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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 06:43

 

Le Muséum d'histoire naturelle de Cleveland (Ohio) vient de présenter une nouvelle reconstitution de Lucy, la célebre Australopithecus afarensis vieille de 3,2 millions d'années.

C'est à partir des dernières découvertes de fossiles de cette espèce, notamment de nouvelles côtes et os du pied, que cette représentation a été concue. Désormais son cou est plus marqué, sa cage thoracique est arrondie, sa taille est plus étroite et ses pieds sont plus arqués que précédement.

C'est le paléo artiste, John Gurche qui a donné son nouveau visage à Lucy.

 

Lucy nouveau visagela-nouvelle-reconstitution-de-Lucy

 

Source utilisée : Maxisciences.com

Crédit photos : John Gurche - Cleveland Museum of Natural History

 

Muséum d’histoire naturelle de Cleveland (Ohio), à l’occasion d’un symposium de paléoanthropologie

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/lucy/lucy-relookee-la-petite-australopitheque-s-humanise_art30867.html
Copyright © Gentside Découvertes
Muséum d’histoire naturelle de Cleveland (Ohio), à l’occasion d’un symposium de paléoanthropologie

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/lucy/lucy-relookee-la-petite-australopitheque-s-humanise_art30867.html
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Muséum d’histoire naturelle de Cleveland (Ohio), à l’occasion d’un symposium de paléoanthropologie

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/lucy/lucy-relookee-la-petite-australopitheque-s-humanise_art30867.html
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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 07:12

 

Le 15 août dernier, une défense de mammouth a été découverte dans une gravière en Suisse à Eschenbach. Le fragment de 90 cm de long, 23 cm de diamètre et de 30 kg est particulièrement bien conservé.

Une analyse géologique de la couche de gravier ou se trouvait la défense indique qu'elle daterait de 29 000 ans.

D'autres restes de mammouth ont été découverts dans la région. Un des plus impressionnants est une défense de mammouth de 180 cm retrouvée en 2006 à Ballwil. Sa datation avait d'abord été estimée à 45 000 ans. Mais son âge a été revu à 29 000 ans, a précisé l'archéologue cantonal Ebbe Nielsen à l'ats.

Les archéologues estiment que les mammouths ne vivaient pas dans la région mais plus au sud. Leurs cadavres ont probablement été emportés par des cours d'eau en crue. Seules les défenses et les dents ont résisté au temps.

Defense-mammouth-Lucerne.jpg                  Défense de mammouth découverte en 2006 à Ballwil (Suisse)

Source utilisée : Archinfo.ch

Crédit photo : Keystone

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 13:11

 

On le savait déjà mais une analyse génétique récente publiée dans la revue "Proceedings B" de la Royal Society britannique confirme que le mammouth laineux a vu son histoire démographique fortement affectée par les changements climatiques. 

Ces grands herbivores, parfaitement adaptés au froid et à un paysage de steppe aride, étaient très répandus au Pléistocène supérieur (entre 116'000 et 12'000 ans), sur une grande partie de l'hémisphère nord.  Mais, comme à la fin de la dernière ère glaciaire, il y a 10'000 ans, la période de réchauffement précédente, il y a quelque 120'000 ans, a coïncidé avec un important déclin de leur population, selon cette analyse. Les mammouths se sont alors retrouvés confinés dans de petites poches d'habitat favorable.

L'équipe de chercheurs suédois et britanniques conduite par Eleftheria Palkopoulou (Muséum suédois d'histoire naturelle, Stockholm) montre également que l'Europe a été peuplée par un type génétiquement distinct de mammouth, qui a été remplacé par les mammouths de Sibérie, il y a environ 30'000 ans. Les chercheurs ont séquencé l'ADN de fossiles de mammouths découverts dans le nord de l'Eurasie et en Amérique du Nord. "Nous avons constaté que la période chaude d'il y a quelque 120'000 ans a provoqué un déclin et une fragmentation des populations, conforme avec ce que nous pouvions attendre pour des espèces adaptées au froid, comme le mammouth laineux", a déclaré Eleftheria Palkopoulou.Cette fragmentation a conduit, selon les chercheurs, au développement d'un type distinct de mammouth en Europe, qui a disparu lors de la deuxième moitié de la dernière période glaciaire.

