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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 10:41

 

fete-de-la-prehistoire.pngA l'occasion de la grande fête de la préhistoire qui aura lieu ce week-end à la Chapelle aux Saints, Pedro LIMA présentera son dernier ouvrage consacré à la grotte Chauvet-Pont d'Arc : Le premier chef-d'oeuvre de l'humanité révélé par la 3D, ainsi que le précédent, Les Métamorphoses de Lascaux, parus tous deux aux Editions Synops.

Des tables rondes auront également lieu le 3/08.

Dimanche – 11h : l’homme est-il un grand singe politique ? débat animé par Pascal PICQ maître de conférences à la chaire de paléo-anthropologie et préhistoire du Collège de France

Avec Gérard LAVASTROU, Sophie MARVAUD, Olivier MERLE, Pascal SEMONSUT.

Dimanche – 15h30 : "stratégies de chasse des chasseurs-cueilleurs nomades du Paléolithique" débat animé par Marylène PATOU MATHIS, directrice de recherche au CNRS, département Préhistoire du Muséum National d’Histoire Naturelle

Avec Bernard BOUFFIER, Pr Henry DE LUMLEY, Laure FONTANA, Patrick JOQUEL.

Outre Pedro Lima, seront présents :

Bernard & Marie-Christine ALUNNI - Association Racines - Marc AZEMA - Henriette CHARDAK - Olivier DEGORCE - Clara DELPAS - Henry De LUMLEY - Jean-Baptiste DE PANAFIEU - Gilles FAU - Laure FONTANA - Amandine GEERS - Jean-Pierre GIRAUD - Lamys HACHEM - Bernard HENRIETTE - Patrick JOQUEL - Frédéric LE HECH - Pascale LEROY - Michel LORBLANCHET - Eléna MAN ESTIER - Marcel MARSAL - Sophie MARVAUD - Patrick PAILLET - Marylène PATOU MATHIS - Olivier MERLE - Pascal PICQ - Michel PIQUEMAL - Jean Michel PORTIER - Pascal SEMONSUT - Christophe VIGERIE - Muriel ZURCHE.

Enfin, vous pourrez assister au championnat européen de tir à l'arc préhistorique et au championnat européen de tir au propulseur.

Entrée libre.

Tél : 05 55 91 18 00


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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 14:27

 

Programme des conférences gratuites aux Nocturnes de l'Abri Pataud et du Musée national de Préhistoire, aux Eyzies-de-Tayac, consacrées à l'art mobilier.

 

Mardi 29 juillet au Musée national de Préhistoire.

Aperçu sur l'art mobilier espagnol - SERGIO RIPOLL, Professeur à l'UNED Madrid.

 

Mardi 5 août au Musée national de Préhistoire.

L'art mobilier paléolithique du bassin de l'Aude - DOMINIQUE SACCHI, Directeur de recherche au CNRS.

 

Mardi 12 août à l'abri Pataud.

Que sait-on au juste des premiers arts premiers - FRANCESCO D'ERRICO, Directeur de recherche au CNRS.


Entrée gratuite dans la limite des places disponibles
Réservation téléphonique conseillée avant chaque conférence

Renseignements/réservations :
Abri Pataud :
05 53 06 92 46
Musée national de Préhistoire :
05 53 06 45 49

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:55

 

L-art-des-objets-de-la-prehistoire.jpg

 

Patrick Paillet vient de publier un nouvel ouvrage chez Errance Editions, consacré aux objets provenant des premières fouilles dans l’abri magdalénien de Laugerie-Basse (LesEyzies-de-Tayac, Dordogne). Cette collection d'objets a appartenu au Marquis Paul de Vibraye, l’un des pionniers de la Préhistoire. Elle fut présentée lors de deux expositions universelles à Paris; et elle est maintenant conservée au Muséum national d’Histoire naturelle.

Cet ouvrage est pensé comme un outil de réflexion sur l’art des objets, l’art mobilier comme il est qualifié par les spécialistes, prolongé par un catalogue d’images pensé pour valoriser les oeuvres d’art et nous les faire admirer.

Un très beau livre destiné à tous. A lire sans modérération.

Pour vous procurer cet ouvrage, cliquez ici sur le lien de la librairie Picard & Epona.

L'art des objets de la Préhistoire : Patrick Paillet

Coédition Musée de l'Homme, SAMH, SAMRA

ISBN 978-2-87772-571-2

176 pages.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 11:12

 

Suite du programme du colloque avec les journées du 18, 19 et 20 juin.

