et là pour des époques aussi anciennes. Reste que si la découverte est confirmée, ce serait effectivement une première.

nature détail                                     Représentation et détails de la gravure

Sources : archeo.blog.lemonde.fr / Nature

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 13:47

 

Une fouille programmée organisée durant l'été 2014 a permis de découvrir une statuette paléolithique sur une parcelle appartenant à Amiens Métropole, située au sud ouest d'Amiens. La statuette a été mise au jour par Clément Paris, préhistorien.

Rarissime, inattendu, les superlatifs manquent », s’enthousiasme Pascal Depaepe, le directeur interrégional de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Une Vénus datant de 23 000 ans avant Jésus-Christ a été découverte au mois de juillet dans le quartier Renancourt d’Amiens dans le cadre d’un chantier de fouilles mené par le service régional de l’archéologie, l’INRAP et le service d’archéologie préventive d’Amiens métropole. Au cours de cette période glaciaire, la Picardie est sous la neige. «  Je n’avais jamais imaginé une découverte de ce genre dans la région  », ajoute Pascal Depaepe.

«  Il n’existe en France que 15 statuettes féminines de cette époque. Elles proviennent du Sud-Ouest  », explique Clément Paris, l’archéologue qui a mis au jour cette statuette de 11 cm à 4 mètres du sol dans ce qui était un campement d’hommes de Cro-Magnon au début du paléolithique. «  Ils ont dû profiter d’une micro période d’amélioration du climat pour remonter vers le Nord, avance Clément Paris. Ces chasseurs se déplaçaient sur de très longues distances. Les silex, les parures trouvés sur les chantiers de fouilles du Sud-Ouest montrent qu’ils parcouraient 200 à 300 km ».

Taillée dans le calcaire, la Vénus de Renancourt a été trouvée dans un état très fragmenté. «  Cassée à cause du gel  », elle a été trouvée en 19 morceaux. Mais sa poitrine opulente et ses fesses projetées en arrière ont tout de suite tapé dans l’œil du jeune archéologue. Ce genre de représentation féminine est connu en Europe, jusqu’en Sibérie occidentale. «  Nous n’en connaissons pas en Afrique ou en Asie qui étaient pourtant peuplées  », glisse Pascal Depaepe. Une certaine unité stylistique se dégage de toutes ces Vénus (244 au total dont la plus ancienne, trouvée en Allemagne, date de 35 000 avant Jésus-Christ) : les attributs sexuels sont très prononcés alors que la tête est simplement stylisée. « La tête de la Vénus de Renancourt est une simple sphère et ses bras sont à peine esquissés  », note Clément Paris. Leur signification reste un mystère : œuvre d’art, parure, symbole de la fécondité.

Présentée à la presse jeudi 27 novembre, la Vénus de Renancourt sera étudiée sous toutes les coutures pendant plusieurs mois encore. Avant d’intégrer les collections du musée de Picardie à Amiens. «  Je sais déjà où la mettre  », sourit Noël Mahéo, le conservateur chargé des collections préhistoriques. «  Elle fera partie des 30 pièces que l’on ne peut voir qu’à Amiens  », insiste Sabine Cazenave, la directrice du musée d’Amiens. La Vénus de Renancourt est déjà une star.

La-Venus-de-Renancourt.jpg                                              La vénus de Renancourt 


Source : Le courrier Picard

Crédit Photo : Stéphane Lancelot, INRAP

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 15:08

 

Jean-Jacques Hublin est professeur invité au Collège de France pour un cycle de conférences un cycle pluriannuel de conférences.

Retrouvez, ici, la vidéo de sa leçon inaugurale "Biologie de la culture" et celle, ici, de son premier cours intitulé "L'émergence du genre Homo".

J.J.Hublin.jpg

Jean-Jacques Hublin est paléoanthropologue, auteur de nombreux travaux sur l’évolution des néandertaliens et sur les origines africaines des hommes modernes.

Il a joué un rôle pionnier dans le développement de la paléoanthropologie virtuelle, qui fait largement appel aux techniques de l’imagerie médicale et industrielle et à l’informatique pour reconstituer et analyser les restes fossiles. Il s’est aussi intéressé à l’évolution des rythmes de croissance et au développement cérébral chez les hominidés ainsi qu’à l’histoire de sa discipline.

Après une carrière de chercheur au Centre national de recherche scientifique, Jean-Jacques Hublin à été nommé professeur à l’université de Bordeaux 1 (1999). Il est depuis 2004 professeur à l’Institut Max Planck d’Anthropologie Evolutionnaire de Leipzig (Allemagne) où il a créé le Département d’Évolution humaine. Il a enseigné à l’Université de Californie à Berkeley (1992), à l’Université d’Harvard (1997) et à l’Université de Stanford (1999 et 2011). Depuis 2010, il dispense régulièrement des cours à l’Université de Leiden (Pays-Bas). En 2011, il a été choisi pour être le premier Président de la Société européenne pour l’étude de l’évolution humaine (ESHE) nouvellement fondée.

