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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 13:47

 

Une fouille programmée organisée durant l'été 2014 a permis de découvrir une statuette paléolithique sur une parcelle appartenant à Amiens Métropole, située au sud ouest d'Amiens. La statuette a été mise au jour par Clément Paris, préhistorien.

Rarissime, inattendu, les superlatifs manquent », s’enthousiasme Pascal Depaepe, le directeur interrégional de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Une Vénus datant de 23 000 ans avant Jésus-Christ a été découverte au mois de juillet dans le quartier Renancourt d’Amiens dans le cadre d’un chantier de fouilles mené par le service régional de l’archéologie, l’INRAP et le service d’archéologie préventive d’Amiens métropole. Au cours de cette période glaciaire, la Picardie est sous la neige. «  Je n’avais jamais imaginé une découverte de ce genre dans la région  », ajoute Pascal Depaepe.

«  Il n’existe en France que 15 statuettes féminines de cette époque. Elles proviennent du Sud-Ouest  », explique Clément Paris, l’archéologue qui a mis au jour cette statuette de 11 cm à 4 mètres du sol dans ce qui était un campement d’hommes de Cro-Magnon au début du paléolithique. «  Ils ont dû profiter d’une micro période d’amélioration du climat pour remonter vers le Nord, avance Clément Paris. Ces chasseurs se déplaçaient sur de très longues distances. Les silex, les parures trouvés sur les chantiers de fouilles du Sud-Ouest montrent qu’ils parcouraient 200 à 300 km ».

Taillée dans le calcaire, la Vénus de Renancourt a été trouvée dans un état très fragmenté. «  Cassée à cause du gel  », elle a été trouvée en 19 morceaux. Mais sa poitrine opulente et ses fesses projetées en arrière ont tout de suite tapé dans l’œil du jeune archéologue. Ce genre de représentation féminine est connu en Europe, jusqu’en Sibérie occidentale. «  Nous n’en connaissons pas en Afrique ou en Asie qui étaient pourtant peuplées  », glisse Pascal Depaepe. Une certaine unité stylistique se dégage de toutes ces Vénus (244 au total dont la plus ancienne, trouvée en Allemagne, date de 35 000 avant Jésus-Christ) : les attributs sexuels sont très prononcés alors que la tête est simplement stylisée. « La tête de la Vénus de Renancourt est une simple sphère et ses bras sont à peine esquissés  », note Clément Paris. Leur signification reste un mystère : œuvre d’art, parure, symbole de la fécondité.

Présentée à la presse jeudi 27 novembre, la Vénus de Renancourt sera étudiée sous toutes les coutures pendant plusieurs mois encore. Avant d’intégrer les collections du musée de Picardie à Amiens. «  Je sais déjà où la mettre  », sourit Noël Mahéo, le conservateur chargé des collections préhistoriques. «  Elle fera partie des 30 pièces que l’on ne peut voir qu’à Amiens  », insiste Sabine Cazenave, la directrice du musée d’Amiens. La Vénus de Renancourt est déjà une star.

La-Venus-de-Renancourt.jpg                                              La vénus de Renancourt 


Source : Le courrier Picard

Crédit Photo : Stéphane Lancelot, INRAP

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 15:33

 

Une équipe internationale dirigée par le généticien Svante Paabo, du Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology à Leipzig en Allemagne, vient de séquencer le génome d'un Homme moderne qui vivait il y a 45 000 ans en Sibérie.

Cette nouvelle recherche a été menée sur un os découvert par hasard, en 2008, sur les rives de la rivière Irtych, près de Ust'-Ichim en Sibérie occidentale. Ce fémur gauche ayant appartenu à un individu de sexe masculin est vieux de 45 000 ans, selon la datation au carbone 14.

L'étude d'une partie médiane "relativement complète" de l'os a permis d'apprendre que son propriétaire appartenait à une population proche des ancêtres des hommes d'aujourd'hui, non-africains. Svante Pääbo a montré qu'une petite partie du génome de l'homme d'aujourd'hui provient des Néandertaliens, nos plus proches cousins apparus il y a environ 400 000 ans et qui se sont éteints il y a 30 000 ans.