 

Mercredi 18 juin 2014
9 h 00 : session 3 (suite) - Présidente de séance : Martina Láznicková-Galetová
9 h 00 : Elena Man-Estier, Patrick Paillet, Carole Vercoutère
Supports et représentations dans l’art mobilier de Rochereil (Grand-Brassac, Dordogne)
9 h 30 : Claire Lucas
Du Magdalénien moyen au Magdalénien supérieur : l’art géométrique de Duruthy (Sordes-l’Abbaye,
Landes)
10 h 00 : Gerhard Bosinski
Les relations entre gibier et représentation d’animaux sur le site magdalénien de Gönnersdorf (Rhénanie,
Allemagne).
10 h 30 : pause
11 h 00 : Ingmar Braun
Le Boeuf musqué (Ovibos moschatus) dans l’art mobilier paléolithique
11 h 30 : Oscar Fuentes et Geneviève Pinçon
Images de l’altérité au Paléolithique : essai sur les représentations humaines magdaléniennes sur
support mobilier
12 h 00 : Jean-Pierre Duhard, Brigitte et Gilles Delluc
Graphismes vulvaires explicites dans l’art mobilier paléolithique français. Inventaire, réalisme
anatomique, schématisme symbolique
14 h 00 : excursion sur le site de La Madeleine

Jeudi 19 juin 2014
9 h 00 : session 4 - de l’Aurignacien au Magdalénien. Président de séance : Roberto Ontañon Peredo

9 h 00 : Harald Floss et Jean-Michel Geneste

L’art mobilier aurignacien du Jura Souabe et l’art pariétal de la Grotte Chauvet - Pont d’Arc - confrontation de données
9 h 30 : Federico Bernaldo de Quiros
L’art mobilier ancien de la grotte de El Castillo (Cantabria, Espagne)
10 h 00 : Pascal Foucher et Cristina San-Juan - Foucher
L’art gravettien sur supports lithiques de la grotte de Gargas (Hautes-Pyrénées, France)
10 h 30 : pause
11 h 00 : Diego Garate et Olivia Rivero Vilá
Entre les Cantabres et les Pyrénées : L’art mobilier antémagdalénien de la grotte d’Isturitz (Pyrénées-Atlantiques)
11 h 30 : Romain Pigeaud et Stéphan Hinguant
Rituels familiers, pierres recyclées. Les plaquettes gravées du Solutréen de la vallée de l’Erve (Mayenne)
12 h 00 : Camille Bourdier
L’art mobilier au Dernier Maximum Glaciaire : les plaquettes gravées du Grand Abri de Cabrerets (Lot)
14 h 00 : session 4 (suite) - Présidente de séance : Geneviève Pinçon
14 h 00 : Julian Becares-Perez, Olivia Rivero Vila, Alejandro Gomez Fuentes et Esteban
Alvarez-Fernandez
L’art mobilier dans la région cantabrique durant le Magdalénien inférieur : nouvelles données de la
grotte de El Cierro (El Carmen, Asturies)
14 h 30 : Jean-Claude Merlet, Frédéric Plassard et François-Xavier Chauvière
L’art mobilier et la parure du gisement magdalénien d’Enval (Vic-le-Comte, Puy-de-Dôme, France)
15 h 00 : Lise Aurière, Frédéric Plassard, Morgane Dachary, François-Xavier Chauvière et
Carole Fritz
Dernières données contextuelles et chrono-culturelles de l’art mobilier d’Arancou
15 h 30 : pause
16 h 00 : Anne-Catherine Welté et Marc Martinez
L’art mobilier du Roc-de-Marcamps (Gironde) : un nouveau regard
16 h 30 : Marc et Marie-Christine Groenen
Y a-t-il un art de la miniature au Paléolithique supérieur ?
17 h 00 : Nicolas Mélard
Histoire(s) de l’Homme - Lecture, étude et interprétation des gravures sur les pierres de la Marche à
Lussac-les-Châteaux (Vienne, France)