"Il apparaît que les changements environnementaux ont joué un rôle important dans l'histoire démographique du mammouth laineux, les périodes chaudes limitant son habitat et les périodes froides conduisant à l'expansion de la population", ont conclu les chercheurs.

Reste à déterminer pourquoi le mammouth laineux a pu survivre dans des poches de territoire aux précédentes périodes interglaciaires, mais pas à celle de l'Holocène, époque qui a commencé il y a 10'000 ans. Les chercheurs y voient "la clé pour comprendre le mécanisme derrière son extinction finale".

bebe-mammouth--reconstitution-.jpg                                    Reconstitution d'un bébé mammouth

Source utilisé: Swissinfo.ch

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 12:26

 

Découverte d'une sépulture du Paléolithique final à Cuges-les-Pins.

Depuis mars 2013, une équipe d’archéologues de l’Inrap explore, sur prescription de l’État (Drac Provence-Alpes-Côte-d’Azur), 1,8 hectare situé dans la ZAC des Vigneaux à Cuges-les-Pins (Bouches-du-Rhône). Cette fouille s’inscrit dans le cadre d’un projet d’aménagement confié à la SAEMPA par la communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Outre un habitat néolithique, les chercheurs exhument actuellement une sépulture paléolithique.

Seules 200 sépultures de cette période ont été exhumées en Europe, de l’Atlantique à l’Oural. Celle actuellement en cours de fouille à Cuges-les-Pins est attribuée à la fin du Paléolithique, c'est-à-dire entre environ 11 000 et 12 000 ans avant notre ère.
Elle constitue déjà une découverte d’exception. Ce squelette n’est que partiellement dégagé et beaucoup de questions demeurent. Toutefois, des silex taillés et un foyer témoignent d’un campement de plein air probablement contemporain de la sépulture.

Les outils en silex présents dans le comblement de la tombe sont caractéristiques de l’Épigravettien (ou Tardigravettien), un faciès culturel présent en Europe méditerranéenne, centrale et orientale à la fin du Paléolithique supérieur. Une datation Carbone 14, actuellement en cours, précisera la chronologie de cette sépulture, la première de cette culture en France.
Dans la continuité du Gravettien (27 000 à 20 000 ans avant notre ère), les outillages de l’Épigravettien (20 000 à 10 000 ans avant notre ère) comportent des pointes de silex particulières : des armatures (éléments destinés à être emmanchés sur des projectiles utilisés pour la chasse) réalisées à partir de petites lamelles rectilignes et transformées par retouche abrupte formant un dos opposé au tranchant. Les pointes mises au jour à Cuges-les-Pins correspondraient à l’Épigravettien final (environ 12 000 à 11 000 ans avant notre ère).
Les pratiques funéraires de l’Épigravettien récent ou final sont bien documentées dans la péninsule italienne, de la Vénétie à la Sicile. Huit sites y ont livré des inhumations correspondant à près d’une quarantaine d’individus. Toutes ces sépultures se trouvent toutefois dans des grottes ou des abris sous-roche, celle de Cuges-les-Pins est à ce jour la seule connue dans un contexte de plein air.
Dans les sépultures italiennes, les défunts sont généralement ensevelis allongés sur le dos et accompagnés de parures, d’outils, de vestiges de faune et d’ocre. Il n’est pas possible à ce stade de préciser si celui de Cuges-les-Pins est associé à un mobilier funéraire, ni de déterminer ses caractéristiques anthropologiques (âge, sexe, pathologie ou blessures éventuelles…). Les sédiments situés au-dessus du corps ont cependant livré trois petites perles, coquilles perforées d’un gastéropode méditerranéen : Cyclope neritea. Plus de mille perles de ce type ont été mises au jour dans la sépulture double épigravettienne de la Grotte des Enfants, de Balzi Rossi, à Vintimille (Ligurie)…

Ecoutez l'émission de Vincent Charpentier, le Salon noir, dédiée à cette découverte en cliquant ici.