Le génome de l'individu d'Ust'-Ishim comporte un pourcentage de gènes provenant de l'homme de Néandertal légèrement supérieur aux hommes d'aujourd'hui : environ 2,3% (contre 1,7% à 2,1% pour les populations actuelles d'Asie de l'Est et 1,6% à 1,8% pour les Européens). Mais son génome contient des segments d'ADN néandertaliens en moyenne trois fois plus longs que ceux d'humains contemporains. Cela tendrait à montrer que la rencontre entre Néandertaliens et Homo sapiens remonterait seulement entre 232 et 430 générations avant l'existence de l'individu d'Ust'-Ishim. Cela correspond à peu près à la période majeure de l'expansion de l'Homme moderne hors d'Afrique et du Proche-Orient.

Les nouvelles données génétiques obtenues indiquent que le croisement entre les hommes de Néandertal et l'Homme moderne s'est produit il y a 45 000 ans, probablement quand les premiers Homo sapiens ont quitté l'Afrique et rencontré les hommes de Néandertal au Proche-Orient, avant de se répandre en Eurasie.

Des données plus précises que les estimations qui couraient jusqu'à maintenant. Les scientifiques considéraient, en effet, que le transfert génétique avait dû se produire entre 37 000 et 86 000 ans.

Source utilisée : Francetvinfo.fr

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 14:37

 

Le musée d'anthropologie de la Préhistoire, à Monaco, présente à partir d'aujourd'hui le squelette d'un mammouth laineux de Sibérie. Cette pièce splendide agée de 31 000 ans rejoint la collection permanente du musée dans la galerie Albert Ier.

Steppa-Monaco.jpg

Source : Francetvinfo

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 12:29

 

Des scientifiques viennent de dater avec précision les peintures trouvées dans la région de Maros sur les parois des sites préhistoriques de Sulawesi, à l'est de Bornéo.

Les scientifiques ont déterminé l'âge des peintures en mesurant le rapport des isotopes d’uranium et de thorium dans de petites excroissances en "pop-corn" qui se sont formées sur les images et sont semblable à des stalactites. Quatorze échantillons ont été prélevés pour les analyses. En utilisant cette méthode de haute précision, connue sous le nom de U-séries, l’âge des peintures est établi à 39.900 ans pour la plus ancienne et 17.400 ans pour les plus récentes.

Pour mémoire, les plus anciennes peintures en Europe sont celles de la grotte ibérique d'El Castillo, et leur âge est d'environ 40.800 ans.

Pour Anthony Dosseto de l’université Wollongong en Australie, co-auteur de l’étude "L’art rupestre aurait émergé de façon indépendante et à la même époque en Europe et en Asie du sud-est. Il semble qu’il ait été largement pratiqué par les premiers hommes modernes qui ont quitté l’Afrique des milliers d’années plus tôt. Si c'est le cas, alors l'art rupestre pourrait avoir des origines beaucoup plus profondes... l'art des cavernes est l'un des premiers indicateurs de la capacité d'abstraction de l'esprit, le début de l'être humain tel que nous le connaissons. Désormais, les Européens ne peuvent plus revendiquer d'avoir été les premiers à développer un esprit d'abstraction. Ils doivent partager cela au moins avec les premiers habitants d'Indonésie".

Il y a plus de 90 sites d'art rupestre dans la région de Maros, selon Muhammad Ramli et Budianto Hakim, deux chercheurs indonésien qui co-signent l’étude. Nombre d'entre eux sont ornés de peintures ou de pochoirs pouvant avoir des dizaines de milliers d’années et qui sont très peu étudiés. Des mesures de protection de ces oeuvres primitives sont en cours et les sites de Sulawesi sont candidats à l’inscription au patrimoine mondial de l'Uesco.