Vendredi 20 juin 2014
9 h 00 : session 5 - actualités de la recherche. Président de séance : Marc Groenen
9 h 00 : Estelle Bougard
La statuette de tortue de Saint-Cirq-du-Bugue : nouvelle étude, nouvelle interprétation
9 h 15 : Edmée Ladier
Objets inédits ou peu connus de Bruniquel et leur place dans l’art mobilier magdalénien de la vallée
de l’Aveyron
9 h 30 : Marc Aulanier, Elena Man-Estier, René Liabeuf, Audrey Lafarge, Vincent
Delvigne et Jean-Paul Raynal
Du galet à la paroi : données nouvelles sur l’art paléolithique de Haute-Loire
9 h 45 : Nicole Ebinger-Rist, Claus-Joachim Kind, Sibylle Wolf et Kurt Wehrberger
The Big Puzzle - The restoration of the Lion-Man of Hohlenstein-Stadel (SW Germany)
10 h 00 : Sylvain Griselin, Héloïse Koehler et Elena Man-Estier
Découverte d’un bloc gravé dans la grotte de Blénien à Wolschwiller (Haut-Rhin)
10 h 15 : Serge David et Romain Pigeaud
L’art mobilier de la grotte des Gorges (Amange, Jura)
10 h 30 : Gilles Tosello, Catherine Cretin et André Morala
Nouvelles figurations féminines et animales sur galet dans le Gravettien récent de Laugerie-Haute Est
(Dordogne)
10 h 45 : pause
11 h 15 : Iluminada Ortega, Joseba Rios-Garaizar Diego Garate Maidagan, Juan
Arizaga et Laurence Bourguignon
Une représentation naturaliste d’oiseau dans l’Aurignacien du site de plein air de la doline de
Cantalouette II (Creysse, France) et son apport à l’étude des origines de l’art
11 h 30 : Roberto Ontañon Peredo, Pablo Arias et Paula Díaz-González
Bloc gravé en contexte Gravettien du gisement de La Garma A (Cantabrie, Espagne) : contribution à l’étude de l’art mobilier pré-magdalénien.
11 h 45 : Robert Bégouën et Jean Clottes
Art sur support osseux d’Enlène : additions
12 h 00 : Randall White
Une nouvelle sculpture féminine de la grotte du Pape à Brassempouy : « la Figurine échappée »
12 h 15 : Valérie Feruglio, Michel Brenet, Pascal Bertran, Emilie Claud, Nick Debenham,
Sophie Guégan, Marion Hernandez, Hélène Salomon et Farid Sellami
Le site solutréen supérieur de plein-air de Landry, un campement de chasseurs révélant de l’art mobilier.
12 h 30 : Raphaëlle Bourrillon, Randall White, Amy Clark, Romain Mensan, Laurent Chiotti, Catherine Cretin, André Morala, Thomas Higham, Sarah Ranlett, Jean-Christophe Castel, Mathew Sisk et ÉliseTartar
Une découverte majeure d’art aurignacien à l’abri Blanchard (Sergeac, Dordogne)
14 h 30 :
inauguration de l’exposition Grands sites d’art magdalénien. La Madeleine et Laugerie-Basse
il y a 15 000 ans au Musée national de Préhistoire (Les Eyzies) puis au Musée d’Art et
d’Archéologie du Périgord (Périgueux) à 18 h 30.
20 h 30 :
conférence de clôture à Périgueux par Denis Vialou :
Le quotidien paléolithique de l’art :
échanges d’images entre pensées et rêves
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 11:07

 

Colloque international : L’art au quotidien. Objets ornés du Paléolithique supérieur

Voici le programme (très dense) de ce colloque de préhistoire qui aura lieu aux Eyzies du 16 au 20 juin 2014.