Crane-Cuges-les-pins.JPG             Le crâne du défunt en cours de dégagement (crédit photo - C.Martinez Inrap)


Sources utilisées : INRAP / LaProvence.com

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 16:00

 

Deux visites du gisement Néandertalien des Pradelles sont proposées jeudi 1er aout et vendredi 2 aout, par l'équipe scientifique qui a fouillé le site.

Situé sur la commune de Marillac-le-Franc en Charente, Néandertal avait choisi les Pradelles comme halte bouchère il y a plus de 40 000 ans."Ces hommes n'y habitaient pas. Ils apportaient les carcasses des rennes qu'ils chassaient, mais aussi quelques bisons, chevaux, des petits carnivores. Ils prenaient les pattes avant et arrière, les plus riches en viande. Ils les exploitaient jusqu'à la moelle, cassaient les phalanges, récupéraient tout. Il n'y avait pas de gaspillage", décrit Maxime Pelletier, étudiant bordelais qui appartient à l'équipe de Bruno Maureille, paléonthropologue et directeur de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), qui a fouillé la grotte pendant une dizaine d'années. A noter, la présence de marmotte parmi les vestiges de faune et de lemmings à collier au sein de la microfaune ce qui traduit un environnement froid et sec.

Deux particularités archéologiques très rares au Moustérien caractérisent ce gisement. Il ne livre aucune trace de feu et de nombreux vestiges humains très fragmentaires sont fréquents au sein de la moitié inférieure de la stratigraphie. Cela représente au moins huit individus différents : du petit enfant à l'adulte d'âge avancé. A ce propos, Bruno Maureille précise dans la revue AdlFi que sur 17 de ces vestiges (soit 35 % d'entre eux) on peut observer des traces anthropiques variées : fracturation de la voûte crânienne et d'ossements du squelette infra-crânien frais, traces de décharnement, point d'impact, lignes de fracture. Enfin tous les critères majeurs (Boulestin, 1998) permettant de discuter la problématique de l'exploitation alimentaire de l'homme par l'homme sont présents au sein de cette collection. Nous pourrions donc être en présence d'un des rares sites du Paléolithique moyen où l'hypothèse d'un cannibalisme diététique peut être avancée. Toutefois, il faut rester prudent, cette hypothèse méritant de plus amples recherches sur la totalité de la collection paléoanthropologique.

Visites commentées de l'aven des Pradelles à Marillac-le-Franc jeudi et vendredi à 18h. Inscriptions à l'office de tourisme du pays Horte-et-Tardoire à La Rochefoucauld. Téléphone: 05 45 63 07 45.

site-des-pradelles.jpg                                                  Fouilles sur le site des Pradelles


Sources utilisées : Adlfi.com / Charentelibre.fr

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 16:31

 