 

 

 

Source : Scienceset avenir.fr
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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 10:36

 

Au paléolothique, l'ancêtre du pigeon sauvage était une espèce d'habitats rocheux qui avait pour habitude de se nicher à l'entrée des grottes et sur les corniches des falaises. Une étude internationale montre que l'homme de Néandertal a exploité à Gibraltar ces volatiles comme nourriture sur une période de plus 40 000 ans.

Des paléontologues ont passé au crible la Grotte de Gorham, située dans une falaise escarpée faisant face à la Méditerranée, où se sont abrités de nombreux groupes de Néandertaliens, puis des humains modernes, voici 67.000 à 28.000 ans. Au total, ils ont recensé pour cette période plus de 17.000 os de pigeon de roche, l'ancêtre sauvage de notre pigeon biset domestique (Columba livia), répartis sur vingt sites d'occupation (19 néandertaliens, 1 humain moderne) dans la grotte. "Nous avons trouvé des preuves d'intervention humaine sur ces ossements de pigeon dans onze sites néandertaliens" de même que pour celui occupé par les humains modernes (Homo sapiens). La proportion d'os portant des entailles pratiquées à l'aide d'outils est relativement faible mais les chercheurs relèvent que "la taille de ces proies ne rend pas nécessaire l'utilisation de tels outils pour les consommer".
"Après avoir écorché ou plumé l'oiseau, l'usage des mains et des dents serait le meilleur moyen de détacher la viande et le gras des os. Pour preuve, des traces de dents ont été observées sur certains os de pigeon" (une quinzaine), écrivent-ils dans leur étude, publiée par la revue Nature - Scientific Reports. Dans plus de 10% des cas, les os présentent également des signes de brûlure et/ou de cuisson.
"Nos résultats démontrent sans aucun doute que les Néandertals, et plus tard les humains modernes, consommaient des pigeons de roche", un phénomène qui n'est pas un cas isolé et qui s'est prolongé sur une période très longue, affirment les auteurs. Les Néandertaliens qui s'abritaient dans la grotte auraient ainsi pu aisément profiter de la présence de pigeons nichant dans la falaise ou au creux des rochers pour les capturer à la main, estiment-ils.
Le pigeon sauvage aurait donc constitué "une source stable de nourriture dans l'environnement rocailleux de Gibraltar, mais aussi probablement dans de nombreuses autres régions peuplées par l'Homme de Néandertal".

srep05971-f2.jpg

                      Traces de dents sur les os retrouvés dans la grotte de Gorham

Sources : Nature.com / AFP

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 12:41

 

Selon un article publié début août dans PNAS, l'appartenance de l'homme de Florès à une espèce à part entière fait à nouveau débat. Une nouvelle anlyse des fragments découverts en 2003, révèle des indices de mongolisme, ainsi qu’une sous-estimation de sa taille.

Les nouveaux calculs indiquent aussi que le crâne de l’homme de Florès aurait une contenance 16 % plus importante que celle calculée auparavant. Un des auteurs de l’étude parue dans les Comptes rendus de l’académie américaine des sciences (PNAS) et professeur de génétique à l’Université de Pennsylvanie, Robert Eckhardt, explique que « cette différence est importante car elle situe la taille du cerveau dans celle d’humains modernes qui sont trisomiques et vivent dans la même région ».

Les nouveaux calculs de la taille de l’homme de Florès (1,26 m au lieu d’environ un mètre) indiquent des tibias plus courts correspondants à ceux de personnes aujourd’hui diagnostiquées comme atteintes de trisomie 21, selon les chercheurs. Une asymétrie cranio-faciale typique de la trisomie a également été constatée.

Pour Robert Eckhardt, si les traits anatomiques de l’homme de Florès sont assez inhabituels, « ils ne sont pas pour autant uniques et aussi rares pour en conclure qu’il s’agit d’une nouvelle espèce d’hominidé ».