Lundi 16 juin 2014
À partir de 9 h 30 : accueil des congressistes
11 h 00 : conférence introductive par Jean Clottes : L’art des objets au Paléolithique d’un colloque à l’autre
14 h 00 : session 1 - l’art mobilier dans l’histoire et aujourd’hui. Président de séance : Alain Turq
14 h 00 : Patrick Paillet
Le marquis Paul de Vibraye et ses collections anthropologiques au Muséum
14 h 30 : Jill Cook
Henry Christy, Edouard Lartet et la découverte d’objets gravés et sculptés dans les grottes du Périgord
15 h 00 :
Émeline Deneuve et Elena Man-Estier
La grotte des Eyzies (ou grotte Richard) et son rôle dans l’histoire de la Préhistoire
15 h 30 : pause
16 h 00 : Catherine Schwab
L’art mobilier dans les musées : présentation et contextualisation
16 h 30 : Pascal Semonsut
L’élève, la Vézère et la Préhistoire. La Vézère et son art mobilier préhistorique dans l’enseignement du
second XX e siècle français
17 h 30 : session 2 - méthodologies et interprétations.
17 h 30 : Laurent Chiotti, Lucile Beck, Laurent Crépin, Matthieu Lebon, Elena Man-Estier,
Patrick Paillet, Carole Vercoutère et Roland Nespoulet
Statut des scapulas ornées du Gravettien final de l’abri Pataud (Les Eyzies-de-Tayac, Dordogne)  :
contexte, analyses techniques et physico-chimiques
18 h 00 : Ina Reiche, Katarina Müller, Jean Rodière, Andreas Staude, Heinrich
Riesemeier, Laurent Chiotti, Roland Nespoulet, Carole Vercoutère, Catherine Schwab et
Jean-Jacques Cleyet-Merle
Ivoire de mammouth, os ou bois de renne ? Les perles rectangulaires des sites français du Gravettien
final (Abri Pataud, Le Blot, Les Peyrugues)

Mardi 17 juin 2014 
9 h 30 : session 2 (suite). Président de séance : Jean-Michel Geneste
9 h 30 : Pascaline Gaussein
Réflexion méthodologique sur la place de l’art mobilier dans les sociétés magdaléniennes
10 h 00 : Constantin Rauer
Les fonctions religieuses de l’art mobilier du paléolithique supérieur
10 h 30 : Olivia Rivero Vilá
Mobilité et fonction des sites pendant le Magdalénien moyen : l’apport de l’art mobilier
11 h 00 : pause
11 h 30 : Georges Sauvet et Olivia Rivero Vilá
D’un support à l’autre : l’art pariétal à la lumière de l’art mobilier
12 h 00 : Ewa Dutkiewicz et Nicholas J. Conard
Un langage symbolique sur l’art mobilier du Jura Souabe
14 h 00 : session 3 - techniques, supports et thèmes. Président de séance : Jean Clottes
14 h 00 : Emma Croidieu
Les statuettes animales en pierre au Paléolithique récent
14 h 30 : Martina Láznicková-Galetová
La gravure gravettienne sur l’ivoire de mammouth en Moravie (République tchèque)
15 h 00 : Lucie Braem
La Madeleine et Laugerie-Basse : de l’acquisition des bois de renne aux œuvres d’art mobilier
15 h 30 : pause
16 h 30 : Aline Averbouh et Valérie Feruglio
Les baguettes demi-rondes à tubérosités du Magdalénien moyen : une approche technique, thématique
et chronologique
17 h 00 : Pierre Cattelain
Les fragments de propulseurs de l’Abri de La Madeleine (Dordogne, France)
17 h 30 : Carmen de las Heras, José Antonio Lasheras et Alfredo Prada
Rondelles et autres éléments osseux du début du Magdalénien moyen dans les grottes del Linar et Las
Aguas en Cantabrie (Espagne)



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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 09:55

 