Cinq gisements d’art rupestre datant de la période préhistorique ont été découverts, dernièrement et fortuitement, dans la commune de Berriane, à une quarantaine de kilomètres au nord de la ville de Ghardaïa, rapporte l’APS qui cité le directeur de la culture de la wilaya, Brahim Baba-Addoune. Ces gisements préhistoriques, qualifiés d’importants par des archéologues et autres spécialistes en préhistoire et art rupestre, ont été mis à jour par des jeunes scouts de la région, lors d’un bivouac dans une zone désertique près de Berriane, a-t-il précisé. De nombreuses gravures et dessins rupestres authentifiées par les spécialistes décorent les affleurements et autres façades de cuesta d’affluent rocheux ainsi que des rochers des éboulis de pente se trouvant dans la région sud de Berriane, ajoutera le responsable. Aucune précision sur la datation des figures et la période dans laquelle se situerait cet art pariétal ne sont toutefois données.
Plusieurs gravures et dessins d’animaux, d’objets et autres signes, ainsi qu’un monument funéraire atypique à la région, constituent les pièces maîtresses de l’art préhistorique découvert dans cette localité, a-t-on fait savoir. Ces gravures rupestres, qui témoignent de l’existence d’une vie humaine dans la région depuis des milliers d’années, restent en quête d’intérêt pour l’épanouissement d’un tourisme culturel et scientifique. Ces sites de gravures rupestres d’une valeur inestimables constituent, outre le passé de la région exprimé par les différentes représentations et figures fauniques et humaines appartenant à la période libyco-berbère, une matière de référence pour les recherches académiques et historiques sur la région, en plus de leur rôle en matière touristique, a souligné le premier responsable de secteur de la culture de la wilaya de Ghardaïa.
Une équipe composée de spécialistes a élaboré un dossier de classement de ces sites afin de les préserver contre les actes de vandalisme et de vol, et mettre en place une stratégie de valorisation de ce patrimoine dans le cadre d’un tourisme respectueux des valeurs patrimoniales de la région. «Le Sahara algérien constitue un musée à ciel ouvert et une mémoire de l’Humanité dont il est impératif de préserver et de mettre en valeur ses richesses», a souligné M. Baba-Addoune.
Ghardaïa territory 1934-1955 map-fr.svg

Source utilisée : Latribuneonline.com

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 08:20

 

Découverte incomplète en 1931 dans la grotte de Vogelherd en Allemagne, cette figurine

(- 40 000 ans environ) taillée dans l'ivoire de mammouth vient de retrouver sa tête lors de fouilles effectuées entre 2005 et 2012. On sait maintenant qu'il s'agit d'un lion des cavernes.


lion-des-cavernes-.jpg

La grotte de Vogelherd a été découverte en 1931 et fouillée par l’archéologue de Tübingen, Gustav Riek. Sa stratigraphie est la suivante, de bas en haut. Industie indeterminée sur le plancher de la grotte, industrie micoquienne, des foyers aurignaciens, Magdalénien supérieur et Néolithique danubien.

Sources utilisées : Aurignacien.com / Sciencedaily.com

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 15:39

 

La campagne de fouille 2013 à Tautavel s'annonce exceptionnelle. Depuis la mi-mai elle a permis de mettre au jour une douzaine de restes humains dont un sacrum (un os du bassin), sept dents isolées et surtout un fémur complet qui n'est toujours pas sorti de terre. Il est effectivement très rare de tomber sur des ossements humains, qui plus est entiers. Il y a 450 000 ans effectivement, l'homme de Tautavel n'enterrait pas ses morts. En revanche, il ne se gênait pas pour casser les os de ses semblables afin de déguster leur moelle. Aussi, jusqu'à présent, dans la caune de l'Arago n'ont été découverts que des morceaux d'os. Ce fémur entier reste un mystère, même si les épiphyses, c'est-à-dire les extrémités particulièrement riches en moelle, ont disparu.

 

Cette année encore, quelque 140 fouilleurs se seront succédé sur ce site exceptionnel. Des étudiants venus de l'Europe entière, mais aussi des Etats-Unis qui se passionnent pour cette histoire. Le centre de recherches reçoit, en effet, plusieurs centaines de candidatures par an. Et les fouilles ne sont pas près de s'arrêter. "En 49 ans, nous avons creusé jusqu'à 11 mètres et nous sommes remontés jusqu'à 750 000 ans. Il reste encore 7 m à creuser", selon Christian Perrenoud, géologue et responsable du chantier de fouillel qui accueille régulièrement des visiteurs sur place. Il lance d'ailleurs un appel aux mécènes.  "Il nous faudrait un peu d'argent pour construire une passerelle digne de ce nom qui permettrait au public de bien voir le chantier de fouilles".

