Un blog dédié à la préhistoire, au paléolithique et à l'évolution humaine.
Le solutréen s’est développé sur à peine 3 ou 4 millénaires et ce sont, sans doute, ses conditions climatiques rigoureuses qui ont gêné son extension.
Extrêmement froid et sec à ses débuts, il deviendra tempéré mais instable par la suite. Les ossements retrouvés sur les sites Solutréens sont ceux de rennes, mammouths, chevaux, bœufs musqués, rhinocéros, antilopes Saïga, renards, loups.
Les Solutréens ont été les grands maitres de la sculpture sur blocs ou sur parois d’abris, dans un style qui se veut naturaliste, réaliste. Les animaux représentés parfois de trois quart, demeurent massifs et stylisés. Leurs proportions sont volontairement exagérées, afin de donner du volume et un effet de perspective.
Un des sites typique du style solutréen se trouve en Charente, dans l’abri du roc-de –Sers où les paléolithiques y avaient gravés et sculptés une grande frise de bas relief.
Sur le plus grand des blocs, on peut voir un homme aux jambes légèrement repliées, porteur d’un objet (bâton ?) sur l’épaule, et qui semble fuir devant un bœuf musqué. Ce type de scène, où l’homme est ainsi confronté à l’animal, est assez rare dans l’art paléolithique mais semble prédominant à cette période. Sur les autres blocs, plusieurs espèces animales sont figurées et le thème central semble lié, d’une façon générale, à l’affrontement et la dominance pour la défense des territoires. Une partie des blocs et aujourd’hui exposée au musée d’archéologie nationale de Saint-Germain –en –Laye.
Le site du fourneau du diable en Dordogne, autre important habitat Solutréen, a fourni trois roches ornées, dont une peinte. Un des blocs retrouvé devait faire à l’origine plus de 2 mètres de long et pesait plus d’une tonne. Il était orné d’une dizaine de figures réparties sur deux faces, en bas relief ou gravées.
Les solutréens, comme leurs prédécesseurs, ont également « décorés » les grottes, mais ils ne se sont pas contentés d’y peindre que des animaux.
De curieux signes font leur apparition sur les parois, associés à des représentations animales ou bien humaines. Communément appelés « signes de type Placard », ils tirent leur nom de cette grotte ou ils sont les plus représentés et les mieux datés. On les trouve dans la grotte COSQUER, PECH -MERLE, COUGNAC et LASCAUX, assez distantes les unes des autres. Cela démontre donc que des groupes différents, éloignés les uns des autres, ont entretenu des relations plus ou moins suivi.
Photos : Signe de type placard, grotte du PECH MERLE - Bouquetins du ROC-DE-SERS - Frise de l'abri du ROC-DE-SERS.
A venir : L'art Magdalénien - De 18000 à 11 000 ans.
Réferences utilisées pour la rédaction de cet article :
L'art préhistorique - Alain Roussot - Editions Sud Ouest
Les arts préhistorique - Patrick Paillet - Editions Ouest France
L'art des cavernes - Jean Clottes - Phaidon
Dictionnaire de la préhistoire sous la direction d'A.L-Gourhan - Puf
Site internet - thierry.koltes.free.fr