Mieux comprendre la fonction des outils de pierre utilisés il y a des milliers d'années par des hommes et des femmes de la préhistoire québécoise: c'est là le but que s'est fixé Jacques Chabot, le responsable du Laboratoire de recherche sur la pierre taillée. En 2012, il lançait un projet de recherche visant à constituer le premier référentiel expérimental tracéologique représentatif du nord-est de l'Amérique du Nord. Le vaste territoire étudié est compris entre l'État de New York et la Gaspésie au Québec.
«Nous examinons au microscope métallographique des outils que nous avons taillés dans la pierre, explique celui qui est aussi enseignant et directeur associé des programmes d'archéologie à l'Université. Avec ces outils, nous reproduisons l'usage qu'en faisaient les gens de la préhistoire. L'étude des traces d'usure nous aide à comprendre le rôle des outils de pierre dans la vie de ceux qui les ont fabriqués et utilisés.»
La tracéologie est une discipline liée à l'archéologie préhistorique. Jacques Chabot en est l'un des rares experts dans le monde et dirige l'un des deux laboratoires nord-américains spécialisés dans le domaine.
Dans un passé très lointain, les outils taillés dans la pierre servaient à travailler des matières telles que les os et les peaux d'animaux, les bois de cervidés, le bois et les végétaux. Des activités de rainurage, de découpe, de grattage ou de perforation, entre autres, produisaient des microtraces sur les outils de pierre.
La période préhistorique nord-américaine étudiée par les chercheurs québécois s'étend approximativement de l'an 9 000 avant Jésus-Christ aux premiers contacts avec les Européens au 16e siècle.
Le projet de Jacques Chabot est soutenu financièrement par le Programme d'appui au développement pédagogique de l'Université. La phase un visait à constituer une banque d'éclats de pierre. Celle-ci comprend actuellement 90 artéfacts représentant 10 types de roche. En 2012 et 2013, le laboratoire a fait prélever de nombreux blocs de pierre dans des carrières disséminées sur tout le territoire étudié. Ces roches font partie de la grande famille des cherts appalachiens. Depuis, on a enrichi la banque de 48 autres artéfacts. Ce sont des morceaux de quartzite du nord du Québec et d'obsidienne provenant de volcans d'Arménie, gracieuseté de travaux menés par Jacques Chabot dans ce pays.
«Nous sommes allés dans des carrières de pierre où nous savons que les hommes préhistoriques s'approvisionnaient, affirme-t-il. Nous y avons trouvé les matières premières utilisées jadis et qui sont présentes dans les collections archéologiques.»
Munsungun, Touladi ou Saint-Nicolas, le référentiel comprend six catégories de cherts. «Nous avons découvert que le Saint-Nicolas a un grain très fin et que le Touladi a un grain plus grossier, explique Jacques Chabot. Cette différence fait que les microtraces ne se développent pas de la même façon. Quant au Munsungun rouge, il contient du fer, ce qui nécessite plus de temps d'utilisation pour avoir un poli.»
L'équipe de recherche comprend une demi-douzaine d'étudiants, la plupart à la maîtrise en archéologie. Certains ont donné un coup de main dans la taille des éclats de pierre. Le choix des bons éclats s'est fait en pensant à ceux qu'un homme ou une femme préhistorique aurait pu choisir. «Les éclats, souligne l'assistante et chargée de cours Marie-Michelle Dionne, doivent bien tenir dans la main et présenter un bord résistant, coupant et assez régulier pour qu'il ait l'effet voulu sur la matière traitée. Ils doivent aussi être observables au microscope. Si le bord est trop accidenté, on aura de la difficulté à discerner les microtraces.»
Chacun des éclats choisis ne sert qu'à une seule activité, comme gratter une peau de castor ou rainurer un os animal. En tout, les expérimentateurs reproduisent neuf activités de survie caractéristiques de l'ère préhistorique. «Nous avons choisi, dit-elle, les mouvements les plus standards qui devaient être nécessaires pour faire de l'artisanat ou fabriquer des pointes de flèche, des hameçons ou des aiguilles.»
Le protocole d'expérimentation a pour but de bien documenter la dynamique d'usure. Les chercheurs chronomètrent cinq minutes de travail à la fois, ce qui est représentatif des gestes humains. Des photos à fort grossissement sont prises au microscope électronique après chaque séquence d'expérimentation. Au total, plus de 10 000 microphotos ont été captées à ce jour. Chaque éclat est utilisé par une seule personne pour réduire le degré de variabilité des gestes. En tout, un expérimentateur peut se servir du même outil de pierre pendant 60 à 90 minutes.
La constitution de ce référentiel aidera à mieux définir la préhistoire d'ici. «Le référentiel fera faire un grand pas en avant, affirme Marie-Michelle Dionne. Il permettra de comparer les outils de pierre de notre corpus à ceux que l'on trouve dans les collections d'artéfacts préhistoriques. L'analyse comparée permettra de mieux déterminer la provenance des microtraces sur ces artéfacts, donc la fonction de l'outil.»
Selon Jacques Chabot, ce projet, avec ses nouvelles collections sur la préhistoire d'ici, aura des retombées concrètes sur son enseignement, notamment le cours d'archéologie Analyse lithique qu'il donne à la session d'automne. «Mes cours spécialisés sont parmi les seuls au monde où, dès le baccalauréat, les étudiants sont initiés à la tracéologie.»

Traceologie.jpg                  Microtraces de creusage de rainures sur os, grossies 500 fois


Source utilisée : Journal de la communauté universitaire, université de Laval (Quebec)

Crédit image : Marie-Michelle Dionne

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 06:00

 

Au cours de notre histoire récente, des modifications portant sur la façon dont nos gènes s'expriment auraient-elles entraîné l'apparition de troubles mentaux tels que la schizophrénie, l'autisme ou encore la maladie d'Alzheimer ? C'est en tout cas l'hypothèse troublante avancée par une étude publiée dans la revue Science.