A suivre...

crane-de-l-homme-de-flores.jpg                                           Crâne de l'homme de Florès


Sources : Lemonde.fr / Lacroix.fr

Crédit image : Reuteurs

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 10:41

 

fete-de-la-prehistoire.pngA l'occasion de la grande fête de la préhistoire qui aura lieu ce week-end à la Chapelle aux Saints, Pedro LIMA présentera son dernier ouvrage consacré à la grotte Chauvet-Pont d'Arc : Le premier chef-d'oeuvre de l'humanité révélé par la 3D, ainsi que le précédent, Les Métamorphoses de Lascaux, parus tous deux aux Editions Synops.

Des tables rondes auront également lieu le 3/08.

Dimanche – 11h : l’homme est-il un grand singe politique ? débat animé par Pascal PICQ maître de conférences à la chaire de paléo-anthropologie et préhistoire du Collège de France

Avec Gérard LAVASTROU, Sophie MARVAUD, Olivier MERLE, Pascal SEMONSUT.

Dimanche – 15h30 : "stratégies de chasse des chasseurs-cueilleurs nomades du Paléolithique" débat animé par Marylène PATOU MATHIS, directrice de recherche au CNRS, département Préhistoire du Muséum National d’Histoire Naturelle

Avec Bernard BOUFFIER, Pr Henry DE LUMLEY, Laure FONTANA, Patrick JOQUEL.

Outre Pedro Lima, seront présents :

Bernard & Marie-Christine ALUNNI - Association Racines - Marc AZEMA - Henriette CHARDAK - Olivier DEGORCE - Clara DELPAS - Henry De LUMLEY - Jean-Baptiste DE PANAFIEU - Gilles FAU - Laure FONTANA - Amandine GEERS - Jean-Pierre GIRAUD - Lamys HACHEM - Bernard HENRIETTE - Patrick JOQUEL - Frédéric LE HECH - Pascale LEROY - Michel LORBLANCHET - Eléna MAN ESTIER - Marcel MARSAL - Sophie MARVAUD - Patrick PAILLET - Marylène PATOU MATHIS - Olivier MERLE - Pascal PICQ - Michel PIQUEMAL - Jean Michel PORTIER - Pascal SEMONSUT - Christophe VIGERIE - Muriel ZURCHE.

Enfin, vous pourrez assister au championnat européen de tir à l'arc préhistorique et au championnat européen de tir au propulseur.

Entrée libre.

Tél : 05 55 91 18 00


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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 11:12

 

Suite du programme du colloque avec les journées du 18, 19 et 20 juin.

 

Mercredi 18 juin 2014
9 h 00 : session 3 (suite) - Présidente de séance : Martina Láznicková-Galetová
9 h 00 : Elena Man-Estier, Patrick Paillet, Carole Vercoutère
Supports et représentations dans l’art mobilier de Rochereil (Grand-Brassac, Dordogne)
9 h 30 : Claire Lucas
Du Magdalénien moyen au Magdalénien supérieur : l’art géométrique de Duruthy (Sordes-l’Abbaye,
Landes)
10 h 00 : Gerhard Bosinski
Les relations entre gibier et représentation d’animaux sur le site magdalénien de Gönnersdorf (Rhénanie,
Allemagne).
10 h 30 : pause
11 h 00 : Ingmar Braun
Le Boeuf musqué (Ovibos moschatus) dans l’art mobilier paléolithique
11 h 30 : Oscar Fuentes et Geneviève Pinçon
Images de l’altérité au Paléolithique : essai sur les représentations humaines magdaléniennes sur
support mobilier
12 h 00 : Jean-Pierre Duhard, Brigitte et Gilles Delluc
Graphismes vulvaires explicites dans l’art mobilier paléolithique français. Inventaire, réalisme
anatomique, schématisme symbolique
14 h 00 : excursion sur le site de La Madeleine

Jeudi 19 juin 2014
9 h 00 : session 4 - de l’Aurignacien au Magdalénien. Président de séance : Roberto Ontañon Peredo