Source utilisée : lindependant.fr

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 15:43

 

L’Association de sauvegarde du château de Fiches (Ariège), organise son premier colloque international, sur le thème «Le bestiaire de la préhistoire à nos jours», le vendredi 20 septembre. Huit participants animeront cette journée : Jean Clottes, sur l’art rupestre dans le monde ; Francis Dieulafait, sur animaux et numismatique romaine ; Juan Antonio Olaneta, sur le lion dans la sculpture romaine ; Milagros Guardia Pons, sur le Moyen-Âge et ses fresques romaines ; Émilie Nadal, sur l’animal enluminé. Seront également présents Jean-Marc Stouffs, restaurateur d’œuvres d’art ; Vincent Pachès, écrivain, et Marlène Albert-LLorca, qui retracera les récits d’origine d’animaux dans la tradition orale européenne.

Participation : 5 € pour la journée. Repas de midi dans la cour du château : 15 €. Inscriptions obligatoires avant le 31 juillet.

Renseignements au 06 43 12 91 19 ou 06 70 07 35 83 ou chateaudefiches@aol.com

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:58

 

Les archéologues et préhistoriens de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont présenté mardi à Cuges-les-Pins, près de Marseille, la "découverte exceptionnelle" d'une tombe de l'épipaléolithique (11.000-12.000 ans avant notre ère) en très bon état de conservation.

C'est la première sépulture de cette époque connue en France, ont-ils indiqué.

"On a choisi de présenter cette découverte en cours de chantier (ndlr: du chantier de fouille) car c'est quelque chose d'exceptionnel", a expliqué Vincent Mourre, le préhistorien qui a découvert cette tombe. Jusqu'à présent, on ne connaissait qu'une trentaine de tombes de ce type, pratiquement toutes dans des grottes ou abris de la péninsule italienne, a-t-il ajouté.

La sépulture de Cuges-les-Pins "est la première tombe à l'air libre", a-t-il précisé.

C'est en septembre 2011, aux derniers jours des travaux de sondage effectués par l'Inrap sur un site de 1,8 hectare sur lequel devait être érigée une Zone d'activité concerté (Zac), que M. Mourre a découvert après un coup de pelleteuse un morceau de crâne.

"On a daté la tombe par rapport au faciès culturel (type de silex correspondant à une époque, ndlr) qui était connu en Italie et dans le sud-est de la France. On est dans l'Epigravettien", a expliqué le préhistorien, en montrant des pochettes en plastique contenant des microlithes, pointes de flèches, très petits grattoirs et quelques coquillages percés.

Dans la tombe, un squelette, dont on aperçoit le crâne avec deux rangées de dents parfaitement conservées, est en train d'être dégagé méticuleusement par Dominique Gantier, chercheuse du CNRS de Bordeaux. A demi couchée, la scientifique officie à l'aide de pinceaux et d’instruments de dentisterie.

Cet individu, dont on ne sait encore s'il est de sexe masculin ou féminin, a vécu à la fin du paléolithique, à une époque où les hommes étaient encore des chasseurs-cueilleurs. "Ce sont les derniers chasseurs à une époque où le climat se réchauffe et où les hommes chassent des cerfs ou des lapins, des animaux plus petits que les mammouths de leurs ancêtres", a indiqué Hervé Guy, le directeur adjoint de l'Inrap Paca.

Une fois dégagés, les restes humains et les objets vont devoir être analysés par des spécialistes en laboratoire pendant de longs mois, notamment pour dater avec précision la tombe au carbone 14, ou encore pour déterminer la composition des traces d'ocre retrouvées sur certains objets.

Outre cette tombe, le site de Cuges-les-Pins recèle les vestiges d'un village néolithique plus récent, vieux de 5.000 à 6.000 ans, qui font également l'objet d'un chantier de fouille de l'Inrap.

Source utilisée : Scienceetavenir.com

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