Les travaux pour mener cette étude ont consisté à comparer le génome de l'homme moderne à celui de l'homme de Neandertal, un travail doublé d'une analyse comparative de l'activité de ces gènes pour les deux espèces, semblent indiquer que les prédispositions de l'homme moderne à développer certaines pathologies mentales seraient ni plus ni moins... absentes chez son proche cousin Neandertal aujourd'hui disparu. En d'autres termes, ces prédispositions seraient apparues très récemment au cours de notre histoire évolutive…

Pour comprendre précisément ce dont il s'agit, attachons-nous d'abord à comprendre en quoi ont consisté les travaux du généticien israélien Liran Carmel (Université hébraïque de Jérusalem, Israël) et ses collègues. Au cours de cette étude, ces scientifiques se sont concentrés non pas sur les différences génétiques existantes entre le génome de Neandertal et celui de l'homme moderne (le degré de proximité entre ces deux génomes est de toute façon extrêmement élevé), mais sur les différences dites "épigénétiques" entre ces deux génomes.

L'épigénétique ? On sait, grâce à des études menées depuis une quinzaine d'années, que les gènes seuls ne suffisent pas à expliquer l'ensemble des caractères génétiquement héritables d'un individu (la couleur des yeux est, par exemple, un caractère génétiquement héritable). En effet, au cours de l'existence d'un individu, des facteurs environnementaux (une famine, par exemple) pourront introduire des modifications dans son génome, lesquelles seront alors transmises à sa descendance. Mais attention : ces modifications affecteront non pas les gènes de cet individu comme c'est le cas avec les mutations génétiques, mais la façon dont ces gènes s'expriment : on parle alors de mutation "épigénétique".

Comment ces mutations épigénétiques fonctionnent-t-elles ? Parmi les différents mécanismes possibles à l'origine des mutations épigénétiques, l'un des plus fréquents est la méthylation : ce processus se caractérise par la fixation sur un gène donné d'un groupe méthyl (un groupes méthyl est une structure composée de 3 atomes d'hydrogène et d'un atome de carbone), ce qui a alors généralement pour effet d'inactiver le gène. En d'autres termes, le gène reste intact, mais il ne peut plus coder pour des protéines : il est en quelque sorte devenu « silencieux ».

Or, en étudiant les ossements néandertaliens découverts à ce jour, il est possible de mettre au jour les zones du génome de Neandertal où des processus de méthylation ont eu lieu. En comparant ensuite ces données avec les zones du génome de l'homme moderne qui ont elles aussi été le siège de processus de méthylation, il devient alors possible de mettre au jour les mutations épigénétiques spécifiques à Neandertal, et celles propres à l'homme moderne. Et c'est précisément ce qui a été réalisé par le généticien Liran Carmel lors de cette étude...

Qu'ont découvert les auteurs de cette étude en observant les mutations épigénétiques affectant le génome de Neandertal et celui de l'homme moderne ? Ils se sont aperçus que nombre des mutations épigénétiques spécifiques à l'homme moderne affectaient des gènes connus pour entretenir des liens avec plusieurs troubles psychiatriques, comme la schizophrénie ou encore l'autisme.

Un constat qui suggère que les changements épigénétiques récents survenus chez l'homme moderne doivent peut-être être reliés à l'apparition de ces troubles mentaux, qui sont aujourd'hui si fréquents chez les humains d'aujourd'hui : "Nous avons découvert l'existence d'associations avec des maladies comme la schizophrénie, l'autisme ou encore Alzheimer", a expliqué Liran Carmel lors de la publication de cette étude. "Cela signifierait-il que les changements récents qui ont affecté la façon dont les gènes de l'homme moderne s'expriment dans notre cerveau, ont engendré l'apparition de maladies mentales au sein de notre espèce ?", poursuit le chercheur.