9 h 00 : Harald Floss et Jean-Michel Geneste

L’art mobilier aurignacien du Jura Souabe et l’art pariétal de la Grotte Chauvet - Pont d’Arc - confrontation de données
9 h 30 : Federico Bernaldo de Quiros
L’art mobilier ancien de la grotte de El Castillo (Cantabria, Espagne)
10 h 00 : Pascal Foucher et Cristina San-Juan - Foucher
L’art gravettien sur supports lithiques de la grotte de Gargas (Hautes-Pyrénées, France)
10 h 30 : pause
11 h 00 : Diego Garate et Olivia Rivero Vilá
Entre les Cantabres et les Pyrénées : L’art mobilier antémagdalénien de la grotte d’Isturitz (Pyrénées-Atlantiques)
11 h 30 : Romain Pigeaud et Stéphan Hinguant
Rituels familiers, pierres recyclées. Les plaquettes gravées du Solutréen de la vallée de l’Erve (Mayenne)
12 h 00 : Camille Bourdier
L’art mobilier au Dernier Maximum Glaciaire : les plaquettes gravées du Grand Abri de Cabrerets (Lot)
14 h 00 : session 4 (suite) - Présidente de séance : Geneviève Pinçon
14 h 00 : Julian Becares-Perez, Olivia Rivero Vila, Alejandro Gomez Fuentes et Esteban
Alvarez-Fernandez
L’art mobilier dans la région cantabrique durant le Magdalénien inférieur : nouvelles données de la
grotte de El Cierro (El Carmen, Asturies)
14 h 30 : Jean-Claude Merlet, Frédéric Plassard et François-Xavier Chauvière
L’art mobilier et la parure du gisement magdalénien d’Enval (Vic-le-Comte, Puy-de-Dôme, France)
15 h 00 : Lise Aurière, Frédéric Plassard, Morgane Dachary, François-Xavier Chauvière et
Carole Fritz
Dernières données contextuelles et chrono-culturelles de l’art mobilier d’Arancou
15 h 30 : pause
16 h 00 : Anne-Catherine Welté et Marc Martinez
L’art mobilier du Roc-de-Marcamps (Gironde) : un nouveau regard
16 h 30 : Marc et Marie-Christine Groenen
Y a-t-il un art de la miniature au Paléolithique supérieur ?
17 h 00 : Nicolas Mélard
Histoire(s) de l’Homme - Lecture, étude et interprétation des gravures sur les pierres de la Marche à
Lussac-les-Châteaux (Vienne, France)