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 15:33

 

Une équipe internationale dirigée par le généticien Svante Paabo, du Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology à Leipzig en Allemagne, vient de séquencer le génome d'un Homme moderne qui vivait il y a 45 000 ans en Sibérie.

Cette nouvelle recherche a été menée sur un os découvert par hasard, en 2008, sur les rives de la rivière Irtych, près de Ust'-Ichim en Sibérie occidentale. Ce fémur gauche ayant appartenu à un individu de sexe masculin est vieux de 45 000 ans, selon la datation au carbone 14.

L'étude d'une partie médiane "relativement complète" de l'os a permis d'apprendre que son propriétaire appartenait à une population proche des ancêtres des hommes d'aujourd'hui, non-africains. Svante Pääbo a montré qu'une petite partie du génome de l'homme d'aujourd'hui provient des Néandertaliens, nos plus proches cousins apparus il y a environ 400 000 ans et qui se sont éteints il y a 30 000 ans.

Le génome de l'individu d'Ust'-Ishim comporte un pourcentage de gènes provenant de l'homme de Néandertal légèrement supérieur aux hommes d'aujourd'hui : environ 2,3% (contre 1,7% à 2,1% pour les populations actuelles d'Asie de l'Est et 1,6% à 1,8% pour les Européens). Mais son génome contient des segments d'ADN néandertaliens en moyenne trois fois plus longs que ceux d'humains contemporains. Cela tendrait à montrer que la rencontre entre Néandertaliens et Homo sapiens remonterait seulement entre 232 et 430 générations avant l'existence de l'individu d'Ust'-Ishim. Cela correspond à peu près à la période majeure de l'expansion de l'Homme moderne hors d'Afrique et du Proche-Orient.

Les nouvelles données génétiques obtenues indiquent que le croisement entre les hommes de Néandertal et l'Homme moderne s'est produit il y a 45 000 ans, probablement quand les premiers Homo sapiens ont quitté l'Afrique et rencontré les hommes de Néandertal au Proche-Orient, avant de se répandre en Eurasie.

Des données plus précises que les estimations qui couraient jusqu'à maintenant. Les scientifiques considéraient, en effet, que le transfert génétique avait dû se produire entre 37 000 et 86 000 ans.

Source utilisée : Francetvinfo.fr

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 14:37

 

Le musée d'anthropologie de la Préhistoire, à Monaco, présente à partir d'aujourd'hui le squelette d'un mammouth laineux de Sibérie. Cette pièce splendide agée de 31 000 ans rejoint la collection permanente du musée dans la galerie Albert Ier.

Steppa-Monaco.jpg

Source : Francetvinfo

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 12:29

 

Des scientifiques viennent de dater avec précision les peintures trouvées dans la région de Maros sur les parois des sites préhistoriques de Sulawesi, à l'est de Bornéo.

Les scientifiques ont déterminé l'âge des peintures en mesurant le rapport des isotopes d’uranium et de thorium dans de petites excroissances en "pop-corn" qui se sont formées sur les images et sont semblable à des stalactites. Quatorze échantillons ont été prélevés pour les analyses. En utilisant cette méthode de haute précision, connue sous le nom de U-séries, l’âge des peintures est établi à 39.900 ans pour la plus ancienne et 17.400 ans pour les plus récentes.

Pour mémoire, les plus anciennes peintures en Europe sont celles de la grotte ibérique d'El Castillo, et leur âge est d'environ 40.800 ans.

Pour Anthony Dosseto de l’université Wollongong en Australie, co-auteur de l’étude "L’art rupestre aurait émergé de façon indépendante et à la même époque en Europe et en Asie du sud-est. Il semble qu’il ait été largement pratiqué par les premiers hommes modernes qui ont quitté l’Afrique des milliers d’années plus tôt. Si c'est le cas, alors l'art rupestre pourrait avoir des origines beaucoup plus profondes... l'art des cavernes est l'un des premiers indicateurs de la capacité d'abstraction de l'esprit, le début de l'être humain tel que nous le connaissons. Désormais, les Européens ne peuvent plus revendiquer d'avoir été les premiers à développer un esprit d'abstraction. Ils doivent partager cela au moins avec les premiers habitants d'Indonésie".

Il y a plus de 90 sites d'art rupestre dans la région de Maros, selon Muhammad Ramli et Budianto Hakim, deux chercheurs indonésien qui co-signent l’étude. Nombre d'entre eux sont ornés de peintures ou de pochoirs pouvant avoir des dizaines de milliers d’années et qui sont très peu étudiés. Des mesures de protection de ces oeuvres primitives sont en cours et les sites de Sulawesi sont candidats à l’inscription au patrimoine mondial de l'Uesco.

 

 

 

Source : Scienceset avenir.fr
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