Face à cette éventualité quelque peu troublante, il est toujours possible de se consoler en se disant que les mutations épigénétiques spécifiques à Neandertal détectées par les auteurs de cette étude ont peut être elles aussi favorisé l'émergence de pathologies mentales spécifiques à Neandertal, mais dont nous ne connaîtrons jamais l'existence…

neandertal-vs-sapiens.jpg

        Crâne d'un homme moderne (à gauche) et celui d'un homme de Néandertal (à droite)

Source : lejournaldelascience.fr

Crédits images : Hairymuseummatt / DrMikeBaxter

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 10:39

 

Le centre d'interprétation du Roc-aux-Sorciers, situé en lisière du village d'Angles-sur- l'Anglin, vient de parachever sa transformation. A un jet de pierres de la frise originale de 20 mètres de long, datant du magdalénien moyen (occupé il y a 15.000 ans), couvée par le ministère de la Culture, le lieu invite le visiteur à remonter le temps.

D'abord en empruntant un parcours « balisé » par des photographies des « découvreurs » du lieu (en 1927) et des archéologues qui ont travaillé sur le site, avant de suivre un large chemin ouvrant sur les traces d'une famille magdalénienne. Objets usuels ou de décoration fabriqués à l'identique dans de petites vitrines, dessins géants d'humains ou d'animaux plaqués sur les murs, bruitages, objets à toucher parsèment ce long « couloir » vers un retour à la source, à l'époque très lointaine de nos aïeux. L'immersion se poursuit avec une déambulation devant les huit panneaux reproduits à l'aide d'un moulage, des sculptures très détaillées de la frise. Cette réplique exacte en 3D permet une approche tactile des bisons, chevaux, bouquetins, visages, corps de femmes gravés en fonction du relief des parois. Approche complétée par la reconstitution d'un abri sous roche et d'une scène de la vie magdalénienne « ordinaire ». Par écran tactile et films interposés, le visiteur peut voir naître sous ses yeux les objets usuels, de décoration ou pour la chasse confectionnés selon les gestes et avec les « outils » préhistoriques.

Roc aux sorciers                                                            Le Roc-aux-Sorciers
Ce centre, totalement repensé, a également revu le spectacle qui clôture la visite. Ce son et lumière projeté sur une reconstitution de la frise a été complété par deux grands écrans retraçant en images tous les gestes (pêche, chasse, nourriture, transmission…) des hommes préhistoriques.
« Ce lieu n'est pas un musée, il n'a pas pour vocation de conserver mais d'interpréter. C'est une des raisons pour laquelle nous voulions nous concentrer sur l'humain, évoquent Daniel Tremblais, président, Aurélie Bridier, directrice et Nicolas Courteix, chargé de mission au sein de la communauté de communes. Sous la conduite d'Oscar Fuentes, directeur du site et de Geneviève Pinçon, archéologue, nous avons voulu également trois types de visites guidées, de 45 minutes à 1 h 30 mais aussi la mise en place d'ateliers pour tous les âges de création, de modelageen continu. » Un voyage dans le temps dépaysant…

Renseignements : 05.-49.83.37.27.

info@ roc-aux-sorciers.net ou www.roc-aux-sorciers.com

Source : lanouvellerepublique.fr

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 12:25

 

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La SAMRA organise une conférence samedi 26 avril, à 18 h 30, sur l'évolution du travail des peaux au temps de la préhistoire.

Mickaël Baillet, doctorant à l'université de Bordeaux, partagera ses connaissances sur le sujet. Après l'étude d'une trentaine de grattoirs ayant servi au travail des peaux, il s'est rapproché d'un artisan tanneur d'Auvergne, Jacques Chapat. Leur collaboration a permis d'utiliser des silex expérimentaux pour les différentes étapes du tannage, de retrouver les gestes, les types de peaux et les traitements utilisés.

La conférence aura lieu à l'auditorium du Musée national de préhistoire. L'entrée sera libre. Renseignements et réservations au 05 53 06 45 49.



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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 14:11

 

Amis lecteurs montréalais de ce blog, c'est à partir d'aujourd'hui que le Centre des sciences de Montréal présente l’exposition internationale La grotte de Lascaux – Chefs-d’œuvre de la préhistoire. L’exposition transporte le visiteur dans le passé à la découverte des peintures et gravures rupestres de la grotte de Lascaux réalisées par nos ancêtres Cro-Magnon. Elle permet d’admirer des répliques grandeur nature d’œuvres jamais présentées ou reproduites depuis la fermeture de la grotte originale en 1963.

Organisée par le Conseil général de la Dordogne en France, l’exposition est présentée en exclusivité au Centre des sciences de Montréal jusqu’au 14 septembre.

Lien ici.

Grotte-de-Lascaux-salle-des-taureaux.jpg

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Published by cro-magnon - dans Exposition
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