Vendredi 20 juin 2014
9 h 00 : session 5 - actualités de la recherche. Président de séance : Marc Groenen
9 h 00 : Estelle Bougard
La statuette de tortue de Saint-Cirq-du-Bugue : nouvelle étude, nouvelle interprétation
9 h 15 : Edmée Ladier
Objets inédits ou peu connus de Bruniquel et leur place dans l’art mobilier magdalénien de la vallée
de l’Aveyron
9 h 30 : Marc Aulanier, Elena Man-Estier, René Liabeuf, Audrey Lafarge, Vincent
Delvigne et Jean-Paul Raynal
Du galet à la paroi : données nouvelles sur l’art paléolithique de Haute-Loire
9 h 45 : Nicole Ebinger-Rist, Claus-Joachim Kind, Sibylle Wolf et Kurt Wehrberger
The Big Puzzle - The restoration of the Lion-Man of Hohlenstein-Stadel (SW Germany)
10 h 00 : Sylvain Griselin, Héloïse Koehler et Elena Man-Estier
Découverte d’un bloc gravé dans la grotte de Blénien à Wolschwiller (Haut-Rhin)
10 h 15 : Serge David et Romain Pigeaud
L’art mobilier de la grotte des Gorges (Amange, Jura)
10 h 30 : Gilles Tosello, Catherine Cretin et André Morala
Nouvelles figurations féminines et animales sur galet dans le Gravettien récent de Laugerie-Haute Est
(Dordogne)
10 h 45 : pause
11 h 15 : Iluminada Ortega, Joseba Rios-Garaizar Diego Garate Maidagan, Juan
Arizaga et Laurence Bourguignon
Une représentation naturaliste d’oiseau dans l’Aurignacien du site de plein air de la doline de
Cantalouette II (Creysse, France) et son apport à l’étude des origines de l’art
11 h 30 : Roberto Ontañon Peredo, Pablo Arias et Paula Díaz-González
Bloc gravé en contexte Gravettien du gisement de La Garma A (Cantabrie, Espagne) : contribution à l’étude de l’art mobilier pré-magdalénien.
11 h 45 : Robert Bégouën et Jean Clottes
Art sur support osseux d’Enlène : additions
12 h 00 : Randall White
Une nouvelle sculpture féminine de la grotte du Pape à Brassempouy : « la Figurine échappée »
12 h 15 : Valérie Feruglio, Michel Brenet, Pascal Bertran, Emilie Claud, Nick Debenham,
Sophie Guégan, Marion Hernandez, Hélène Salomon et Farid Sellami
Le site solutréen supérieur de plein-air de Landry, un campement de chasseurs révélant de l’art mobilier.
12 h 30 : Raphaëlle Bourrillon, Randall White, Amy Clark, Romain Mensan, Laurent Chiotti, Catherine Cretin, André Morala, Thomas Higham, Sarah Ranlett, Jean-Christophe Castel, Mathew Sisk et ÉliseTartar
Une découverte majeure d’art aurignacien à l’abri Blanchard (Sergeac, Dordogne)
14 h 30 :
inauguration de l’exposition Grands sites d’art magdalénien. La Madeleine et Laugerie-Basse
il y a 15 000 ans au Musée national de Préhistoire (Les Eyzies) puis au Musée d’Art et
d’Archéologie du Périgord (Périgueux) à 18 h 30.
20 h 30 :
conférence de clôture à Périgueux par Denis Vialou :
Le quotidien paléolithique de l’art :
échanges d’images entre pensées et rêves
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 11:07

 

Colloque international : L’art au quotidien. Objets ornés du Paléolithique supérieur

Voici le programme (très dense) de ce colloque de préhistoire qui aura lieu aux Eyzies du 16 au 20 juin 2014.

Lundi 16 juin 2014
À partir de 9 h 30 : accueil des congressistes
11 h 00 : conférence introductive par Jean Clottes : L’art des objets au Paléolithique d’un colloque à l’autre
14 h 00 : session 1 - l’art mobilier dans l’histoire et aujourd’hui. Président de séance : Alain Turq
14 h 00 : Patrick Paillet
Le marquis Paul de Vibraye et ses collections anthropologiques au Muséum
14 h 30 : Jill Cook
Henry Christy, Edouard Lartet et la découverte d’objets gravés et sculptés dans les grottes du Périgord
15 h 00 :
Émeline Deneuve et Elena Man-Estier
La grotte des Eyzies (ou grotte Richard) et son rôle dans l’histoire de la Préhistoire
15 h 30 : pause
16 h 00 : Catherine Schwab
L’art mobilier dans les musées : présentation et contextualisation
16 h 30 : Pascal Semonsut
L’élève, la Vézère et la Préhistoire. La Vézère et son art mobilier préhistorique dans l’enseignement du
second XX e siècle français
17 h 30 : session 2 - méthodologies et interprétations.
17 h 30 : Laurent Chiotti, Lucile Beck, Laurent Crépin, Matthieu Lebon, Elena Man-Estier,
Patrick Paillet, Carole Vercoutère et Roland Nespoulet
Statut des scapulas ornées du Gravettien final de l’abri Pataud (Les Eyzies-de-Tayac, Dordogne)  :
contexte, analyses techniques et physico-chimiques
18 h 00 : Ina Reiche, Katarina Müller, Jean Rodière, Andreas Staude, Heinrich
Riesemeier, Laurent Chiotti, Roland Nespoulet, Carole Vercoutère, Catherine Schwab et
Jean-Jacques Cleyet-Merle
Ivoire de mammouth, os ou bois de renne ? Les perles rectangulaires des sites français du Gravettien
final (Abri Pataud, Le Blot, Les Peyrugues)

Mardi 17 juin 2014 
9 h 30 : session 2 (suite). Président de séance : Jean-Michel Geneste
9 h 30 : Pascaline Gaussein
Réflexion méthodologique sur la place de l’art mobilier dans les sociétés magdaléniennes
10 h 00 : Constantin Rauer
Les fonctions religieuses de l’art mobilier du paléolithique supérieur
10 h 30 : Olivia Rivero Vilá
Mobilité et fonction des sites pendant le Magdalénien moyen : l’apport de l’art mobilier
11 h 00 : pause
11 h 30 : Georges Sauvet et Olivia Rivero Vilá
D’un support à l’autre : l’art pariétal à la lumière de l’art mobilier
12 h 00 : Ewa Dutkiewicz et Nicholas J. Conard
Un langage symbolique sur l’art mobilier du Jura Souabe
14 h 00 : session 3 - techniques, supports et thèmes. Président de séance : Jean Clottes
14 h 00 : Emma Croidieu
Les statuettes animales en pierre au Paléolithique récent
14 h 30 : Martina Láznicková-Galetová
La gravure gravettienne sur l’ivoire de mammouth en Moravie (République tchèque)
15 h 00 : Lucie Braem
La Madeleine et Laugerie-Basse : de l’acquisition des bois de renne aux œuvres d’art mobilier
15 h 30 : pause
16 h 30 : Aline Averbouh et Valérie Feruglio
Les baguettes demi-rondes à tubérosités du Magdalénien moyen : une approche technique, thématique
et chronologique
17 h 00 : Pierre Cattelain
Les fragments de propulseurs de l’Abri de La Madeleine (Dordogne, France)
17 h 30 : Carmen de las Heras, José Antonio Lasheras et Alfredo Prada
Rondelles et autres éléments osseux du début du Magdalénien moyen dans les grottes del Linar et Las
Aguas en Cantabrie (Espagne)



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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 09:55

 

Mieux comprendre la fonction des outils de pierre utilisés il y a des milliers d'années par des hommes et des femmes de la préhistoire québécoise: c'est là le but que s'est fixé Jacques Chabot, le responsable du Laboratoire de recherche sur la pierre taillée. En 2012, il lançait un projet de recherche visant à constituer le premier référentiel expérimental tracéologique représentatif du nord-est de l'Amérique du Nord. Le vaste territoire étudié est compris entre l'État de New York et la Gaspésie au Québec.
«Nous examinons au microscope métallographique des outils que nous avons taillés dans la pierre, explique celui qui est aussi enseignant et directeur associé des programmes d'archéologie à l'Université. Avec ces outils, nous reproduisons l'usage qu'en faisaient les gens de la préhistoire. L'étude des traces d'usure nous aide à comprendre le rôle des outils de pierre dans la vie de ceux qui les ont fabriqués et utilisés.»
La tracéologie est une discipline liée à l'archéologie préhistorique. Jacques Chabot en est l'un des rares experts dans le monde et dirige l'un des deux laboratoires nord-américains spécialisés dans le domaine.
Dans un passé très lointain, les outils taillés dans la pierre servaient à travailler des matières telles que les os et les peaux d'animaux, les bois de cervidés, le bois et les végétaux. Des activités de rainurage, de découpe, de grattage ou de perforation, entre autres, produisaient des microtraces sur les outils de pierre.
La période préhistorique nord-américaine étudiée par les chercheurs québécois s'étend approximativement de l'an 9 000 avant Jésus-Christ aux premiers contacts avec les Européens au 16e siècle.
Le projet de Jacques Chabot est soutenu financièrement par le Programme d'appui au développement pédagogique de l'Université. La phase un visait à constituer une banque d'éclats de pierre. Celle-ci comprend actuellement 90 artéfacts représentant 10 types de roche. En 2012 et 2013, le laboratoire a fait prélever de nombreux blocs de pierre dans des carrières disséminées sur tout le territoire étudié. Ces roches font partie de la grande famille des cherts appalachiens. Depuis, on a enrichi la banque de 48 autres artéfacts. Ce sont des morceaux de quartzite du nord du Québec et d'obsidienne provenant de volcans d'Arménie, gracieuseté de travaux menés par Jacques Chabot dans ce pays.
«Nous sommes allés dans des carrières de pierre où nous savons que les hommes préhistoriques s'approvisionnaient, affirme-t-il. Nous y avons trouvé les matières premières utilisées jadis et qui sont présentes dans les collections archéologiques.»
Munsungun, Touladi ou Saint-Nicolas, le référentiel comprend six catégories de cherts. «Nous avons découvert que le Saint-Nicolas a un grain très fin et que le Touladi a un grain plus grossier, explique Jacques Chabot. Cette différence fait que les microtraces ne se développent pas de la même façon. Quant au Munsungun rouge, il contient du fer, ce qui nécessite plus de temps d'utilisation pour avoir un poli.»
L'équipe de recherche comprend une demi-douzaine d'étudiants, la plupart à la maîtrise en archéologie. Certains ont donné un coup de main dans la taille des éclats de pierre. Le choix des bons éclats s'est fait en pensant à ceux qu'un homme ou une femme préhistorique aurait pu choisir. «Les éclats, souligne l'assistante et chargée de cours Marie-Michelle Dionne, doivent bien tenir dans la main et présenter un bord résistant, coupant et assez régulier pour qu'il ait l'effet voulu sur la matière traitée. Ils doivent aussi être observables au microscope. Si le bord est trop accidenté, on aura de la difficulté à discerner les microtraces.»
Chacun des éclats choisis ne sert qu'à une seule activité, comme gratter une peau de castor ou rainurer un os animal. En tout, les expérimentateurs reproduisent neuf activités de survie caractéristiques de l'ère préhistorique. «Nous avons choisi, dit-elle, les mouvements les plus standards qui devaient être nécessaires pour faire de l'artisanat ou fabriquer des pointes de flèche, des hameçons ou des aiguilles.»
Le protocole d'expérimentation a pour but de bien documenter la dynamique d'usure. Les chercheurs chronomètrent cinq minutes de travail à la fois, ce qui est représentatif des gestes humains. Des photos à fort grossissement sont prises au microscope électronique après chaque séquence d'expérimentation. Au total, plus de 10 000 microphotos ont été captées à ce jour. Chaque éclat est utilisé par une seule personne pour réduire le degré de variabilité des gestes. En tout, un expérimentateur peut se servir du même outil de pierre pendant 60 à 90 minutes.
La constitution de ce référentiel aidera à mieux définir la préhistoire d'ici. «Le référentiel fera faire un grand pas en avant, affirme Marie-Michelle Dionne. Il permettra de comparer les outils de pierre de notre corpus à ceux que l'on trouve dans les collections d'artéfacts préhistoriques. L'analyse comparée permettra de mieux déterminer la provenance des microtraces sur ces artéfacts, donc la fonction de l'outil.»
Selon Jacques Chabot, ce projet, avec ses nouvelles collections sur la préhistoire d'ici, aura des retombées concrètes sur son enseignement, notamment le cours d'archéologie Analyse lithique qu'il donne à la session d'automne. «Mes cours spécialisés sont parmi les seuls au monde où, dès le baccalauréat, les étudiants sont initiés à la tracéologie.»

Traceologie.jpg                  Microtraces de creusage de rainures sur os, grossies 500 fois


Source utilisée : Journal de la communauté universitaire, université de Laval (Quebec)

Crédit image : Marie-Michelle Dionne

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Published by cro-magnon - dans News
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